Les « ruines de code », même chose que code legacy ? Du code en ruine peut-il être toujours utilisé ? Ou alors c'est un projet ou un module inutilisé depuis des années, que plus personne ne comprend.
PS : le titre du lien, « Qucocoma Philippe Samyn ? » ne parle à personne je pense ici. D'où le moinssage et passage en négatif.
J'ai plutôt compris ce paragraphe comme le fait que RMS soit perfectionniste, scrupuleux dans les moindres détails.
Ce n'est pas ça en particulier qui fait son génie et son intuition, pcq c'est un truc assez basique en math. J'en ai un vague souvenir, ayant été en math fortes pendant mes humanités : genre le prof explique qu'idéalement il faut faire « comme ci », mais que tout le monde fait plutôt « comme ça » avec l'abus de notation, pour se simplifier la vie. Puis mon prof, dans la suite du cours, utilise à chaque fois la méthode plus simple, « impure ».
C'est là qu'RMS préfère rester un puriste. Et c'est son choix bien entendu, il faut respecter tout un chacun.
En démocratie, la liberté de former un nouveau parti ou bien de se présenter comme candidat lors des élections, ce n'est pas pour tout le monde. Mais tous les citoyens bénéficient de ce système.
Un truc dont je me souviens c'est son cours de maths intensives à Harvard.
J'ai retrouvé le passage dans le chapitre 4 « Destituer Dieu » (j'ai mis le TL;DR en gras) :
[...] il réussit aisément l’examen de qualification à Math 55, le légendaire cours de type « camp d’entraînement » pour les nouveaux étudiants en majeure de mathématiques à Harvard. [...] l’équivalent de quatre ans de mathématiques en deux semestres, et qui favorisait les vrais passionnés.
« C’était un cours extraordinaire », raconte David Harbater, ancien membre de la « mafia des maths », aujourd’hui professeur de mathématiques à l’université de Pennsylvanie. « On peut affirmer sans crainte qu’il n’y a jamais eu de cours d’entrée d’université aussi intensif et avancé. Pour que les gens s’en rendent compte, je précise d’habitude que dès le deuxième semestre, entre autres choses, nous discutions la géométrie différentielle des espaces de Banach. C’est là que les yeux s’écarquillent, car la plupart des gens ne commencent à en parler qu’en troisième cycle. »
De soixante-quinze étudiants, la classe s’est rapidement réduite à vingt vers la fin du second semestre. De ces vingt, raconte Harbater, « seulement dix savaient réellement ce qu’ils faisaient ». De ces dix, huit deviendraient professeurs de mathématiques, et un enseignerait la physique. « Le dernier, conclut Harbater, était Richard Stallman. »
Seth Breidbart, lui aussi vétéran du SHP et de Math 55, se souvient que même alors, Stallman se distinguait de ses collègues : « Il était étrangement pointilleux, poursuit Breidbart. En mathématiques, il y a une technique standard que tout le monde fait de travers. C’est un abus de notation où vous devez définir une fonction, et ce que vous faites, c’est la définir et ensuite prouver qu’elle est bien définie. Sauf que la première fois qu’il l’a faite et présentée, il a défini une relation et prouvé ensuite que c’était une fonction. C’est exactement la même preuve, mais il a utilisé la bonne terminologie, ce que personne d’autre ne faisait. Voilà, c’était Richard tout craché. »
Ce fut en Math 55 que Richard Stallman commença à cultiver sa réputation de génie. Breidbart en convint, mais Chess, à la fibre plus compétitive, mit du temps à l’accepter. Il dit n’avoir réalisé l’éventualité que Stallman soit le meilleur mathématicien de la classe que l’année suivante. Chess, aujourd’hui professeur de mathématiques à Hunter College, s’en souvient : « C’était pendant le cours d’Analyse réelle. Je me souviens effectivement que, dans une démonstration sur les mesures de nombres complexes, Richard proposa une idée qui était une métaphore de l’équation différentielle. C’était la première fois que je voyais quelqu’un résoudre un problème d’une manière originale et brillante à la fois. »
Ce fut pour Chess un moment troublant. Tel un oiseau heurtant une fenêtre en plein vol, il allait lui falloir quelque temps pour réaliser que certains niveaux d’intuition étaient tout simplement hors de sa portée.
