• # Pas mal de points intéressants, quand même

    Posté par . En réponse au journal Bruce Perens contre le chiffrement systématique. Évalué à 0.

    A more mundane, but still important, use of surveillance is the monitoring by network administrators of their own networks, including in their homes. For example, this is a significant issue with devices which we have but do not entirely control, such as the ubiquitous iPhone. Autonomous software on
    such devices can make use of the camera and microphone for more invasive surveillance than Orwell ever dreamed of. Monitoring of our own devices to prevent such misconduct would be chaffed by the proposed universal encryption, making good and harmful communication indistinguishable from each other. [5]
    [...]
    If we technically hinder appropriate surveillance, we will have blood on our hands.
    If we technically permit inappropriate surveillance, we will also have blood on our hands.
    There is no technical solution to this conundrum.

    J'aime bien ces passages montrant que le « tout-chiffrement » peut dissimuler des choses louches chez nous aussi.

    Il y a aussi ceux parlant de :
    1 – la surveillance commerciale, incontournable (login etc...)
    2 – la surveillance de la NSA, qui peut accéder aux données serveurs nécessairement détectées
    3 – cache pour le contenu récurrent
    4 – le paradigme du chiffrement à clef publique : « hypothèse de départ = pas de solution rapide »

    Pour les points 1 et 2, le chiffrement total de traffic http n'est pas pertinent... et peut donner une fausse impression de sécurité, voire aider à cacher des failles (point 0). Le prix à payer en terme d'efficacité semble bien élevé.

    En somme ce que j'en retiens c'est :
    – chiffrer le web n'est pas une solution appropriée, même si elle peut le paraître à première vue
    – un autre protocole doit être utilisé pour les choses relevant de la vie privée
    – ce protocole doit être chiffré et décentralisé

    Bref : utiliser le Web comme Minitel1, et internet pour le reste2

    1 : en partant du principe que les infos données sont publiques/recoupables/accessibles si l'intéressé s'en donne les moyens
    2 : le plus critique reste la correspondance, disons email et forum, du P2P à la freenet, retroshare, GNUnet etc... pour remplacer tout ça et ne pas avoir de serveur central. Il faut faire passer ça dans les usages.