Voici mon interprétation basée sur le fait que Mark Shuttleworth a besoin de gagner sa vie en publiant gratuitement une distribution grand public (ce que Mandrake/Mandriva n'avait pas réussi à faire).
(Note: j'utilise ici le terme générique "environnement de bureau" pour parler aussi des "shells")
I think we are leading the GNU/Linux world into a very important arena, which is mobile personal computing
Mark fait référence aux distributions desktop classiques (avec par exemple LibreOffice, Gnumeric, Gwenview, Qalculate!, Geany, NetBeans, FileZilla, Transmission, Thunderbird...). Et à part des distributions qui tournent sur machine virtuelle d'un mobile, je n'ai pas encore vu cela. Donc, pour moi il ne ment pas, il exagère, et c'est normal dans un discours promotionnel.
Mir is really important work. When lots of competitors attack a project on purely political grounds, you have to wonder what THEIR agenda is. At least we know now who belongs to the Open Source Tea Party ;) And to put all the hue and cry into context: Mir is relevant for approximately 1% of all developers, just those who think about shell development.
Mark aimerait bien :
que les développeurs d'environnement de bureau travaillent ensemble sur un projet unique (au lieu de s'éparpiller entre KDE4, Trinity, Gnome3, Cinnamon/Mate...) ;
qu'ils partagent ses idées de convergence (compatible avec les petits écrans des netbooks par exemple) mais aussi ses idées de simplicité/élégance (un peu comme l'interface MacOS) ;
Blague à part, c'est ce qu'il a réussi à faire avec Compiz qui était le futur des effets graphiques du bureau il y a encore quelques années.
Et c'est logiquement ce qu'il aimerait bien que Wayland fasse : une étroite collaboration avec les contraintes de ses idées de bureau. Et comme ce n'est pas possible, Mark développe un autre projet (Mir) pour simplifier la vie de ses développeurs : cycles des projets synchronisés, ajout de fonctionnalités dans un projet pour en simplifier un autre, communication simplifiée entre développeurs...
Dans son message, Mark montre la vision/justification qui l'intéresse. C'est logique, c'est humain, il ne faut pas chercher à interpréter autrement son message. En caricaturant, cela pourrait donner : "je paye les développeurs de Mir, ce qui permet de sortir des versions régulièrement, et ceux qui critiquent qu'ils essayent de faire de même et de tenir les échéances."
My affection for this community in its broadest sense – from Mint to our cloud developer audience, and all the teams at Canonical and in each of our derivatives, is very tangible today.
Là encore, Mark fait sa promotion. Pour son business, il a besoin de rassembler :
à la fois le grand public qui s'en fou du libre ;
mais aussi les libristes qui peuvent donner de leur temps et lui faire de la publicité gratuitement.
Mais à mon goût, il a peur que le logiciel développé avec son argent serve d'avantage d'autres distributions que la sienne. Par exemple, les modifications nécessaires pour aboutir à Ubuntu Touch pourraient être utilisées par Mint ou CyanogenMod pour des distributions desktop sur mobile sans référence à Ubuntu/Canonical, et donc sans que Mark puisse rentabiliser son investissement.
Google gagne de l'argent avec la pub affichée par les apps Android et Apple gagne sur la vente de musique/app/contenus. Comment Canonical va pouvoir s'en sortir financièrement ? Si Ubuntu Touch est 100% libre et gratuit, pourquoi HTC (ou un autre constructeur) payerait Canonical pour intégrer un dérivé de cette distribution sur leur produits ?
Mais à trop écarter le reste de la communauté libre, Mark en paye aussi les frais. C'est le cas de l'Ubuntu Edge : si Mark avait impliqué le reste de la communauté libre dans la collecte, j'aurai probablement participé (et je ne pense pas être le seul). Mais la présentation du produit manquait des garanties "100% libre", "développement ouvert", "hackable facilement".
Sinon, je crois personnellement à la convergence mobile/PC. Je suis persuadé qu'en 2014 ou 2015, des téléphones portables pourront être utilisés comme PC de bureau en les connectant sur un écran d'ordinateur (avec ou sans station d'accueil) et en utilisant clavier et souris bluetooth.
Dans tous les cas, la convergence est déjà en route matériellement :
# Mark a besoin d'un business rentable, c'est légitime, et cela explique son discours
Posté par olibre (site web personnel) . En réponse au journal L'open source Tea party et Mark Shuttleworth. Évalué à 2.
Voici mon interprétation basée sur le fait que Mark Shuttleworth a besoin de gagner sa vie en publiant gratuitement une distribution grand public (ce que Mandrake/Mandriva n'avait pas réussi à faire).
(Note: j'utilise ici le terme générique "environnement de bureau" pour parler aussi des "shells")
Mark fait référence aux distributions desktop classiques (avec par exemple LibreOffice, Gnumeric, Gwenview, Qalculate!, Geany, NetBeans, FileZilla, Transmission, Thunderbird...). Et à part des distributions qui tournent sur machine virtuelle d'un mobile, je n'ai pas encore vu cela. Donc, pour moi il ne ment pas, il exagère, et c'est normal dans un discours promotionnel.
Mark aimerait bien :
Blague à part, c'est ce qu'il a réussi à faire avec Compiz qui était le futur des effets graphiques du bureau il y a encore quelques années.
Et c'est logiquement ce qu'il aimerait bien que Wayland fasse : une étroite collaboration avec les contraintes de ses idées de bureau. Et comme ce n'est pas possible, Mark développe un autre projet (Mir) pour simplifier la vie de ses développeurs : cycles des projets synchronisés, ajout de fonctionnalités dans un projet pour en simplifier un autre, communication simplifiée entre développeurs...
Dans son message, Mark montre la vision/justification qui l'intéresse. C'est logique, c'est humain, il ne faut pas chercher à interpréter autrement son message. En caricaturant, cela pourrait donner : "je paye les développeurs de Mir, ce qui permet de sortir des versions régulièrement, et ceux qui critiquent qu'ils essayent de faire de même et de tenir les échéances."
Là encore, Mark fait sa promotion. Pour son business, il a besoin de rassembler :
Mais à mon goût, il a peur que le logiciel développé avec son argent serve d'avantage d'autres distributions que la sienne. Par exemple, les modifications nécessaires pour aboutir à Ubuntu Touch pourraient être utilisées par Mint ou CyanogenMod pour des distributions desktop sur mobile sans référence à Ubuntu/Canonical, et donc sans que Mark puisse rentabiliser son investissement.
Google gagne de l'argent avec la pub affichée par les apps Android et Apple gagne sur la vente de musique/app/contenus. Comment Canonical va pouvoir s'en sortir financièrement ? Si Ubuntu Touch est 100% libre et gratuit, pourquoi HTC (ou un autre constructeur) payerait Canonical pour intégrer un dérivé de cette distribution sur leur produits ?
Mais à trop écarter le reste de la communauté libre, Mark en paye aussi les frais. C'est le cas de l'Ubuntu Edge : si Mark avait impliqué le reste de la communauté libre dans la collecte, j'aurai probablement participé (et je ne pense pas être le seul). Mais la présentation du produit manquait des garanties "100% libre", "développement ouvert", "hackable facilement".
Sinon, je crois personnellement à la convergence mobile/PC. Je suis persuadé qu'en 2014 ou 2015, des téléphones portables pourront être utilisés comme PC de bureau en les connectant sur un écran d'ordinateur (avec ou sans station d'accueil) et en utilisant clavier et souris bluetooth.
Dans tous les cas, la convergence est déjà en route matériellement :
Pour en revenir au sujet : ce n'est finalement pas facile de gagner sa vie en tant qu'éditeur de distribution grand public.
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