« C’est ainsi avec les mathématiques, reprend Chess. Vous n’avez pas besoin d’être un mathématicien de haut niveau pour reconnaître un grand talent mathématique. Je savais que j’étais un bon mathématicien, mais je pouvais aussi voir que je n’occupais pas le premier rang. Si Richard l’avait voulu, il serait devenu un mathématicien hors pair. »
J'ai l'impression que c'est surtout dans les années 80 que les logiciels ont commencés à devenir propriétaires. D'où cette fameuse histoire de Stallman et le pilote de l'imprimante (et la création de GNU en 1983-1984).
Au tout début de l'informatique, tous les logiciels étaient « libres », sans en parler comme tel et sans définition formelle.
Les photographes pros peuvent tester GIMP ou autres logiciels libres dans ce domaine, et écrire en détail des retours d'expérience, faire des demandes de fonctionnalités ou rapporter des bugs.
Au sinon, ces personnes-là seront toujours coincées avec du logiciel propriétaire/privateur, et c'est dommage. Non seulement pour le coût des licences, mais aussi pour tout le reste (je ne vais pas faire un discours, on est sur LinuxFr après tout).
Il y aurait moyen de rassembler aussi du financement participatif pour tout ça (ce serait à organiser par l'équipe de GIMP ou autre).
Ce travail n'est absolument pas obligatoire. Si quelqu'un se plaint auprès de toi, développeur, et qu'ils utilisent un thème différent, tu peux les envoyer bouler et/ou leur dire de tester avec adwaita ou breeze
Tu serais étonné du nombre de rapports de bugs et demande de fonctionnalités que certains développeurs reçoivent, surtout pour les applications installées par défaut.
Faire du triage de bugs, certains contributeurs en ont fait leur spécialité. D'ailleurs toute aide est la bienvenue !
À chaque fois qu'un utilisateur vient avec un problème venant en fait d'un autre thème, c'est une perte de temps pour les contributeurs de l'application en amont.
Oui, il faut filtrer à l'entrée et dire de n'utiliser que le thème par défaut avant de rapporter un problème (exemple pour gedit).
On peut dire qu'avec le projet ZeMarmot (entre autres, j'imagine qu'il y en a d'autres), c'est aussi une collaboration entre ingénierie et art pour GIMP ;-)
Peut-être qu'un thème initialement conçu tient la route, mais le thème lui-même demande de la maintenance quand les applications sont mises à jour. Donc un vieux thème a de fortes chances d'être buggé.
Ceci dit - petite histoire - écrire un nouveau thème GTK a permis en 1998 de convaincre la hiérarchie chez Red Hat de continuer d'investir des ressources dans GNOME et de ne pas virer l'équipe. La hiérarchie leur a dit : vous avez 36 heures pour nous convaincre de ce truc qu'est GNOME. Ils ont travaillé comme des acharnés sur le code, et puis quelqu'un a eu l'idée : tient ce nouveau système de thèmes qui avait été développé récemment, « si on écrivait un nouveau thème » ? La démo ou les captures d'écrans ont suffit :-) (source : présentation de Jonathan Blandford, voir les slides p.21)
C'est un mélange de C++ et de C avec GObject (la bibliothèque pour le support de l'orienté objet en C, qui est au cœur de GNOME), avec la volonté de migrer entièrement vers C++.
Le C/GObject d'Inkscape provient initialement du fait que ce soit un fork de Sodipodi, qui était lui-même un fork de Gill ("GNOME Illustration"). Gill et Sodipodi ne sont plus développés.
Inkscape 1.4 utilise GTK 3 et la version 1.5 sera en GTK 4.
