• [^] # Re: Le toutou est dur à dresser

    Posté par (site web personnel) . En réponse à la dépêche MutterWare #2, une réunion des utilisateurs de mutt. Évalué à 3.

    J'ai plusieurs adresses, pro et persos, et je veux pouvoir basculer facilement de l'une à l'autre.

    Une simple recherche sur « mutt multiple accounts » dans un moteur de recherche apporte plein de solutions (comme celle-ci, celle-là, et bien d'autres).

    Et surtout définir des règles automatiques : telle adresse pour telle mailing-list ou tel destinataire, etc.

    C'est précisément à ça que servent les send-hook. Ça fonctionne très bien.

    J'ai tendance à utiliser des folder-hook pour ce genre de chose. Tu peux adapter ta signature à coup de sed sur un patron par la même occasion.

    set my_default_from="Moi <moi@example.net>" from=$my_default_from signature="~/.signature"
    folder-hook .* 'set from=$my_default_from signature="~/.signature"'
    folder-hook other 'set from="Moi <moi@example.com>" signature="cat ~/.signature | sed -e \"s#$my_default_from#$from#\" |"'
    

    J'en profite aussi pour placer tous les courriels d'une conversation (envoyés et reçus) dans le même répertoire (c.-à-d. le répertoire courant).

    folder-hook .* 'set record="^"'
    

    Pouvoir consulter un mail ou plusieurs en même temps qu'on en rédige un nouveau.

    Il n'y a pas de solution élégante à ce problème, mais en général les utilisateurs de Mutt aiment bien le mode texte et utilisent donc un logiciel comme screen, qu'on peut exploiter pour lancer une autre instance de mutt facilement accessible en parallèle. C'est ce que je fais personnellement.

    J'ai un script pour gérer les liens mailto: depuis n'importe quelle application. Il lance une nouvelle instance dans un xterm, et décompose analytiquement (parse, quoi) la pseudo QUERY_STRING pour extraire sujet et autres détails. Ça marche pas trop mal.

    Un bémol, ceci dit, est que les folder-hook ne sont pas appliqués dans ce cas, mais Esc+F est suffisant dans ces rares cas où je dois changer mon adresse d'expéditeur, et %s/moi@example.net/moi@example.org (parce que le gros avantage de Mutt, c'est quand même qu'il te permet d'utiliser ton éditeur normal, plutôt qu'une zone d'entrée de texte plus ou moins bien réalisée).

    Et pouvoir ouvrir une pièce jointe en tâche de fond.

    Le script mutt_bgrun permet de faire ça.

    Certains liens semblent cassés, et le script n'est pas accessible. Une copie est trouvable ici.

    Accessoirement, ne plus passer par le sendmail local a aussi été un soulagement : j'avais eu des problèmes en envoyant tout à mon FAI, mais configurer dans Exim4 les différents SMTP (et leurs authentifications) à utiliser en fonction des identités était difficile et fragile.

    Mutt supporte le SMTP depuis longtemps (variable $smtp_url, etc). À utiliser avec des hooks si nécessaire, comme d'habitude.

    J'aime bien remplacer le lourd sendmail par un ssmtp. Ça a l'avantage que le reste du système peut aussi m'envoyer des courriels, ce qui est bien pratique quand il y a des messages d'avertissements qui autrement finiraient dans /dev/null ou équivalent.