Comment définis-tu qui est "qualifié pour un poste de dirigeant d'une entreprise d'une taille similaire à un ministère", d'abord ?
Je le dis dans mon commentaire : une expérience à un poste exécutif et/ou une expérience à un poste immédiatement inférieur (secrétaire d'état ou chef de cabinet).
En tant que citoyen, je trouve complètement stupide l'idée de coller quelqu'un qui n'y connait rien à un poste extrêmement technique pour qu'il y prenne à ma place les décisions qui vont conditonner l'avenir de mon pays. Au café du coin devant un demi, oui, je saurais quoi dire à Merkel et je saurais comment relancer l'économie. Mais c'est une fiction, et j'imagine que tout le monde avec un QI supérieur à 50 le sait pertinamment : tout ceci est très très technique, toute décision a des conséquences parfois désastreuses, et tout ça se fait dans un contexte (national ou international) de jeux d'influences qui font qu'il est impossible de faire confiance à qui que ce soit.
Ce qui stabilise un peu le système, c'est la présence de conseillers et de hauts fonctionnaires qui guident sans arrêt les ministres et trient les différentes options, en garantissant la continuité du fonctionnement des administrations. Mais si le ministre est faible, il va se faire bouffer et ne va faire qu'entériner les décisions de ses subordonnés ; s'il est fort mais incompétent, il va prendre de mauvaises décisions.
Croire que n'importe quel gusse peut être balancé dans un fauteuil de ministre nécessite beaucoup de naïveté, ou bien une méconnaissance totale de la fonction. Le jour où on trouvera des ouvriers au gouvernement, c'est que la démocratie est crevarde et que soit une seule personne, soit personne ne gouverne le pays.
[^] # Re: Pauvreté de l'offre européenne
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Préoccupés par ce qu'on ne peut pas vous dire ? Nous aussi (Google Transparency Report). Évalué à 1.
Je le dis dans mon commentaire : une expérience à un poste exécutif et/ou une expérience à un poste immédiatement inférieur (secrétaire d'état ou chef de cabinet).
En tant que citoyen, je trouve complètement stupide l'idée de coller quelqu'un qui n'y connait rien à un poste extrêmement technique pour qu'il y prenne à ma place les décisions qui vont conditonner l'avenir de mon pays. Au café du coin devant un demi, oui, je saurais quoi dire à Merkel et je saurais comment relancer l'économie. Mais c'est une fiction, et j'imagine que tout le monde avec un QI supérieur à 50 le sait pertinamment : tout ceci est très très technique, toute décision a des conséquences parfois désastreuses, et tout ça se fait dans un contexte (national ou international) de jeux d'influences qui font qu'il est impossible de faire confiance à qui que ce soit.
Ce qui stabilise un peu le système, c'est la présence de conseillers et de hauts fonctionnaires qui guident sans arrêt les ministres et trient les différentes options, en garantissant la continuité du fonctionnement des administrations. Mais si le ministre est faible, il va se faire bouffer et ne va faire qu'entériner les décisions de ses subordonnés ; s'il est fort mais incompétent, il va prendre de mauvaises décisions.
Croire que n'importe quel gusse peut être balancé dans un fauteuil de ministre nécessite beaucoup de naïveté, ou bien une méconnaissance totale de la fonction. Le jour où on trouvera des ouvriers au gouvernement, c'est que la démocratie est crevarde et que soit une seule personne, soit personne ne gouverne le pays.