une délégation de pouvoir est une forme de démocratie, nier ça est déjà démontrer qu'il y a un soucis de compréhension de ce qu'est une démocratie de manière générale en l'an 2000 et plus, par volontée de la limiter à une forme (sa préférée, comme par hasard).
Une délégation de pouvoir peut être l'une des composante d'une démocratie, mais ça ne peut en être une forme : beaucoup d'autres conditions sont nécessaires. De même pour le tirage au sort. L'un des systèmes peut être globalement plus démocratique que l'autre et réciproquement, ça dépend de leurs implémentations respectives.
On ne peut pas qualifier indifféremment la France, la Centrafrique, la Malaisie et la Suisse de démocraties, et interdire toute critique de ces systèmes différents, au motif qu'il y a de temps à autre des élections dans ces pays.
Aristote ou pas (à son époque, les femmes étaient aux foyers, les exclaves tous à fait acceptables, etc...)
En plus ils avaient pas l'électricité ces cons !
Aujourd'hui en France, les femmes ont généralement moins accès aux postes à responsabilités et occupent proportionnellement plus de postes à temps partiel que les hommes. En France toujours, on fait travailler des gens sans appliquer le droit du travail, par exemple dans des prisons. Des milliers d'habitants ne peuvent participer aux élections... Tu considères malgré tout notre système comme démocratique, non ? Depuis quand la France est-elle une démocratie, d'ailleurs ?
Hé bien comparons ce qui est comparable : dans les deux cas, on accorde la citoyenneté à une partie seulement de la population. Chaque époque a ses tares,
C'est comme les pro-copyleft qui veulent faire croire que tout ce qui n'est pas copyleft n'est pas vraiment libre, même "logique" de confrontation de ce qui est inclusif, même rejet de ce qui est différent de ce qu'on penser, même volonté de s'approprioer un nom "positif" et l'enlever aux autres... Triste.
Le jour où on fera un tirage au sort qui niera ma liberté de choisir moi-même, je me sentirai vraiment pas bien et aurai peur du résultat
Choisir un représentant est différent de choisir une politique. En passant d'un système électif à un système de tirage au sort, tu pourrais éventuellement perdre la possibilité du premier choix mais gagner la possibilité du second. Je dis éventuellement parce que le tirage au sort (tout comme l'élection) seul ne garantit rien.
(au loto, 1 gagnant pour des millions de perdants, le hasard permet d'avoir un résultat à l'opposé complet de la volonté du peuple, puisque c'est le hasard et que les mathématique du hasard précisent bien que les trucs bizarres sont possibles genre avoir le gagnant du loto),
Effectivement, tirer au sort un maire ou un président de la République serait une aberration et serait certainement bien moins démocratique qu'une élection ! En revanche, on pourrait l'utiliser pour constituer un vaste Conseil Municipal dont les membres seraient statistiquement représentatif de la population, et pourraient guider une politique proche de celle globalement souhaitée par les habitants.
mais ça ne me viendrait pas à l'idée de dire que c'est non démocratique, car la définition communement acceptée de démocratie inclut ça aussi.
Les aristos sont aristos (par héritage en plus), pas meilleurs. rien à voir. Comprend pas.
Non, gnujsa a raison de se réferrer à l'étymologie du mot, qui donne une bien meilleure compréhension des choses.
Je suis libre d'élire un non aristossi j'en ai envie (Bové en est la démonstration ultime : pas aristo du tout, juste que pas foule voulait de lui car tout simplement pas le meilleur, aristo ou pas ne change rien à ce point. Pareil pour Joli).
