Ça fait très plaisir à lire, merci ! Je n'ai pas entièrement connu cette époque du bureau Linux dans le style d'Enlightenment ou encore d'IceWM puisque je suis assez jeune et que ça fait uniquement depuis 4 ans que je m'intéresse à Linux.
Je comprends parfaitement ton point de vue du monde moderne dans le domaine du software, beaucoup de projets sont devenus plus complexes. Plus beaucoup de monde ne s'intéresse à l'univers du libre et on peut alors apercevoir qu'il y a de nombreuses désaffectations des projets "desktop", ou "grand public".
Heureusement, cela a légèrement changé depuis et en allant vers une croissance montante du nombre de gens qui s'y intéressent grâce à Proton ou plus simplement grâce à l'investissement acharné de Steam dans ce domaine.
Il faut tout de même nuancer en rappelant que SteamOS n'est par exemple pas tout à fait libre et mérite tout de même d'être alors concurrencé par des projets libres tels que SlyOS par exemple.
Le vrai problème actuel réside surtout dans le monde actuel du développement. Quasiment tous les développeurs se focalisent sur GitHub, les services Google... en bref, du propriétaire à fond et en plus le fait que les langages de programmation sont aujourd'hui de plus en plus simples empêche l'optimisation du code dans les logiciels récents.
Je ne suis pas vraiment développeur, mais c'est ce que je vois dans mon quotidien d'internaute. Beaucoup trop de gens utilisent par exemple GitHub de nos jours et c'est regrettable car ça centralise le monde du développement informatique dans un seul et même service qui de plus est propriétaire et dirigé par Microsoft, l'entreprise tant critiquée pour Windows 11 et Copilot...
Bref, le monde a changé, en bien mais surtout en mal à mon avis et faut essayer à tout prix de régler ça.
Merci beaucoup pour ton commentaire, je suis tout à fait d'accord.
Le but dans SlyOS est de toute façon de suivre le principe KISS via l'idée « that just works ».
Et au niveau du logo, c'est effectivement super ressemblant à Fantominus, je n'y avais même pas pensé et on pourrait carrément penser que l'idée vient de là, c'est assez drôle.
Les scripts des services OpenRC viennent en majorité du dépôt d'Artix Linux. Sinon ils proviennent aussi parfois directement de quelques dépôts GitHub comme pour par exemple celui pour Plymouth que j'ai d'ailleurs légèrement modifié pour convenir aux besoins de SlyOS.
GNOME est uniquement disponible dans la version 0.1 "Dxtrus" de SlyOS qui utilise systemd. C'est la version 0.2 "Invativ" parue il y a peu de temps qui a finalement pris sous son aile OpenRC ainsi que cette fois-ci niri.
Il y a de nombreux logiciels qui remplacent des services systemd mais ce sont uniquement ceux nécessaires à une utilisation bureautique voire Gaming. SlyOS peut être en grande partie configuré pour correspondre aux besoins de l'utilisateur mais ne va pas plus loin.
On considère par exemple bluetoothd ou encore NetworkManager comme des services nécessaire mais de simples commandes comme run0. Cependant, la commande userdbctl semble marcher sur SlyOS.
Sinon, pour plus d'informations, le mieux est d'aller analyser la configuration archiso de SlyOS ou encore de tester SlyOS dans une machine virtuelle.
C'est une bonne question... Mais je pense qu'ici, le véritable problème est autour des nombreuses controverses autour de systemd. En effet, je suis tout à fait d'accord avec toi, même si depuis il y a eu Wayland pour remplacer Xorg, ALSA est lui par contre un cas réel, aucun remplaçant de celui-ci n'est sorti depuis à ma connaissance. Je pense que c'est le cas notamment car ALSA fonctionne bien, qu'il n'y a pas eu de controverses autour et que le projet continue d'avancer correctement sans gêner personne.
Au contraire de systemd, qui lui a attiré de nombreux détracteurs autour de lui et qui s'est, par conséquent, donné une réputation de "méchant programme". Certes, systemd marche correctement mais il intègre des ajouts controversés, ne respecte pas le principe KISS et est paradoxalement intégré dans quasiment toutes les distributions Linux modernes.
On peut alors aussi penser à xdg-desktop-portal qui est peu controversé alors qu'il intègre des ajouts encore moins éthiques que ceux de systemd qui mériteraient alors à mon avis d'être remis en question sachant que ce programme occupe un monopole total sur une partie tout de même importante de Linux, c'est-à-dire les programmes sandboxés.
