• [^] # Re: le libre à l'école, oui, mais par quel biais ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Des Inspecteurs Généraux de l'Éducation Nationale en table ronde chez Microsoft. Évalué à 9.

    les éditeurs proposent des formations gratuites, des versions à prix cassé, et sont présents sur le terrain

    mouais... pas convaincu par l'ampleur de ce que tu dénonces.

    Quelques faits de ce genre que je connais (mais je suis près a écouter tes exemples) :

    • l'offre Microsoft office pour enseignants. Gratuit puis 8 ,ドル puis... pas encore. L'argument de la première dose gratuite commence à être compris par les collèges
    • mon collège a acheté des TBI, la boîte qui a vendu le matos proposait une formation gratuite (de merde, mais c'est une autre histoire), effectivement. Oui mais on a acheté du matériel pour le matériel, pas pour la formation.
    • le CDI utilise BCDI (là aussi il y a mieux en libre mais c'est une autre histoire). Il y a effectivement un support payant pour ce bidule. L'achat de ce support correspond bien à une prestation. Et perso je suis bien content que le collège paye pour un travail que je n'ai pas a faire à l'œil.

    Par contre, ce qui est plus gênant, c'est quand les profs de techno demandent des ordis puissant et cher pour faire tourner un soft propriétaire payant de modélisation 3D (solidworks) et que en cours les élèves se contentent de faire tourner un petit assemblage de deux ou trois cubes empilés. Sans être spécialiste en 3D, je sens que le soft est sous-utilisé et je présume qu'en libre, on peut faire aussi. Particularité locale : les profs de techno sont à peu près aussi nuls en info qu'en pédagogie (et il est rare que je formule ce genre de critiques sur des collègues)

    Gênant aussi, les collègues qui distribuent des documents au format doc et refusent de comprendre qu'en pdf par exemple ça serait mieux

    Vécu aussi : je propose une solution libre (et gratuite) et ma patronne me demande si payant ce n'est pas mieux. Je n'ai peut-être pas été très fin en lui disant que je ne m'en occuperai pas, mais c'est passé ;-)

    De mon point de vue le problème se situe plutôt du côté des profs que des éditeurs qui, pour le moment, n'ont pas besoin de beaucoup se fatiguer.