• [^] # Re: Ça va venir ça va venir

    Posté par . En réponse au journal Mon réseau social centralisé. Évalué à 1.

    Le drame c'est que les gros projets tels que Diaspora font des choix techniques horribles (langage, protocole non documenté, gestion des priorités). pump.io (StatusNet) n'a même pas de messagerie instantanée alors qu'il se prétend réseau social. Ces gens devront-ils recourir à un autre réseau comme Skype pour communiquer ? Avec d'autres listes d'amis ? Ou reposer sur le client-à-client (!) ? À quoi bon ? Mon point de vue est de savoir ce que l'on veut : une belle architecture moderne ou avoir une chance de grandir ? Si on veut être viral, il faut une techno qui l'est.

    • XMPP est utilisé par des milliers de personnes, pourquoi ne pas commencer par eux ? Les utilisateurs du réseau XMPP sont un public de choix puisque déjà inscrits sur votre réseau, ils n'ont qu'à se logguer pour évoluer de la messagerie instantanée vers des fonctionnalités « sociales » classiques type microblogging. Je peux comprendre que XMPP ne réponde pas à tous les besoins, mais n'est-ce pas un protocole justement évolutif qui ne demande qu'à évoluer ? Il n'est pas plus complexe à gérer qu'un compte email pour l'utilisateur et il offre des passerelles vers d'autres réseaux tels qu'IRC tout en étant extrêmement robuste puisqu'implémenté dans au moins 6 logiciels différents (qui apportent soit légèreté, soit interface d'administration, soit multiplateforme, etc).

    • Movim a tout misé sur le PHP, un enfant de 14 ans peut déployer un blog WordPres sur un hébergeur glané sur Google. Quel développeur aujourd'hui ne connaît pas le PHP ? Friendica a aussi fait le choix du PHP, mais là encore, pas de messagerie instantanée, et surtout enfermé dans le web.

    • SàT est un client qui vise clairement l'user de la tranche au dessus, celui qui sait ce qu'est un serveur. Il en faut pour tous les goûts, des gens seront bien heureux de le trouver.

    Selon moi la réussite d'un réseau se joue beaucoup sur l'interface, mais pas seulement : il doit être facilement intégrable sur le Web, servir de client à nos anciens réseaux tels que Twitter ou Facebook (recevoir les messages et broadcaster ce qu'on écrit vers eux), et surtout éviter au maximum aux premiers utilisateurs à convaincre d'avoir à inviter leurs amis ou remplir des formulaires, à commencer par l'inscription. Le premier public à cibler est celui qui ne répond pas "j'ai rien à cacher" et qui n'a pas de réseau social à cause de ça.