Je comprends ton point de vue. Je propose effectivement une série de concepts qui ne sont pas particulièrement originaux, puisque la plupart des distributions les revendiquent également. Il y a toutefois une nuance à apporter : dans SlyOS, chacun de ces concepts correspond à des choix concrets et peut être justifié par des éléments précis.
Moderne → SlyOS propose niri, un gestionnaire de fenêtres Wayland relativement récent, qui a déjà fait ses preuves et qui bénéficie d’un développement actif.
Léger → SlyOS se compose du nombre de paquets le plus limité possible. La version minimale contient moins de 700 paquets, tandis que la version complète en contient moins de 850. Cela réduit le nombre de composants susceptibles de poser problème et permet de conserver une consommation de ressources limitée. Les ISO de la version 0.2, « Invativ », sont également nettement plus légères que celles de nombreuses distributions Linux destinées à l’architecture x86_64, sans pour autant supprimer les fonctionnalités essentielles.
Simple à utiliser → SlyOS propose un programme d’accueil accessible depuis l’environnement live ou après l’installation. Il permet notamment de découvrir les principaux raccourcis et les outils disponibles. Le système peut également être utilisé sans passer par la ligne de commande grâce à Pamac, le gestionnaire de logiciels issu de Manjaro. Ce dernier est toutefois intégré à un système globalement beaucoup plus lourd que SlyOS.
Personnalisable → SlyOS s’appuie sur différents outils de personnalisation pour Wayland, comme Ironbar, Wofi, Hyprlock ou Vibepanel. Ils permettent d’obtenir un environnement de bureau suffisamment complet tout en laissant une grande liberté de modification. Il est possible de désinstaller ces outils et de les remplacer par d’autres alternatives. Le choix de niri facilite également cette personnalisation, puisque le gestionnaire de fenêtres est conçu pour être configuré en profondeur.
Performant → SlyOS utilise le noyau linux-cachyos, dans sa variante LTS, afin de bénéficier d’un bon compromis entre performances et stabilité. Le système consomme également peu de mémoire vive au démarrage grâce à l’utilisation d’OpenRC, de niri et d’un nombre limité de programmes. L’objectif est de proposer un bureau suffisamment complet pour un usage quotidien, sans multiplier les services exécutés en arrière-plan.
KISS → SlyOS utilise OpenRC, un gestionnaire de services qui suit une approche plus modulaire et plus proche du principe KISS que systemd. Ce dernier est régulièrement critiqué pour l’étendue de ses fonctionnalités, son poids et la complexité qu’il peut introduire dans le système. Ce choix ne signifie pas que systemd est inutilisable, mais simplement qu’OpenRC correspond davantage à la philosophie que je souhaite suivre avec SlyOS.
Intuitif → SlyOS présente les principaux raccourcis dès l’ouverture de l’environnement live ou après l’installation. Son bureau minimal, ainsi que l’accès aux paramètres et aux logiciels sans obligation d’utiliser la ligne de commande, doivent permettre à un utilisateur débutant de prendre rapidement le système en main. C’est toutefois un aspect qui se juge surtout à l’utilisation, et pas uniquement à partir de la liste des logiciels installés.
Je comprends également que l’explication est plus facile à suivre dans un commentaire que sur un site web. Cependant, j’ai aussi d’autres contraintes et je ne peux pas rédiger un long texte explicatif pour chaque échange, d’autant plus que je prévois de publier une dépêche consacrée au projet. Le meilleur moyen de se faire une opinion reste donc de tester SlyOS, par exemple dans une machine virtuelle.
La philosophie d’une distribution se manifeste d’abord par les choix logiciels qui la composent. C’est pour cette raison que je présente ces différents composants : ils permettent de comprendre concrètement la direction prise par SlyOS.
Concernant la remarque sur les concepts « flous » ou consensuels, je ne suis pas opposé à l’idée de présenter plus directement ce qui distingue SlyOS. Chaque concept est cependant associé à des choix précis, qui sont déjà expliqués dans les principes du projet et illustrés dans la galerie. Le caractère intuitif est plus difficile à résumer par la présence d’un logiciel particulier, puisqu’il dépend surtout de l’expérience d’utilisation.