Ça ne plaît pas trop à certains développeurs d'applications qu'on puisse changer le thème : Please don’t theme our apps (d'ailleurs il faudrait peut-être que je signe).
J'ai toujours trouvé ça horrible les applications KDE installées dans GNOME avec un thème modifié pour ressembler à Adwaita (le thème par défaut de GTK/GNOME). L'inverse est également vrai (installer gedit sur KDE ne ressemble parfois à rien, faut forcer Adwaita pour avoir le truc d'origine).
Créer un autre thème pour une application est techniquement possible, c'est juste que ça demande des efforts énormes pour avoir quelque chose de vraiment correct et agréable à utiliser. En pratique, ce n'est pas le cas de la plupart des thèmes alternatifs.
freedesktop.org - ou encore XDG pour Cross-Desktop Group - rassemble des spécifications et des composants logiciels communs entre les différents environnements de bureaux libres.
Je n'ai pas été au bout de mes idées en écrivant mon commentaire ce matin. Voici la suite.
quand on fait un don à une communauté de logiciel libre, ce n'est pas uniquement utilisé pour le code.
Pour l'initiative Fellowship ça concerne bien le code et financer des développeur·euse·s. Mais la Fondation GNOME dépense déjà chaque année un certain budget pour les conférences, des conseils juridiques, pour la compta et sûrement d'autres trucs.
La Fondation GNOME a commencé à financer des tâches de développement seulement en 2018. Avant ça, faire un don à GNOME finançait uniquement tout le reste (trajets et hébergement pour les conférences et hackfests, principalement), ce qui est bien sûr utile aussi.
it is still under development, don't expect to find here the same tools and level of completion as grown-up commercial alternatives such as Revit or ArchiCAD, but on the other hand, FreeCAD being used in a much bigger scope than these applications, the Arch Workbench greatly benefits from the other disciplines FreeCAD caters to, and offers some features rarely seen in traditional BIM applications.
Donc, pas encore à la hauteur je pense. Dommage, peut-être dans quelques années.
Pour la première fournée ce sera pour une durée d'un an, avec soit une personne à temps plein, soit deux personnes à mi-temps. Pour du développement, principalement de la maintenance, pas de grandes nouvelles fonctionnalités.
Pour mettre les choses en perspectives, Thibault Martin (un contributeur GNOME) a écrit un article sur son blog en lien avec le GNOME Fellowship. Il explique pourquoi, quand on fait un don à une communauté de logiciel libre, ce n'est pas uniquement utilisé pour le code.
When open source nonprofits ask for donations, one common answer is "I only want to fund code, I don’t want to fund anything else."
Il compare avec l'achat de logiciels privateurs pour lesquels derrière le prix du produit, ça finance aussi le marketing, la comptabilité, le travail juridique, la gestion des ressources humaines, etc.
Rust force à avoir une meilleure architecture de code, et permet d'éviter en grande partie ce que j'appelle l'« architecture spaghetti » où tout dépend de tout (« sea of objects » en anglais, mais en bon français ça sonne moins bien ;) ).
(L'expression « code spaghetti » est plus général et peut ne concerner qu'un seul fichier source / une seule classe).
Rust, en d'autres mots, force à avoir une architecture ressemblant à un arbre :
- Il y a les feuilles : fonctions et classes utilitaires ne dépendant de rien d'autres de ce module (ça peut évidemment dépendre d'autres bibliothèques).
- Puis d'autres classes dépendant des « feuilles ».
- Et ainsi de suite en remontant l'arbre, on construit des trucs au-dessus des autres.
- Pour arriver à la fonction main() qui est le nœud tout au-dessus de l'arbre (le point d'entrée pour le programme ; pour une bibliothèque il y a plusieurs points d'entrées : les symboles exportés).
(Pour rester compréhensible j'utilise le vocabulaire usuel de la POO, pas le vocabulaire spécifique à Rust).
Le truc à éviter est si une classe feuille dépend d'une classe proche de la racine. Une classe proche de la racine a potentiellement accès à tout le reste du module. Donc c'est comme ça que « tout dépend de tout » et c'est entremêlé comme des spaghetti (cuits).
