Mais on s'est adapté à l'époque et pas qu'un peu :
Les formations sont passées de groupes à dates fixes à parcours individuels à entrée et sortie permanente. Les personnes formées arrivaient aux dates qui leur convenait, et l'on définissait ce qu'elles connaissaient à l'entrée pour ne les faire travailler et progresser que sur les points qui leur manquait.
Sur cette période de 10 ans, les premières années correspondaient à un public qui découvrait complètement la micro-informatique et donc des outils comme les traitements de textes, sur des machines de type (en vrac et de mémoire) amstrad pc1512 double disquette, micral, goupil G3, G4, etc...) Les formations complètes étaient donc la norme puisque pas d'acquis particulier en début de formation. Les mentalités et les finances de l'époque étaient calées sur une formation de type 'groupe', en général des groupes d'environ 15 personnes et des formations allant de quelques jours à plusieurs mois. PLusieurs mois qui portaient alors sur d'autres choses que la micro-informatique bureautique : gestion, comptabilité, .....
L'évolution que nous connaissons tous à ensuite banalisée cette partie bureautique. Les machines et les logiciels se sont retrouvés en grande surface à coté d'équipements standards de la maison : électroménager, hifi, audiovisuel, etc....
Les politiques de financement se sont adaptées aussi, c'est à dire qu'elles se sont portées sur d'autres domaines de l'informatique. La bureautique était devenue moins sexy, moins attractive pour les financeurs institutionnels, type conseil régional ou équivalent. Les nouvelles générations d'utilisateurs connaissaient d'entrée ces produits, la demande en formation s'est donc transformée. On s'est bien entendu adapté pour proposer des formations à la carte, en réorganisant intégralement les parcours et les supports, grâce à des outils de formation individualisés, sur cdrom à l'époque, outils inexistants quelques années auparavant.
tu connais beaucoup d'éditeurs de solutions Libres ou non-Libres qui ne veulent pas que leur produit soit supérieur aux autres?
La compétition, par définition, c'est en mode guerrier!
Que signifie supérieur aux autres ? Microsoft, à une époque, est de taille à peu près similaire à ses concurrents : la compétition a du sens, tout le monde étant à peu près au même niveau. Puis de rachats en rachats, la société atteint un gigantisme qui fait que plus aucune entreprise ne peut se mettre en concurrence. A ce niveau de taille, le produit Microsoft ne doit plus être supérieur aux autres, il doit tout simplement être la seule alternative. Rachats des concurrents, et intégration de leur nouvelle idée, nouveau concept dans le gros machin qui continue de gonfler. Là, pour moi, la compétition n'en est plus une. C'est devenu un modèle prédateur qui ne représente plus rien de positif. Lorsque Microsoft en vient à "convoquer" les inspecteurs de l'EN dans ses locaux, lorsque qu'il (avec quelques autres gros acteurs informatiques) se retrouve financeur principal de rencontres de type lobbying dans les salles de la commission européenne, qu'est devenue la compétition ?
Et surtout quel est le poids de l'utilisateur face à un Microsoft omniprésent ?
En face des modèles de type Microsoft, on a donc le modèle contributif qui remet ce fameux utilisateur au centre du débat, où l'on retrouve effectivement une compétition, que je trouve vraiment beaucoup plus saine que celle que nous impose ces grandes multinationales qui ne raisonnent plus exclusivement que pour elles mêmes.
Pour que ce modèle contributif se développe activement, l'utilisateur de l'outil informatique se doit de prendre du recul et considérer d'autres façons de pratiquer l'informatique que celle imposée par Microsoft et quelques autres grandes cathédrales. Tout est fait pour qu'il n'y parvienne pas.
Voilà pourquoi je me demande jusqu'où s'adapter. Face à des gigantismes tels que ceux-là, l'adaptation n'a plus beaucoup de sens sauf à passer à un autre modèle, de type contributif.
[^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?
Posté par Christophe SELLIER . En réponse à la dépêche Pourquoi Microsoft Word doit mourir ?. Évalué à 2.
Mais on s'est adapté à l'époque et pas qu'un peu :
Les formations sont passées de groupes à dates fixes à parcours individuels à entrée et sortie permanente. Les personnes formées arrivaient aux dates qui leur convenait, et l'on définissait ce qu'elles connaissaient à l'entrée pour ne les faire travailler et progresser que sur les points qui leur manquait.
Sur cette période de 10 ans, les premières années correspondaient à un public qui découvrait complètement la micro-informatique et donc des outils comme les traitements de textes, sur des machines de type (en vrac et de mémoire) amstrad pc1512 double disquette, micral, goupil G3, G4, etc...) Les formations complètes étaient donc la norme puisque pas d'acquis particulier en début de formation. Les mentalités et les finances de l'époque étaient calées sur une formation de type 'groupe', en général des groupes d'environ 15 personnes et des formations allant de quelques jours à plusieurs mois. PLusieurs mois qui portaient alors sur d'autres choses que la micro-informatique bureautique : gestion, comptabilité, .....
L'évolution que nous connaissons tous à ensuite banalisée cette partie bureautique. Les machines et les logiciels se sont retrouvés en grande surface à coté d'équipements standards de la maison : électroménager, hifi, audiovisuel, etc....
Les politiques de financement se sont adaptées aussi, c'est à dire qu'elles se sont portées sur d'autres domaines de l'informatique. La bureautique était devenue moins sexy, moins attractive pour les financeurs institutionnels, type conseil régional ou équivalent. Les nouvelles générations d'utilisateurs connaissaient d'entrée ces produits, la demande en formation s'est donc transformée. On s'est bien entendu adapté pour proposer des formations à la carte, en réorganisant intégralement les parcours et les supports, grâce à des outils de formation individualisés, sur cdrom à l'époque, outils inexistants quelques années auparavant.
Que signifie supérieur aux autres ? Microsoft, à une époque, est de taille à peu près similaire à ses concurrents : la compétition a du sens, tout le monde étant à peu près au même niveau. Puis de rachats en rachats, la société atteint un gigantisme qui fait que plus aucune entreprise ne peut se mettre en concurrence. A ce niveau de taille, le produit Microsoft ne doit plus être supérieur aux autres, il doit tout simplement être la seule alternative. Rachats des concurrents, et intégration de leur nouvelle idée, nouveau concept dans le gros machin qui continue de gonfler. Là, pour moi, la compétition n'en est plus une. C'est devenu un modèle prédateur qui ne représente plus rien de positif. Lorsque Microsoft en vient à "convoquer" les inspecteurs de l'EN dans ses locaux, lorsque qu'il (avec quelques autres gros acteurs informatiques) se retrouve financeur principal de rencontres de type lobbying dans les salles de la commission européenne, qu'est devenue la compétition ?
Et surtout quel est le poids de l'utilisateur face à un Microsoft omniprésent ?
En face des modèles de type Microsoft, on a donc le modèle contributif qui remet ce fameux utilisateur au centre du débat, où l'on retrouve effectivement une compétition, que je trouve vraiment beaucoup plus saine que celle que nous impose ces grandes multinationales qui ne raisonnent plus exclusivement que pour elles mêmes.
Pour que ce modèle contributif se développe activement, l'utilisateur de l'outil informatique se doit de prendre du recul et considérer d'autres façons de pratiquer l'informatique que celle imposée par Microsoft et quelques autres grandes cathédrales. Tout est fait pour qu'il n'y parvienne pas.
Voilà pourquoi je me demande jusqu'où s'adapter. Face à des gigantismes tels que ceux-là, l'adaptation n'a plus beaucoup de sens sauf à passer à un autre modèle, de type contributif.