Pour le point concernant le logiciel libre qui devient payant, ma position concerne principalement le modèle économique de Qt. Je ne reproche pas à un projet libre de chercher à se financer. Ce qui me dérange davantage, c’est que Qt repose notamment sur les revenus provenant de logiciels propriétaires et de licences commerciales. Je préfère donc soutenir des projets qui privilégient d’autres modèles, comme les dons, à l’image de ce qui existe autour de GTK.
Ma position peut paraître controversée, notamment parce que l’écosystème Linux dépend lui aussi largement de grandes entreprises, y compris Microsoft. Je ne prétends donc pas pouvoir éviter toute dépendance de ce type, mais j’essaie, autant que possible, de privilégier des logiciels et des projets capables de subsister sans être directement financés par le logiciel propriétaire.
Enfin, concernant la vie privée, remplacer systemd par OpenRC ne constitue évidemment pas, à lui seul, une garantie de meilleure confidentialité. Ce choix répond surtout à trois objectifs : éviter de renforcer la position dominante de systemd, utiliser un composant plus léger et rester plus proche du principe KISS.
Je considère néanmoins qu’OpenRC offre une approche plus prévisible et plus limitée dans son périmètre. Les inquiétudes récentes autour de l’ajout d’un champ birthDate dans les données utilisateur de systemd illustrent la raison pour laquelle je préfère limiter les composants centraux aux fonctions dont le système a réellement besoin. Le problème n’est pas uniquement l’existence de ce champ, qui peut être présenté comme optionnel, mais aussi le fait que systemd puisse devenir un point central pour intégrer ce type de mécanisme à l’avenir.
Je ne prétends pas qu’OpenRC garantit une meilleure confidentialité sur tous les plans. Je dis simplement que son périmètre plus restreint et son fonctionnement plus modulaire correspondent davantage au niveau de contrôle que je souhaite conserver dans SlyOS.
Merci beaucoup, j'étais en train d'en rédiger une, peut-être qu'elle contient de légères différences... Je l'ai soumise et elle est en attente de modération.
Si vous avez le temps ce serait plutôt intéressant de voir s'il y a des différences notables entre celle issue du journal et celle que je viens de rédiger et si elles sont importantes à prendre en compte ou non. Et annuler ma dépêche que je viens de soumettre à la modération pour éviter de causer un doublon serait plutôt important.
Je me suis mal exprimé... dans systemd, il y a eu un ajout d'une fonction expérimentale qui serait effectivement en rapport avec le plus gros problème qui est xdg-desktop-portal. Mais il est à l'heure actuelle compliqué de changer cela puisque xdg-desktop-portal est une dépendance presque cruciale dans Arch Linux. Un paquet alternatif contenant un patch pourrait être envisageable dans le dépôt de SlyOS via notamment l'alternative de xdg-desktop-portal Ageless Linux mais je n'ai pas vraiment le temps d'accomplir ça pour l'instant.
Ensuite, du côté de Qt, quand je dis que Qt n'est pas entièrement libre c'est leur licence commerciale qui me pose surtout problème. Après, en effet, ça touche à une ambiguïté puisque si on parle uniquement de logiciels libres tu as tout à fait raison.
De mon côté, sinon, c'est plutôt un choix personnel d'éviter Qt. Je n'ai jamais vraiment aimé Qt car je l'ai toujours trouvé moins bon visuellement que ce que propose GTK.
Et merci pour ton commentaire, vu que je me suis légèrement mal exprimé je vais changer quelque peu la formulation dans les deux principes de ce site.
Je l'explique rapidement dans mon site web via les principes de l'accueil. Mais pour faire simple, la philosophie de SlyOS est de proposer un bureau Linux moderne, libre, léger et simple à utiliser, tout en restant personnalisable et performant. La distribution suit entre autres la philosophie du principe KISS
Le projet privilégie les logiciels libres, le respect de la vie privée, l'utilisation la plus minimale de Qt (car Qtpropose des offres payantes sur son site web, ce que je n’apprécie pas forcément), l'intégration de Wayland et une base minimale mais qui ne limite pas l'utilisateur au niveau des fonctionnalités. SlyOS cherche en somme à offrir une distribution moderne, intuitive et propre aux débutants, sans limiter les utilisateurs plus expérimentés.