Avoir une architecture de classes sous forme d'arbre, ou un DAG (directed acyclic graph) est tout à fait possible dans n'importe quel langage orienté objets. Ça ressemble plus à un grand gâteau à plusieurs étages, ou encore une lasagne (mais je préfère le gâteau).
Sans doute celui de Java (par exemple), mais qui n'est pas mentionné.
Avant Rust (plus ou moins), il n'y avait que deux choix :
1. Un langage sécurisé mais avec un ramasse-miettes (langage de haut niveau).
2. Un langage sans ramasse-miettes, mais moins sécurisé (langage de bas niveau).
# Imprimantes et obsolescence programmée des cartouches d'encre
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Revue de presse de l’April pour la semaine 23 de l’année 2026. Évalué à 2 (+0/-0).
J'ai l'impression que presque tous les constructeurs le font.
Dans l'article sur Le Monde.fr, il y a un lien vers un autre article : L’association Halte à l’obsolescence programmée porte plainte contre le fabricant d’imprimantes HP (en 2024).
Epson, HP, chez moi c'est une imprimante laser Brother et même problème.
Il n'y a pas que le support Linux à regarder, il y a aussi la (non-) obsolescence programmée (surtout pour les cartouches/toners).
Du coup, quelles marques sont à privilégier ? Y a-t-il des imprimantes en open hardware ?
[^] # Re: Des titres qui méritent un peu de perspectives et de discussion...
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Revue de presse de l’April pour la semaine 23 de l’année 2026. Évalué à 2 (+0/-0).
Une source : The Ladybird browser project shifts to Rust
# Les ruines de code
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Qucocoma Philippe Samyn ?. Évalué à 5 (+3/-0).
J'ai trouvé l'article assez sympa.
Les « ruines de code », même chose que code legacy ? Du code en ruine peut-il être toujours utilisé ? Ou alors c'est un projet ou un module inutilisé depuis des années, que plus personne ne comprend.
PS : le titre du lien, « Qucocoma Philippe Samyn ? » ne parle à personne je pense ici. D'où le moinssage et passage en négatif.
[^] # Re: Autre passage sympa, le cours de maths intensives qu'il a suivi à Harvard
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Avis sur le livre "Richard Stallman et la révolution du logiciel libre". Évalué à 4 (+2/-0). Dernière modification le 30 mai 2026 à 13:58.
J'ai plutôt compris ce paragraphe comme le fait que RMS soit perfectionniste, scrupuleux dans les moindres détails.
Ce n'est pas ça en particulier qui fait son génie et son intuition, pcq c'est un truc assez basique en math. J'en ai un vague souvenir, ayant été en math fortes pendant mes humanités : genre le prof explique qu'idéalement il faut faire « comme ci », mais que tout le monde fait plutôt « comme ça » avec l'abus de notation, pour se simplifier la vie. Puis mon prof, dans la suite du cours, utilise à chaque fois la méthode plus simple, « impure ».
C'est là qu'RMS préfère rester un puriste. Et c'est son choix bien entendu, il faut respecter tout un chacun.
[^] # Re: victoire de l'open source
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Avis sur le livre "Richard Stallman et la révolution du logiciel libre". Évalué à 4 (+2/-0).
Il y en a encore, des analogies.
En démocratie, la liberté de former un nouveau parti ou bien de se présenter comme candidat lors des élections, ce n'est pas pour tout le monde. Mais tous les citoyens bénéficient de ce système.
# Autre passage sympa, le cours de maths intensives qu'il a suivi à Harvard
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Avis sur le livre "Richard Stallman et la révolution du logiciel libre". Évalué à 9 (+7/-0).
J'ai aussi lu le livre il y a quelques années.
Un truc dont je me souviens c'est son cours de maths intensives à Harvard.
