La question de l'objectif reviens plusieurs fois, et c'est bien à mes yeux aussi la question centrale. Objectif des gens qui viennent de servir des machines, et objectif de l'association via à vis de son public. Personne ne pourra te donner des idées valables (ie : précises, détaillées et immédiatement applicables) sans ces éléments. Il ne faut pas confondre curiosité et volonté, si ton idée de proposer une diversité (de bureaux, d'environnement) semble bonne à priori, pour plusieurs publics, et pour plusieurs raisons, il n'est pas sûr qu'elle soit adaptée au contexte. Ce qui sépare souvent la curiosité de la volonté c'est l'envie.
Ensuite il y a les relations inter-personnelles. Le public ne change pas parce que l'outil change, et si l'outil cherche à faire cela alors le choix n'était pas bon. Pour ceux ayant besoin, qu'elle qu'en soit la raison, d'avoir des échanges, il est fort probable que rien ne change. Mais pour ceux qui souhaitent utiliser sans contact social, il convient de disposer d'un environnement simple. Note qu'on ne parle pas d'autonomie, c'est autre chose : certaines personnes ayant l'habitude de nouer des contacts sont autonomes devant l'outil, et les questions / échanges ne sont que des vecteurs de communication. De la même manière pour ceux n'utilisant que le service : il se peut que leur autonomie face à l'outil soit limitée à la tâche qui les a amenée au centre ( je ne vais pas à "la poste" pour parler timbres )
Enfin il y a les personnes tenant ce service. Si l'outil leur demande un surplus de travail, à cause d'une augmentation des échanges avec les utilisateurs, selon l'objectif de l'association cela peut être considéré comme un échec. Si de plus les intervenants se retrouvent avec un ressenti, même s'il ne s'exprime pas ou maladroitement verbalement, d'être dépassés, alors c'est un autre échec. Il te faut, là, mesurer le type de relations qu'ils ont l'habitude d'établir. Avoir le sentiment de ne pas maîtriser peut engendrer un sentiment d'être débordé, qu'il soit réel en terme de charge, ou passant pour illusoire car liée à une absence d'adaptation. Le personnel peut perdre pied sans l'avoir vu venir, se retrouver en situation de ressenti d'absence de maîtrise, petite touche après petite touche, pour finir par être démotivé.
Enfin ne te fais pas d'illusion, si la personne que tu as rencontré s'est ouverte à la possibilité de changer l'outil, c'est parce qu'elle voit en toi une ressource supplémentaire, plus probablement que pour tes beaux yeux ou la philosophie gnu.
En conclusion, il y a trois étapes. Tu as déjà fait la première. Et avant de toucher à la dernière je te conseille de réfléchir à ton objectif à toi.
Voici ce que je ferai : je présenterai cela comme un service professionnel, je ferai choisir le nouvel outil par les intervenants, puis je proposerai un cadre d'intervention. Ceci se décline en étape claires, posées et factuelles, et nécessite que tu fasses des choix préalables, et que tu t'y tiennes dans la durée. Pour tenir dans la durée, il faut des outils qui tiennent dans la durée... exit donc les choix ésotériques, et raouste les bureaux changeant, idem pour les distributions peu pérennes. Dans ce qui reste, tu choisis et tu présentes ce choix à cette personne et/ou aux intervenants (à tous s'ils sont plusieurs). Ce sont eux qui feront le choix final, tu ne dois en aucun cas intervenir à ce moment là. L'appropriation de l'outil par l'équipe est primordiale. Et fois cette étape passée, c'est la plus longue, la plus chronophage, il te reste à poser le cadre d'intervention : par exemple "intervention deux fois par mois, tel jour de telle heure à telle heure. afin de faire les mises à jour et/ou re-masterisation". Point barre. Tu n'interviens pas à la demande, tu n'interviens pas non plus auprès du public. Tu es le garant fonctionnel d'un choix technique. Ce n'est pas la partie la plus longue à mettre en place, mais elle dure à faire comprendre, et parfois dure à être tenue... Pense pro, reste à cette place.
Laisse filer quelques mois comme ça. Ça roule ? Tu n'es pas intervenant de l'association auprès du public. Tu es intervenant au service de l'association, afin d'assurer le suivi de leur choix, qu'il continue à être fonctionnel. Ça va mieux en le disant, non ? Maintenant que ces quelques mois sont passés, tu as eu le temps de la réflexion : souhaites tu intervenir aussi auprès du public ? Si oui, dans quel -autre- cadre ? (informations, formations, échanges, ...) Quel est ce second projet ? Comment se décline t il concrètement ? Et comment s'articule t il avec celui de l'association ?
Procède par étape, une réussite après une autre, sans emballement, sans mélanger les rôles, sans que cela bouscule l'association, tout en rentrant dans tes clous en terme de temps.
[^] # Re: Et eux, les utilisateurs habituels des pc de cette salle ?