Ensuite, du côté de l'utilisateur c'est surtout au niveau de la vitesse d'initialisation du système que OpenRC tient un avantage face à systemd. OpenRC est aussi beaucoup plus léger que systemd et (de mon point de vue) plus simple de compréhension que Systemd (même si j'ai commencé en utilisant systemd).
[^] # Re: Plaisir de la découverte
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse à la dépêche Présentation de SlyOS, un système basé sur Arch linux équipé d'OpenRC, ReGreet et niri. Évalué à 1 (+0/-0).
Ça fait très plaisir à lire, merci ! Je n'ai pas entièrement connu cette époque du bureau Linux dans le style d'Enlightenment ou encore d'IceWM puisque je suis assez jeune et que ça fait uniquement depuis 4 ans que je m'intéresse à Linux.
Je comprends parfaitement ton point de vue du monde moderne dans le domaine du software, beaucoup de projets sont devenus plus complexes. Plus beaucoup de monde ne s'intéresse à l'univers du libre et on peut alors apercevoir qu'il y a de nombreuses désaffectations des projets "desktop", ou "grand public".
Heureusement, cela a légèrement changé depuis et en allant vers une croissance montante du nombre de gens qui s'y intéressent grâce à Proton ou plus simplement grâce à l'investissement acharné de Steam dans ce domaine.
Il faut tout de même nuancer en rappelant que SteamOS n'est par exemple pas tout à fait libre et mérite tout de même d'être alors concurrencé par des projets libres tels que SlyOS par exemple.
Le vrai problème actuel réside surtout dans le monde actuel du développement. Quasiment tous les développeurs se focalisent sur GitHub, les services Google... en bref, du propriétaire à fond et en plus le fait que les langages de programmation sont aujourd'hui de plus en plus simples empêche l'optimisation du code dans les logiciels récents.
Je ne suis pas vraiment développeur, mais c'est ce que je vois dans mon quotidien d'internaute. Beaucoup trop de gens utilisent par exemple GitHub de nos jours et c'est regrettable car ça centralise le monde du développement informatique dans un seul et même service qui de plus est propriétaire et dirigé par Microsoft, l'entreprise tant critiquée pour Windows 11 et Copilot...
Bref, le monde a changé, en bien mais surtout en mal à mon avis et faut essayer à tout prix de régler ça.
[^] # Re: Fraicheur du produit moulé à la louche
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse à la dépêche Présentation de SlyOS, un système basé sur Arch linux équipé d'OpenRC, ReGreet et niri. Évalué à 1 (+0/-0).
Merci beaucoup pour ton commentaire, je suis tout à fait d'accord.
Le but dans SlyOS est de toute façon de suivre le principe KISS via l'idée « that just works ».
Et au niveau du logo, c'est effectivement super ressemblant à Fantominus, je n'y avais même pas pensé et on pourrait carrément penser que l'idée vient de là, c'est assez drôle.
[^] # Re: systemd et OpenRC
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse à la dépêche Présentation de SlyOS, un système basé sur Arch linux équipé d'OpenRC, ReGreet et niri. Évalué à 1 (+0/-0).
Les scripts des services OpenRC viennent en majorité du dépôt d'Artix Linux. Sinon ils proviennent aussi parfois directement de quelques dépôts GitHub comme pour par exemple celui pour Plymouth que j'ai d'ailleurs légèrement modifié pour convenir aux besoins de SlyOS.
GNOME est uniquement disponible dans la version 0.1 "Dxtrus" de SlyOS qui utilise systemd. C'est la version 0.2 "Invativ" parue il y a peu de temps qui a finalement pris sous son aile OpenRC ainsi que cette fois-ci niri.
Il y a de nombreux logiciels qui remplacent des services systemd mais ce sont uniquement ceux nécessaires à une utilisation bureautique voire Gaming. SlyOS peut être en grande partie configuré pour correspondre aux besoins de l'utilisateur mais ne va pas plus loin.
On considère par exemple bluetoothd ou encore NetworkManager comme des services nécessaire mais de simples commandes comme run0. Cependant, la commande userdbctl semble marcher sur SlyOS.
Sinon, pour plus d'informations, le mieux est d'aller analyser la configuration archiso de SlyOS ou encore de tester SlyOS dans une machine virtuelle.
[^] # Re: Philosophie ?
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse au journal SlyOS, un système basé sur Arch linux avec OpenRC, ReGreet et le gestionnaire de fenêtres niri. Évalué à 0 (+0/-0).