J'ai retrouvé le passage dans le chapitre 4 « Destituer Dieu » (j'ai mis le TL;DR en gras) :
[^] # Re: GNU Octave, Python, R, Julia et d'autres
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Cleve Moler bronsonisé : cofounder of MathWorks and the author of the first MATLAB, one of the authors of LINPACK and EISPACK. Évalué à 3 (+1/-0).
J'ai l'impression que c'est surtout dans les années 80 que les logiciels ont commencés à devenir propriétaires. D'où cette fameuse histoire de Stallman et le pilote de l'imprimante (et la création de GNU en 1983-1984).
Au tout début de l'informatique, tous les logiciels étaient « libres », sans en parler comme tel et sans définition formelle.
Comme pour les produits bios :-)
# GNU Octave, Python, R, Julia et d'autres
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Cleve Moler bronsonisé : cofounder of MathWorks and the author of the first MATLAB, one of the authors of LINPACK and EISPACK. Évalué à 4 (+2/-0).
Matlab ça pue c'est pas libre. Il y a des alternatives tout à fait crédibles :
[^] # Re: Qu'est-ce qui manque ?
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 3.2.0 est sorti. Évalué à 3 (+1/-0).
Les photographes pros peuvent tester GIMP ou autres logiciels libres dans ce domaine, et écrire en détail des retours d'expérience, faire des demandes de fonctionnalités ou rapporter des bugs.
Au sinon, ces personnes-là seront toujours coincées avec du logiciel propriétaire/privateur, et c'est dommage. Non seulement pour le coût des licences, mais aussi pour tout le reste (je ne vais pas faire un discours, on est sur LinuxFr après tout).
Il y aurait moyen de rassembler aussi du financement participatif pour tout ça (ce serait à organiser par l'équipe de GIMP ou autre).
[^] # Re: apps gtk ou qt
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Nouvelle version du Bureau Agnostep pour les 35 ans de GNUstep. Évalué à 3 (+1/-0).
Tu serais étonné du nombre de rapports de bugs et demande de fonctionnalités que certains développeurs reçoivent, surtout pour les applications installées par défaut.
Faire du triage de bugs, certains contributeurs en ont fait leur spécialité. D'ailleurs toute aide est la bienvenue !
À chaque fois qu'un utilisateur vient avec un problème venant en fait d'un autre thème, c'est une perte de temps pour les contributeurs de l'application en amont.
Oui, il faut filtrer à l'entrée et dire de n'utiliser que le thème par défaut avant de rapporter un problème (exemple pour gedit).
[^] # Re: Sous le capot
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Inkscape 1.4.4 améliore les performances et réduit considérablement les plantages. Évalué à 4 (+2/-0).
C'est comme pour le SQL, certains se plaignent que ça n'évolue pas des masses, mais si ça évoluait tout le temps ce serait plus problématique !
[^] # Re: Qu'est-ce qui manque ?
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 3.2.0 est sorti. Évalué à 2 (+0/-0).
On peut dire qu'avec le projet ZeMarmot (entre autres, j'imagine qu'il y en a d'autres), c'est aussi une collaboration entre ingénierie et art pour GIMP ;-)
[^] # Re: apps gtk ou qt
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Nouvelle version du Bureau Agnostep pour les 35 ans de GNUstep. Évalué à 5 (+3/-0).
En effet.
Peut-être qu'un thème initialement conçu tient la route, mais le thème lui-même demande de la maintenance quand les applications sont mises à jour. Donc un vieux thème a de fortes chances d'être buggé.
Ceci dit - petite histoire - écrire un nouveau thème GTK a permis en 1998 de convaincre la hiérarchie chez Red Hat de continuer d'investir des ressources dans GNOME et de ne pas virer l'équipe. La hiérarchie leur a dit : vous avez 36 heures pour nous convaincre de ce truc qu'est GNOME. Ils ont travaillé comme des acharnés sur le code, et puis quelqu'un a eu l'idée : tient ce nouveau système de thèmes qui avait été développé récemment, « si on écrivait un nouveau thème » ? La démo ou les captures d'écrans ont suffit :-) (source : présentation de Jonathan Blandford, voir les slides p.21)
# Sous le capot
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Inkscape 1.4.4 améliore les performances et réduit considérablement les plantages. Évalué à 10 (+9/-0). Dernière modification le 07 mai 2026 à 06:56.