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal Comment apprend-on Linux à des néophytes.. Évalué à 5. Dernière modification le 27 octobre 2013 à 09:58.
La question de l'objectif reviens plusieurs fois, et c'est bien à mes yeux aussi la question centrale. Objectif des gens qui viennent de servir des machines, et objectif de l'association via à vis de son public. Personne ne pourra te donner des idées valables (ie : précises, détaillées et immédiatement applicables) sans ces éléments. Il ne faut pas confondre curiosité et volonté, si ton idée de proposer une diversité (de bureaux, d'environnement) semble bonne à priori, pour plusieurs publics, et pour plusieurs raisons, il n'est pas sûr qu'elle soit adaptée au contexte. Ce qui sépare souvent la curiosité de la volonté c'est l'envie.
Ensuite il y a les relations inter-personnelles. Le public ne change pas parce que l'outil change, et si l'outil cherche à faire cela alors le choix n'était pas bon. Pour ceux ayant besoin, qu'elle qu'en soit la raison, d'avoir des échanges, il est fort probable que rien ne change. Mais pour ceux qui souhaitent utiliser sans contact social, il convient de disposer d'un environnement simple. Note qu'on ne parle pas d'autonomie, c'est autre chose : certaines personnes ayant l'habitude de nouer des contacts sont autonomes devant l'outil, et les questions / échanges ne sont que des vecteurs de communication. De la même manière pour ceux n'utilisant que le service : il se peut que leur autonomie face à l'outil soit limitée à la tâche qui les a amenée au centre ( je ne vais pas à "la poste" pour parler timbres )
Enfin il y a les personnes tenant ce service. Si l'outil leur demande un surplus de travail, à cause d'une augmentation des échanges avec les utilisateurs, selon l'objectif de l'association cela peut être considéré comme un échec. Si de plus les intervenants se retrouvent avec un ressenti, même s'il ne s'exprime pas ou maladroitement verbalement, d'être dépassés, alors c'est un autre échec. Il te faut, là, mesurer le type de relations qu'ils ont l'habitude d'établir. Avoir le sentiment de ne pas maîtriser peut engendrer un sentiment d'être débordé, qu'il soit réel en terme de charge, ou passant pour illusoire car liée à une absence d'adaptation. Le personnel peut perdre pied sans l'avoir vu venir, se retrouver en situation de ressenti d'absence de maîtrise, petite touche après petite touche, pour finir par être démotivé.
Enfin ne te fais pas d'illusion, si la personne que tu as rencontré s'est ouverte à la possibilité de changer l'outil, c'est parce qu'elle voit en toi une ressource supplémentaire, plus probablement que pour tes beaux yeux ou la philosophie gnu.
En conclusion, il y a trois étapes. Tu as déjà fait la première. Et avant de toucher à la dernière je te conseille de réfléchir à ton objectif à toi.
Voici ce que je ferai : je présenterai cela comme un service professionnel, je ferai choisir le nouvel outil par les intervenants, puis je proposerai un cadre d'intervention. Ceci se décline en étape claires, posées et factuelles, et nécessite que tu fasses des choix préalables, et que tu t'y tiennes dans la durée. Pour tenir dans la durée, il faut des outils qui tiennent dans la durée... exit donc les choix ésotériques, et raouste les bureaux changeant, idem pour les distributions peu pérennes. Dans ce qui reste, tu choisis et tu présentes ce choix à cette personne et/ou aux intervenants (à tous s'ils sont plusieurs). Ce sont eux qui feront le choix final, tu ne dois en aucun cas intervenir à ce moment là. L'appropriation de l'outil par l'équipe est primordiale. Et fois cette étape passée, c'est la plus longue, la plus chronophage, il te reste à poser le cadre d'intervention : par exemple "intervention deux fois par mois, tel jour de telle heure à telle heure. afin de faire les mises à jour et/ou re-masterisation". Point barre. Tu n'interviens pas à la demande, tu n'interviens pas non plus auprès du public. Tu es le garant fonctionnel d'un choix technique. Ce n'est pas la partie la plus longue à mettre en place, mais elle dure à faire comprendre, et parfois dure à être tenue... Pense pro, reste à cette place.
Laisse filer quelques mois comme ça. Ça roule ? Tu n'es pas intervenant de l'association auprès du public. Tu es intervenant au service de l'association, afin d'assurer le suivi de leur choix, qu'il continue à être fonctionnel. Ça va mieux en le disant, non ? Maintenant que ces quelques mois sont passés, tu as eu le temps de la réflexion : souhaites tu intervenir aussi auprès du public ? Si oui, dans quel -autre- cadre ? (informations, formations, échanges, ...) Quel est ce second projet ? Comment se décline t il concrètement ? Et comment s'articule t il avec celui de l'association ?
Procède par étape, une réussite après une autre, sans emballement, sans mélanger les rôles, sans que cela bouscule l'association, tout en rentrant dans tes clous en terme de temps.
mes deux cents.
Cdlt.