Je connais absolument pas... J'ai plutôt fait le logo sans vraiment aller m'inspirer de quelque-chose. Je l'ai fait comme bon me semble.
[^] # Re: Et pour ARM ?
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse au journal SlyOS, un système basé sur Arch linux avec OpenRC, ReGreet et le gestionnaire de fenêtres niri. Évalué à 0 (+0/-0).
Oui je n'ai pour l'instant pas prévu de faire de version ARM pour SlyOS...
[^] # Re: Philosophie ?
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse au journal SlyOS, un système basé sur Arch linux avec OpenRC, ReGreet et le gestionnaire de fenêtres niri. Évalué à 2 (+2/-0).
Ahah ! Merci je le trouve aussi vraiment sympa surtout dans le terminal en ASCII ça rend vraiment bien ;D
[^] # Re: OpenRC
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse au journal SlyOS, un système basé sur Arch linux avec OpenRC, ReGreet et le gestionnaire de fenêtres niri. Évalué à 3 (+3/-0).
C'est une bonne question... Mais je pense qu'ici, le véritable problème est autour des nombreuses controverses autour de systemd. En effet, je suis tout à fait d'accord avec toi, même si depuis il y a eu Wayland pour remplacer Xorg, ALSA est lui par contre un cas réel, aucun remplaçant de celui-ci n'est sorti depuis à ma connaissance. Je pense que c'est le cas notamment car ALSA fonctionne bien, qu'il n'y a pas eu de controverses autour et que le projet continue d'avancer correctement sans gêner personne.
Au contraire de systemd, qui lui a attiré de nombreux détracteurs autour de lui et qui s'est, par conséquent, donné une réputation de "méchant programme". Certes, systemd marche correctement mais il intègre des ajouts controversés, ne respecte pas le principe KISS et est paradoxalement intégré dans quasiment toutes les distributions Linux modernes.
On peut alors aussi penser à xdg-desktop-portal qui est peu controversé alors qu'il intègre des ajouts encore moins éthiques que ceux de systemd qui mériteraient alors à mon avis d'être remis en question sachant que ce programme occupe un monopole total sur une partie tout de même importante de Linux, c'est-à-dire les programmes sandboxés.
[^] # Re: Philosophie ?
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse au journal SlyOS, un système basé sur Arch linux avec OpenRC, ReGreet et le gestionnaire de fenêtres niri. Évalué à 8 (+8/-0).
Je comprends ton point de vue. Je propose effectivement une série de concepts qui ne sont pas particulièrement originaux, puisque la plupart des distributions les revendiquent également. Il y a toutefois une nuance à apporter : dans SlyOS, chacun de ces concepts correspond à des choix concrets et peut être justifié par des éléments précis.
Moderne → SlyOS propose niri, un gestionnaire de fenêtres Wayland relativement récent, qui a déjà fait ses preuves et qui bénéficie d’un développement actif.
Léger → SlyOS se compose du nombre de paquets le plus limité possible. La version minimale contient moins de 700 paquets, tandis que la version complète en contient moins de 850. Cela réduit le nombre de composants susceptibles de poser problème et permet de conserver une consommation de ressources limitée. Les ISO de la version 0.2, « Invativ », sont également nettement plus légères que celles de nombreuses distributions Linux destinées à l’architecture x86_64, sans pour autant supprimer les fonctionnalités essentielles.
Simple à utiliser → SlyOS propose un programme d’accueil accessible depuis l’environnement live ou après l’installation. Il permet notamment de découvrir les principaux raccourcis et les outils disponibles. Le système peut également être utilisé sans passer par la ligne de commande grâce à Pamac, le gestionnaire de logiciels issu de Manjaro. Ce dernier est toutefois intégré à un système globalement beaucoup plus lourd que SlyOS.
Personnalisable → SlyOS s’appuie sur différents outils de personnalisation pour Wayland, comme Ironbar, Wofi, Hyprlock ou Vibepanel. Ils permettent d’obtenir un environnement de bureau suffisamment complet tout en laissant une grande liberté de modification. Il est possible de désinstaller ces outils et de les remplacer par d’autres alternatives. Le choix de niri facilite également cette personnalisation, puisque le gestionnaire de fenêtres est conçu pour être configuré en profondeur.
Performant → SlyOS utilise le noyau linux-cachyos, dans sa variante LTS, afin de bénéficier d’un bon compromis entre performances et stabilité. Le système consomme également peu de mémoire vive au démarrage grâce à l’utilisation d’OpenRC, de niri et d’un nombre limité de programmes. L’objectif est de proposer un bureau suffisamment complet pour un usage quotidien, sans multiplier les services exécutés en arrière-plan.
KISS → SlyOS utilise OpenRC, un gestionnaire de services qui suit une approche plus modulaire et plus proche du principe KISS que systemd. Ce dernier est régulièrement critiqué pour l’étendue de ses fonctionnalités, son poids et la complexité qu’il peut introduire dans le système. Ce choix ne signifie pas que systemd est inutilisable, mais simplement qu’OpenRC correspond davantage à la philosophie que je souhaite suivre avec SlyOS.
Intuitif → SlyOS présente les principaux raccourcis dès l’ouverture de l’environnement live ou après l’installation. Son bureau minimal, ainsi que l’accès aux paramètres et aux logiciels sans obligation d’utiliser la ligne de commande, doivent permettre à un utilisateur débutant de prendre rapidement le système en main. C’est toutefois un aspect qui se juge surtout à l’utilisation, et pas uniquement à partir de la liste des logiciels installés.
Je comprends également que l’explication est plus facile à suivre dans un commentaire que sur un site web. Cependant, j’ai aussi d’autres contraintes et je ne peux pas rédiger un long texte explicatif pour chaque échange, d’autant plus que je prévois de publier une dépêche consacrée au projet. Le meilleur moyen de se faire une opinion reste donc de tester SlyOS, par exemple dans une machine virtuelle.
La philosophie d’une distribution se manifeste d’abord par les choix logiciels qui la composent. C’est pour cette raison que je présente ces différents composants : ils permettent de comprendre concrètement la direction prise par SlyOS.
Concernant la remarque sur les concepts « flous » ou consensuels, je ne suis pas opposé à l’idée de présenter plus directement ce qui distingue SlyOS. Chaque concept est cependant associé à des choix précis, qui sont déjà expliqués dans les principes du projet et illustrés dans la galerie. Le caractère intuitif est plus difficile à résumer par la présence d’un logiciel particulier, puisqu’il dépend surtout de l’expérience d’utilisation.
Pour le point concernant le logiciel libre qui devient payant, ma position concerne principalement le modèle économique de Qt. Je ne reproche pas à un projet libre de chercher à se financer. Ce qui me dérange davantage, c’est que Qt repose notamment sur les revenus provenant de logiciels propriétaires et de licences commerciales. Je préfère donc soutenir des projets qui privilégient d’autres modèles, comme les dons, à l’image de ce qui existe autour de GTK.
Ma position peut paraître controversée, notamment parce que l’écosystème Linux dépend lui aussi largement de grandes entreprises, y compris Microsoft. Je ne prétends donc pas pouvoir éviter toute dépendance de ce type, mais j’essaie, autant que possible, de privilégier des logiciels et des projets capables de subsister sans être directement financés par le logiciel propriétaire.
Enfin, concernant la vie privée, remplacer systemd par OpenRC ne constitue évidemment pas, à lui seul, une garantie de meilleure confidentialité. Ce choix répond surtout à trois objectifs : éviter de renforcer la position dominante de systemd, utiliser un composant plus léger et rester plus proche du principe KISS.
Je considère néanmoins qu’OpenRC offre une approche plus prévisible et plus limitée dans son périmètre. Les inquiétudes récentes autour de l’ajout d’un champ
birthDatedans les données utilisateur de systemd illustrent la raison pour laquelle je préfère limiter les composants centraux aux fonctions dont le système a réellement besoin. Le problème n’est pas uniquement l’existence de ce champ, qui peut être présenté comme optionnel, mais aussi le fait que systemd puisse devenir un point central pour intégrer ce type de mécanisme à l’avenir.Je ne prétends pas qu’OpenRC garantit une meilleure confidentialité sur tous les plans. Je dis simplement que son périmètre plus restreint et son fonctionnement plus modulaire correspondent davantage au niveau de contrôle que je souhaite conserver dans SlyOS.
[^] # Re: transformer en dépêche
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse au journal SlyOS, un système basé sur Arch linux avec OpenRC, ReGreet et le gestionnaire de fenêtres niri. Évalué à 1 (+2/-1).
