Je dirais que l'économie peut se rapprocher sur certains points des sciences étudiant des impacts long terme sur des systèmes à un grand nombre de variables, et arrive aux mêmes dérives.
La biologie est science exacte. Pourtant il sort régulièrement des études avec des conclusions du genre "manger des frites plus d'une fois par semaine réduit l'espérance de vie de 2 ans". Au cours de la vie d'une personne, il peut s'en passer des choses. Le nombre de paramètres entrant en jeu est infini. Premier biais: Pourquoi les frites ? Pourquoi avoir sélectionné ce paramètre par rapport tous les autres (mode de vie, habitudes, activité physique, ou même simplement autres aliments). L'auteur de l'étude avait probablement une idée (préconçue) derrière la tête (les frites c'est gras, ça doit être dangereux). En fait il savait déjà où il voulait arriver avant de commencer son étude. Et logiquement il y arrive.
Il est très facile de "prouver" ce qu'on veut dans ces conditions.
On a la même chose en économie. Un économiste choisi parmi une multitude de paramètres ce qu'il pense important en fonction de ses convictions personnelles, et arrive à la conclusion qui le satisfait. Un autre économiste aux convictions opposées sélectionnera d'autres critères et arrivera à la conclusion contraire.
Face à un système trop complexe la seule réponse scientifiquement correcte est "On ne peut pas conclure". Mais ça personne ne le diras pour ne pas passer pour un con.
[^] # Re: Pourquoi les gens comprennent aussi bien l'économie que les (pseudo-)experts ?
Posté par Croconux . En réponse au journal L'économie cette méconnue. Évalué à 2.
Je dirais que l'économie peut se rapprocher sur certains points des sciences étudiant des impacts long terme sur des systèmes à un grand nombre de variables, et arrive aux mêmes dérives.
La biologie est science exacte. Pourtant il sort régulièrement des études avec des conclusions du genre "manger des frites plus d'une fois par semaine réduit l'espérance de vie de 2 ans". Au cours de la vie d'une personne, il peut s'en passer des choses. Le nombre de paramètres entrant en jeu est infini. Premier biais: Pourquoi les frites ? Pourquoi avoir sélectionné ce paramètre par rapport tous les autres (mode de vie, habitudes, activité physique, ou même simplement autres aliments). L'auteur de l'étude avait probablement une idée (préconçue) derrière la tête (les frites c'est gras, ça doit être dangereux). En fait il savait déjà où il voulait arriver avant de commencer son étude. Et logiquement il y arrive.
Il est très facile de "prouver" ce qu'on veut dans ces conditions.
On a la même chose en économie. Un économiste choisi parmi une multitude de paramètres ce qu'il pense important en fonction de ses convictions personnelles, et arrive à la conclusion qui le satisfait. Un autre économiste aux convictions opposées sélectionnera d'autres critères et arrivera à la conclusion contraire.
Face à un système trop complexe la seule réponse scientifiquement correcte est "On ne peut pas conclure". Mais ça personne ne le diras pour ne pas passer pour un con.