Survivre de la propriété intellectuelle dépend de deux choses :
– que ceux qui font le travail dans les pays à bas coût continuent de se faire exploiter, mais on peut être confiant dans les entreprises occidentales pour essayer de faire durer cela, mais elles ne sont pas toutes seules, et à un moment ou à un autre, ça pourrait coincer ;
– que les entreprises qui détiennent la propriété intellectuelle veuillent bien nous laisser assez de miettes, par l’emploi (mais les multinationales évitent autant que possible les emplois dans nos pays) ou par l’impôt (mais elles font de leur mieux pour y échapper le plus possible), pour qu’on continue à avoir de quoi vivre, mais de toute façon leur but est de soutirer plus au consommateur que ce qu’elles lui donnent de l’autre côté.
Et là, ça coince.
Espérer qu’on peut assurer comme ça notre survie à long terme est une illusion.
À l’inverse, on pourrait espérer que le niveau de vie s’équilibre entre nous (pays en voie de sous-développement) et les pays en voie de développement.
Mais c’est fortement freiné par le fait que les détenteurs de la propriété intellectuelle ou simplement les intermédiaires captent une grosse partie des prix que nous payons.
À une époque, l’inflation, perte de valeur progressive de notre monnaie, pouvait équilibrer une moindre compétitivité, même si ça concrétisait une perte de richesse pour tout le monde, en tout cas par rapport aux produits importés.
Maintenant, avec une monnaie maintenue artificiellement forte (à laquelle des dirigeants « socialistes » nous on fait adhérer, accessoirement), notre économie est impactée de plein fouet par la concurrence sur les systèmes sociaux (ou leur absence) et sur les normes environnementales (ou leur absence) et par la différence du coût de la vie, l’exclusion progresse, les conditions de travail se dégradent... seuls les riches ne sont pas touchés.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Illusion...
Posté par Arthur Accroc . En réponse au journal La propriété intellectuelle c'est le vol et la censure - Le changement c'est quoi ?. Évalué à 3.
Survivre de la propriété intellectuelle dépend de deux choses :
– que ceux qui font le travail dans les pays à bas coût continuent de se faire exploiter, mais on peut être confiant dans les entreprises occidentales pour essayer de faire durer cela, mais elles ne sont pas toutes seules, et à un moment ou à un autre, ça pourrait coincer ;
– que les entreprises qui détiennent la propriété intellectuelle veuillent bien nous laisser assez de miettes, par l’emploi (mais les multinationales évitent autant que possible les emplois dans nos pays) ou par l’impôt (mais elles font de leur mieux pour y échapper le plus possible), pour qu’on continue à avoir de quoi vivre, mais de toute façon leur but est de soutirer plus au consommateur que ce qu’elles lui donnent de l’autre côté.
Et là, ça coince.
Espérer qu’on peut assurer comme ça notre survie à long terme est une illusion.
À l’inverse, on pourrait espérer que le niveau de vie s’équilibre entre nous (pays en voie de sous-développement) et les pays en voie de développement.
Mais c’est fortement freiné par le fait que les détenteurs de la propriété intellectuelle ou simplement les intermédiaires captent une grosse partie des prix que nous payons.
À une époque, l’inflation, perte de valeur progressive de notre monnaie, pouvait équilibrer une moindre compétitivité, même si ça concrétisait une perte de richesse pour tout le monde, en tout cas par rapport aux produits importés.
Maintenant, avec une monnaie maintenue artificiellement forte (à laquelle des dirigeants « socialistes » nous on fait adhérer, accessoirement), notre économie est impactée de plein fouet par la concurrence sur les systèmes sociaux (ou leur absence) et sur les normes environnementales (ou leur absence) et par la différence du coût de la vie, l’exclusion progresse, les conditions de travail se dégradent... seuls les riches ne sont pas touchés.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone