Ce titre est celui d’un courriel reçu le samedi 20 juin 2026 en fin de soirée. La France est alors au milieu de sa deuxième canicule de l’année, et moi en train de produire la dépêche De la fermeture des comptes inactifs depuis 3 ans que je pensais initialement en avance et qui était finalement en retard.
Et donc recevoir un tel message n’annonçait rien de bien rafraîchissant. (Même si ça changeait des week-ends successifs d’annonces de failles de sécurité noyau à déployer plus ou moins en urgence)
Pourtant il s’agissait du signalement d’une faille réelle, fait de façon détaillée, claire et pédagogique. Ça change du bruit de fond habituel sur Internet avec son lot de tentatives diverses et variées d’injections chimériques mi-SQL mi-Javascript mi-PHP, et ses fameux audits de sécurité non-sollicités et délicieusement bourrins. Grand merci donc à 0xMitsurugi H pour avoir explicité le problème.
En l'espace de deux semaines, trois responsables de Microsoft se sont exprimés à propos des standards ouverts, de l'interopérabilité, du code source.
Le 2 novembre, un chat du Journal Du Net avec Olivier Ezratty de Microsoft France : il y parle du code source de Windows, des navigateurs, des Web Services et des standards d'interopérabilité, avec sa vision des choses.
Le 17 novembre, Christophe Aulnette, PDG de Microsoft France, cite sur France Info l'engagement sur les standards ouvert, l'interopérabilité.
Enfin, le 19, Bill Gates dans une interview à 01net déclare que le code source montré, les standards et l'interopérabilité ne sont pas le propre des logiciels libres.
Désormais l'interopérabilité et les standards ouverts sont bien des arguments de vente. Donc importants.
NdM : profitons donc de ces présumées sincères prises de position pour recenser les points que Microsoft pourrait améliorer sur l'interopérabilité, les formats et les protocoles ouverts.
J'ai repris un jeu de football qui marche sous Linux : Tux Football (NdM : sous GPL).
La version actuellement proposée est celle du créateur du projet : Jason Wood, qui n'y a pas apporté de modification depuis plus d'un an. Cela aurait été bête de ne pas partager mes modifications, j'ai donc décidé d'en faire une version téléchargeable.
Objecteering/UML, l'atelier de génie logiciel UML est à nouveau disponible sous Linux. Cette nouvelle version apporte notamment la gestion des phases amont, grâce à un nouveau module de recueil d'exigence entièrement refondu et un nouvel éditeur de traçabilité.
Et toujours, Objecteering/UML, basé sur la démarche MDA, vous propose ses générateurs de code C++, Java, Visual Basic, son module metric pour l'audit de modèle, et une intégration avec Eclipse.
À noter que la "personal edition" est gratuite pour usage non commercial.
NdM : côté logiciels libres, Umbrello UML Modeller 1.3.1 et Gaphor 0.7 sont parus en novembre.
Traduction (rapide) d'un article en espagnol de BBC Mundo :
"... Annonces surprises :
Le moment de plus grande euphorie lors de cet évènement fut probablement quand des représentants de l'entreprise pétrolière PDVSA annoncèrent que la compagnie commencerait à utiliser du Logiciel Libre dans ses opérations, à l'exception du secteur plus spécialisé du forage.
L'annonce fut reçue par des applaudissements. Les participants voient aussi d'un bon oeil l'annonce faite il y a quelques semaines par le Président du Venezuela, Hugo Chàves, sur l'élaboration d'un décret qui proclamerait l'usage obligatoire du Logiciel Libre dans les secteurs de l'administration publique dans lesquels son utilisation est possible.
Sans doute, il y en a qui pensent que l'on devrait faire encore plus..."
Attendues depuis longtemps par certains, les licences Creative Commons arrivent enfin en France. Le travail effectué par le CERSA va au delà d'une simple traduction car il a fallu adapter les licences au droit français.
Pour rappel, ces six licences sont particulièrement adaptées à la publication d'1⁄2uvres en ligne, qu'il s'agisse de texte, de musique ou encore de photos. Elles permettent facilement de choisir les modalités de redistribution et/ou de modification des 1⁄2uvres publiées. Chacune d'entre elles est disponible sous forme d'un résumé explicatif totalement accessible aux utilisateurs non juristes.
Le Monde diplomatique propose un cédérom contenant les archives des vingt-six dernières années de ce mensuel soit quelque 30 000 documents sur cédérom accessibles en cinq langues.
Disponible dès le 1er décembre 2004, au prix de 45,50 euros, "Le Monde diplomatique sur cédérom" est compatible avec les environnements Mac, Windows et GNU/Linux. Il a été conçu à partir de logiciels libres.
Le groupe des utilisateurs de GNU/Linux de Bruxelles (BxLUG) organise une "copy party" au Foyer Scientifique et Culturel de la Plaine (FoSCuP).
Reprise de l'annonce d'unixtech.be :
Vous êtes les bienvenus de 10 à 18 heures (NdM : dimanche 28 novembre)
L'inscription à cet événement est souhaitée pour des raisons de place et d'organisation. La méthode la plus simple pour vous inscrire est d'envoyer un mail à lcp@bxlug.be.
N'oubliez aucun de vos câbles (et prenez une multiprise au moins). Oublier sa multiprise, c'est risquer de ne pas avoir d'électricité, pas pratique.
À boire et à manger disponible sur place et à des prix tout à fait honnêtes.
Sendmail (actuellement en version 8.13.1) est un programme libre de transfert de mail (Mail Transfert Agent ou MTA)*.
Le projet Sendmail a été lancé en 1979 par Eric Allman. Il a longtemps constitué le serveur SMTP de référence du monde du libre et continue à être extrêmement répandu. Pourtant plusieurs problèmes demeurent :
- C'est l'archétype du logiciel gros et complexe ;
- Il a connu de nombreuses failles de sécurité critiques ;
- Son fichier de configuration est difficilement compréhensible ;
- Ses performances ne sont pas optimales.
Pour remédier à ces faiblesses, une réécriture majeure est prévue - au point que l'on peut se demander si il est opportun de conserver le nom du programme.
L'idée générale est de fragmenter au maximum le programme (qui est actuellement assez monolithique) pour se diriger vers une architecture légère et modulaire regroupant plusieurs processus coopérants. Le fichier de configuration utilisera une syntaxe proche du C.
La société Intel devient de plus en plus active dans son support pour les postes de travail Linux. Elle a entamé un effort pour faciliter la vente de PC équipés de Linux par ses partenaires en Chine et en Inde, alors que jusqu'à maintenant, elle mettait principalement l'accent sur le domaine des serveurs. Ce revirement fait suite à plusieurs demandes pour le support de postes de travail Linux de la part de ses partenaires asiatiques.
Tuxfamily.org, l'hébergeur libre pour les gens libres organise sa première Assemblée Générale ce 27 Novembre 2004 à Paris. Ce rendez-vous sera probablement le dernier avant la réouverture. Nous attendons donc un maximum de personnes, afin de connaître leurs souhaits concernant un nouvel hébergeur libre en France. Bien sûr, un bilan sur les événements passés sera fait pour ensuite exposer le plan de la réouverture et les nouveaux services à être mis en production.
Tout le monde intéressé par l'hébergeur libre est invité à venir et exposer son point de vue. Nous vous attendons nombreux.
L'avenir du multimédia sous KDE est encore bien flou.
Pour le moteur multimédia, il est maintenant sûr que Arts sera abandonné. Pour le remplacer, Gstreamer et NMM sont les mieux placés avec un léger avantage pour Gstreamer. Kdemm, une couche d'abstraction, est en cours de développement afin de permettre l'utilisation de plusieurs moteurs.
Du point de vu des applications, c'est très flou, Noatun ne rencontre pas le succès attendu, amaroK et Juk sont très populaires ainsi que kaffeine pour la vidéo. Il sera difficile de faire un choix.
Scott Wheeler dans cet interview donne son point de vue qui permet de nous éclairer sur tout cela.
Selon le Financial Times, Microsoft aurait payé le groupe CCIA, mais aussi son dirigeant, pour obtenir le désistement de la CCIA dans le cadre du procès en abus de position dominante en cours en Europe.
Le CCIA (Computer and Communication Industry Association). est une association à but non lucratif qui a pour but de favoriser la mise en place de « marchés, systèmes et réseaux ouverts ».
NdM : Merci également à Jerome Alet pour l'information.
Linus Torvalds (Linux), Michael Widenius (MySQL) et Rasmus Lerdorf (PHP) lancent aujourd'hui un appel au Conseil de l'UE afin que le texte du 18 mai 2004 soit renégocié :
Cette semaine, les 25 et 26 novembre, le Conseil Compétitivité de l'UE se réunira et tentera bientôt de ratifier formellement une proposition de « Directive sur la brevetabilité des inventions mises en 1⁄2uvre par ordinateur », qu'on désigne habituellement sous le nom de « directive sur les brevets logiciels ». Le 18 mai, le Conseil est parvenu à un accord politique sur une version préliminaire mais n'a pas pris la décision formelle de l'entériner.
Nous exhortons les gouvernements des états membres de l'UE, qui sont représentés au Conseil de l'UE, à s'opposer à la ratification sans débat de ladite directive en « point A », selon la terminologie des procédures législatives de l'UE. Dans l'intérêt de l'Europe, une telle proposition trompeuse, dangereuse et démocratiquement illégitime ne doit pas devenir la position commune des États membres.
Nous demandons à tous les webmestres d'aider à empêcher la légalisation des brevets logiciels en plaçant un lien vers le site web de la campagne www.NoSoftwarePatents.com.
Vous avez déjà joué au jeu de Uno quand vous étiez petit, grand ou grand avec des petits ?
En voici une sympathique version libre dans la langue de chez nous, oeuvre de Roux Camille (Windoz) et écrit dans le langage Python.
Duo permet de jouer contre 1, 2 ou 3 joueurs gérés par l’ordinateur (niveau correct). Il respecte la plupart des règles du jeu original. Les graphismes sont plutôt agréables. Les images utilisées sont modifiables (.png) et peuvent être proposés à l’auteur.
La prise en main est très rapide. Il suffit de cliquer sur une carte pour la jouer ou sur l’un des deux boutons (Piocher et Passer). On choisit le nombre de joueur ainsi que le nombre de cartes distribuées en début de partie.
Tous les articles sont le fruit du travail de la communauté. Grâce au
système de rédaction coopérative du site, on peut s’aider les uns les
autres. Pas besoin d’expertise pour participer.