J'aime bien parfois regarder sous le capot ce que ça utilise.
https://inkscape.org/develop/getting-started/#the-inkscape-codebase
C'est un mélange de C++ et de C avec GObject (la bibliothèque pour le support de l'orienté objet en C, qui est au cœur de GNOME), avec la volonté de migrer entièrement vers C++.
Le C/GObject d'Inkscape provient initialement du fait que ce soit un fork de Sodipodi, qui était lui-même un fork de Gill ("GNOME Illustration"). Gill et Sodipodi ne sont plus développés.
Inkscape 1.4 utilise GTK 3 et la version 1.5 sera en GTK 4.
Longue vie à Inkscape !
[^] # Re: apps gtk ou qt
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Nouvelle version du Bureau Agnostep pour les 35 ans de GNUstep. Évalué à 3 (+1/-0).
Ça ne plaît pas trop à certains développeurs d'applications qu'on puisse changer le thème : Please don’t theme our apps (d'ailleurs il faudrait peut-être que je signe).
J'ai toujours trouvé ça horrible les applications KDE installées dans GNOME avec un thème modifié pour ressembler à Adwaita (le thème par défaut de GTK/GNOME). L'inverse est également vrai (installer gedit sur KDE ne ressemble parfois à rien, faut forcer Adwaita pour avoir le truc d'origine).
Créer un autre thème pour une application est techniquement possible, c'est juste que ça demande des efforts énormes pour avoir quelque chose de vraiment correct et agréable à utiliser. En pratique, ce n'est pas le cas de la plupart des thèmes alternatifs.
[^] # Re: Cash
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal La crise économique qui vient. Évalué à 3 (+1/-0).
Pas dans le cas de Warren Buffet et autres gros investisseurs, si certaines banques font faillite.
Mais pour le commun des mortels, il y a certes la garantie des dépôts qui suffit.
[^] # Re: GIMP 3.2.2 est déjà là!
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche GIMP 3.2.0 est sorti. Évalué à 5 (+3/-0).
Il y a aussi une spécification freedesktop.org à ce sujet :
https://www.freedesktop.org/wiki/Specifications/thumbnails/
freedesktop.org - ou encore XDG pour Cross-Desktop Group - rassemble des spécifications et des composants logiciels communs entre les différents environnements de bureaux libres.
[^] # Re: GNOME Fellowship (of the ring)
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien GNOME lance son "Fellowship program" pour financer ses développeur·euse·s. Évalué à 4 (+2/-0). Dernière modification le 25 mars 2026 à 18:51.
Je n'ai pas été au bout de mes idées en écrivant mon commentaire ce matin. Voici la suite.
Pour l'initiative Fellowship ça concerne bien le code et financer des développeur·euse·s. Mais la Fondation GNOME dépense déjà chaque année un certain budget pour les conférences, des conseils juridiques, pour la compta et sûrement d'autres trucs.
La Fondation GNOME a commencé à financer des tâches de développement seulement en 2018. Avant ça, faire un don à GNOME finançait uniquement tout le reste (trajets et hébergement pour les conférences et hackfests, principalement), ce qui est bien sûr utile aussi.
Voili voilou :-)
[^] # Re: Archicad
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Freecad 1.1 est sorti. Évalué à 2 (+0/-0).
Merci Luc, merci BAud pour ces ajouts d'infos. Je transmettrai tout ça à mon entourage :-)
# Archicad
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Freecad 1.1 est sorti. Évalué à 4 (+2/-0).
Dans mon entourage je connais des architectes qui travaillent avec Archicad (logiciel privateur, et assez coûteux).