Bien sûr, pour peu qu'il se présente et bénéficie des soutiens nécessaires (par exemple les signatures des maires dans notre Vè République), tu es libre de faire un choix parmi un nombre structurellement restreint de possibilités. Mais comme tu le dis, « pas foule voulait de lui car tout simplement pas le meilleur ». C'est précisément là que réside le caractère aristocratique de notre système politique : les citoyens donnent le pouvoir à ceux qu'ils considèrent comme étant les meilleurs ou les plus capables de l'exercer.
alors pourquoi sortir la phrase précédente sans mettre "il y a 2000 ans" devant? Un peu comme la phrase choc du lien fourni qui "oublie" de dire que c'est suivant un sens précis et pas celui actuel. On parle de quoi? D'il y a 2000 ans ou de maintenant?
On parle d'il y a 2000 ans, d'il y a 200 ans (à l'époque de notre fameuse Révolution Française, le problème se posait dans les mêmes termes) et de maintenant. Je ne pense pas que la définition du mot ait tellement évolué. Le mot démocratie est très abusivement employé pour désigner une république, ou dès qu'il y a un petit de liberté d'expression, ou encore un bout de d'élection. Mais l'idée véhiculée est toujours la même : le peuple a le pouvoir.
[^] # Re: Vaut mieux savoir qui cause
Posté par thamieu . En réponse au journal Démocratie : histoire d'un malentendu. Évalué à 7.
Une délégation de pouvoir peut être l'une des composante d'une démocratie, mais ça ne peut en être une forme : beaucoup d'autres conditions sont nécessaires. De même pour le tirage au sort. L'un des systèmes peut être globalement plus démocratique que l'autre et réciproquement, ça dépend de leurs implémentations respectives.
On ne peut pas qualifier indifféremment la France, la Centrafrique, la Malaisie et la Suisse de démocraties, et interdire toute critique de ces systèmes différents, au motif qu'il y a de temps à autre des élections dans ces pays.
En plus ils avaient pas l'électricité ces cons !
Aujourd'hui en France, les femmes ont généralement moins accès aux postes à responsabilités et occupent proportionnellement plus de postes à temps partiel que les hommes. En France toujours, on fait travailler des gens sans appliquer le droit du travail, par exemple dans des prisons. Des milliers d'habitants ne peuvent participer aux élections... Tu considères malgré tout notre système comme démocratique, non ? Depuis quand la France est-elle une démocratie, d'ailleurs ?
Hé bien comparons ce qui est comparable : dans les deux cas, on accorde la citoyenneté à une partie seulement de la population. Chaque époque a ses tares,
Choisir un représentant est différent de choisir une politique. En passant d'un système électif à un système de tirage au sort, tu pourrais éventuellement perdre la possibilité du premier choix mais gagner la possibilité du second. Je dis éventuellement parce que le tirage au sort (tout comme l'élection) seul ne garantit rien.
Effectivement, tirer au sort un maire ou un président de la République serait une aberration et serait certainement bien moins démocratique qu'une élection ! En revanche, on pourrait l'utiliser pour constituer un vaste Conseil Municipal dont les membres seraient statistiquement représentatif de la population, et pourraient guider une politique proche de celle globalement souhaitée par les habitants.
Non, gnujsa a raison de se réferrer à l'étymologie du mot, qui donne une bien meilleure compréhension des choses.
Bien sûr, pour peu qu'il se présente et bénéficie des soutiens nécessaires (par exemple les signatures des maires dans notre Vè République), tu es libre de faire un choix parmi un nombre structurellement restreint de possibilités. Mais comme tu le dis, « pas foule voulait de lui car tout simplement pas le meilleur ». C'est précisément là que réside le caractère aristocratique de notre système politique : les citoyens donnent le pouvoir à ceux qu'ils considèrent comme étant les meilleurs ou les plus capables de l'exercer.
On parle d'il y a 2000 ans, d'il y a 200 ans (à l'époque de notre fameuse Révolution Française, le problème se posait dans les mêmes termes) et de maintenant. Je ne pense pas que la définition du mot ait tellement évolué. Le mot démocratie est très abusivement employé pour désigner une république, ou dès qu'il y a un petit de liberté d'expression, ou encore un bout de d'élection. Mais l'idée véhiculée est toujours la même : le peuple a le pouvoir.