Merci beaucoup, j'étais en train d'en rédiger une, peut-être qu'elle contient de légères différences... Je l'ai soumise et elle est en attente de modération.
Si vous avez le temps ce serait plutôt intéressant de voir s'il y a des différences notables entre celle issue du journal et celle que je viens de rédiger et si elles sont importantes à prendre en compte ou non. Et annuler ma dépêche que je viens de soumettre à la modération pour éviter de causer un doublon serait plutôt important.
[^] # Re: OpenRC
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse au journal SlyOS, un système basé sur Arch linux avec OpenRC, ReGreet et le gestionnaire de fenêtres niri. Évalué à 5 (+5/-0).
Je me suis mal exprimé... dans systemd, il y a eu un ajout d'une fonction expérimentale qui serait effectivement en rapport avec le plus gros problème qui est xdg-desktop-portal. Mais il est à l'heure actuelle compliqué de changer cela puisque xdg-desktop-portal est une dépendance presque cruciale dans Arch Linux. Un paquet alternatif contenant un patch pourrait être envisageable dans le dépôt de SlyOS via notamment l'alternative de xdg-desktop-portal Ageless Linux mais je n'ai pas vraiment le temps d'accomplir ça pour l'instant.
Ensuite, du côté de Qt, quand je dis que Qt n'est pas entièrement libre c'est leur licence commerciale qui me pose surtout problème. Après, en effet, ça touche à une ambiguïté puisque si on parle uniquement de logiciels libres tu as tout à fait raison.
De mon côté, sinon, c'est plutôt un choix personnel d'éviter Qt. Je n'ai jamais vraiment aimé Qt car je l'ai toujours trouvé moins bon visuellement que ce que propose GTK.
Et merci pour ton commentaire, vu que je me suis légèrement mal exprimé je vais changer quelque peu la formulation dans les deux principes de ce site.
[^] # Re: Philosophie ?
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse au journal SlyOS, un système basé sur Arch linux avec OpenRC, ReGreet et le gestionnaire de fenêtres niri. Évalué à 2 (+2/-0).
Je l'explique rapidement dans mon site web via les principes de l'accueil. Mais pour faire simple, la philosophie de SlyOS est de proposer un bureau Linux moderne, libre, léger et simple à utiliser, tout en restant personnalisable et performant. La distribution suit entre autres la philosophie du principe KISS
Le projet privilégie les logiciels libres, le respect de la vie privée, l'utilisation la plus minimale de Qt (car Qt propose des offres payantes sur son site web , ce que je n’apprécie pas forcément), l'intégration de Wayland et une base minimale mais qui ne limite pas l'utilisateur au niveau des fonctionnalités. SlyOS cherche en somme à offrir une distribution moderne, intuitive et propre aux débutants, sans limiter les utilisateurs plus expérimentés.
[^] # Re: transformer en dépêche
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse au journal SlyOS, un système basé sur Arch linux avec OpenRC, ReGreet et le gestionnaire de fenêtres niri. Évalué à 1 (+1/-0).
Très sûrement ! Je suis nouveau sur le site et donc je ne connais pas vraiment toutes ses fonctionnalités...
Je viens de voir que je pouvais proposer une dépêche, je vais m'empresser de le faire, on verra bien ce que ça donne et merci pour l'idée !
[^] # Re: OpenRC
Posté par Minaucro (site web personnel) . En réponse au journal SlyOS, un système basé sur Arch linux avec OpenRC, ReGreet et le gestionnaire de fenêtres niri. Évalué à 7 (+9/-2). Dernière modification le 26 août 2026 à 11:24.
Sur mon site je l'explique dans les principes de SlyOS, mais grosso modo, SlyOS utilise OpenRC comme système d’initialisation car systemd est devenu une dépendance trop importante dans la communauté Linux. J'aime pas vraiment quand un programme obtient le monopole surtout que récemment, systemd a été illustré par des débats controversés, notamment via la proposition de vérification d'âge intégrée directement dans celui-ci.
Ensuite, du côté de l'utilisateur c'est surtout au niveau de la vitesse d'initialisation du système que OpenRC tient un avantage face à systemd. OpenRC est aussi beaucoup plus léger que systemd et (de mon point de vue) plus simple de compréhension que Systemd (même si j'ai commencé en utilisant systemd).