J'essaye de me renseigner de mon côté s'il y a des alternatives en logiciel libre. Pour FreeCAD j'ai trouvé ceci :
https://wiki.freecad.org/Arch_tutorial
Donc, pas encore à la hauteur je pense. Dommage, peut-être dans quelques années.
# GNOME Fellowship (of the ring)
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien GNOME lance son "Fellowship program" pour financer ses développeur·euse·s. Évalué à 4 (+2/-0).
Pour la première fournée ce sera pour une durée d'un an, avec soit une personne à temps plein, soit deux personnes à mi-temps. Pour du développement, principalement de la maintenance, pas de grandes nouvelles fonctionnalités.
Pour mettre les choses en perspectives, Thibault Martin (un contributeur GNOME) a écrit un article sur son blog en lien avec le GNOME Fellowship. Il explique pourquoi, quand on fait un don à une communauté de logiciel libre, ce n'est pas uniquement utilisé pour le code.
Il compare avec l'achat de logiciels privateurs pour lesquels derrière le prix du produit, ça finance aussi le marketing, la comptabilité, le travail juridique, la gestion des ressources humaines, etc.
[^] # Re: ChuckNorris Fact
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Chuck Norris bronsorisé. Évalué à 2 (+0/-0).
Chuck Norris savait compter jusqu'à l'infini. Deux fois.
[^] # Re: Quel ramasse-miettes ?
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Créer un site Web local de documentation pouvant exporter en PDF avec mdBook. Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 20 mars 2026 à 16:35.
Rust force à avoir une meilleure architecture de code, et permet d'éviter en grande partie ce que j'appelle l'« architecture spaghetti » où tout dépend de tout (« sea of objects » en anglais, mais en bon français ça sonne moins bien ;) ).
(L'expression « code spaghetti » est plus général et peut ne concerner qu'un seul fichier source / une seule classe).
Rust, en d'autres mots, force à avoir une architecture ressemblant à un arbre :
- Il y a les feuilles : fonctions et classes utilitaires ne dépendant de rien d'autres de ce module (ça peut évidemment dépendre d'autres bibliothèques).
- Puis d'autres classes dépendant des « feuilles ».
- Et ainsi de suite en remontant l'arbre, on construit des trucs au-dessus des autres.
- Pour arriver à la fonction
main()qui est le nœud tout au-dessus de l'arbre (le point d'entrée pour le programme ; pour une bibliothèque il y a plusieurs points d'entrées : les symboles exportés).(Pour rester compréhensible j'utilise le vocabulaire usuel de la POO, pas le vocabulaire spécifique à Rust).
Le truc à éviter est si une classe feuille dépend d'une classe proche de la racine. Une classe proche de la racine a potentiellement accès à tout le reste du module. Donc c'est comme ça que « tout dépend de tout » et c'est entremêlé comme des spaghetti (cuits).
Avoir une architecture de classes sous forme d'arbre, ou un DAG (directed acyclic graph) est tout à fait possible dans n'importe quel langage orienté objets. Ça ressemble plus à un grand gâteau à plusieurs étages, ou encore une lasagne (mais je préfère le gâteau).
[^] # Re: Quel ramasse-miettes ?
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Créer un site Web local de documentation pouvant exporter en PDF avec mdBook. Évalué à 4 (+2/-0).
Sans doute celui de Java (par exemple), mais qui n'est pas mentionné.
Avant Rust (plus ou moins), il n'y avait que deux choix :
1. Un langage sécurisé mais avec un ramasse-miettes (langage de haut niveau).
2. Un langage sans ramasse-miettes, mais moins sécurisé (langage de bas niveau).
Rust combine les avantages des deux.
# La musique de démarrage des premières versions d'Ubuntu
Posté par Sébastien Wilmet (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Le « Wizz » de MSN, le son de Windows 95, un modem qui crépite... Ces bruits que nos enfants n'entendront sans doute jamais. Évalué à 6.
Ben oui, on est sur LinuxFr tout de même :-)
Ça non plus les nouvelles générations ne connaîtront pas.