En ce début 2009, deux
frameworks web modernes viennent de sortir en version majeure : Zope 3.4.0 et Pylons 0.9.7.
Zope 3 est une réécriture complète de Zope sous forme de composants réutilisables. Il prend la forme de trois sous-ensembles :
- L'architecture de composants (Component Architecture) ;
- Une grosse bibliothèque de composants basés sur cette architecture ;
- Un serveur d'application permettant de créer une application web.
Pylons est un
framework MVC minimaliste mais extensible, récent, très simple à apprendre, et comparable à
Ruby-on-Rails ou
Symfony. La version 0.9.7 est la dernière grosse étape en direction d'une 1.0, attendue pour cette année. Pylons met l'accent sur la norme
WSGI et peut profiter de tous les middlewares WSGI (foutaises ? non, continuez encore quelques lignes).
Un des intérêts de Python pour le web est justement cette norme WSGI, qui permet l'interopérabilité entre les
frameworks, l'échange de composants, la standardisation, et la réutilisabilité.
Pour vous aider dans votre choix, les 26 dernières pages du
Linux Magazine de mars (n°114) , actuellement en kiosque, sont justement consacrées à ces technologies : le premier article expose les principes et les particularités de la publication web en Python, dont
WSGI, puis deux autres articles décortiquent trois frameworks web majeurs en Python :
Pylons,
Django et
Zope 3.
Pour rappel, le Linux Mag Hors-Série n°40 est consacré à Python et contient notamment un article dédié à la
Component Architecture de Zope 3.
Le logiciel d'enregistrement audio multipiste Ardour recherche de nouveaux sponsors après que le principal contributeur, Solid State Logic a informé qu'un conflit d'intérêt les empêche de continuer le soutien financier qu'ils ont apporté à Ardour en 2006.
Voici la traduction de l'annonce de Paul Davis.
S'il vous reste quelques euros au fond d'un compte paypal, n'hésitez pas à contribuer vous-même. Le premier but est d'atteindre les 8000$ de don le 28 février.
Mais Paul Davis recherche également des entreprises qui pourraient aider à créer une fondation à but non lucratif.
C'est un livre en anglais de 500 pages qui vient de paraître sur Zope 3, écrit par l'un des développeurs principaux, Philipp von Weitershausen. Il est surtout destiné aux développeurs web, en particulier ceux qui ont déjà une expérience dans les applications web, que ce soit J2EE, Zope 2, Django ou Turbogears.
Il s'agit d'une deuxième édition, revue, corrigée, complétée, et mise au goût du jour. En particulier elle s'applique à la toute dernière version 3.3.0 de Zope, dont l'API a été simplifiée et améliorée.
Ce livre est extrêmement bien rédigé et réalisé, très clair et très progressif. Il représente en réalité le manuel indispensable à l'apprentissage de Zope 3. Il permet de comprendre le cheminement intellectuel qui a mené à la création de certaines fonctionnalités, et aborde tous les sujets, du survol de l'architecture à sa mise en production. Tout au long du livre, une application web est progressivement construite pour servir de support.
On trouve également un résumé à la fin de chaque chapitre, de nombreuses comparaisons avec J2EE, des Flashback sur Zope 2 permettant de comprendre ce qui a évolué et pourquoi, et des indications sur ce qui est utilisable dans Zope 2 ou non.
Il est disponible aux éditions Springer et, cerise sur le gâteau, la qualité de la reliure est excellente. Il est pour l'instant disponible directement chez l'éditeur, ou chez Amazon.
À l'occasion de la sortie de Zope 3.3.0 voici une micro présentation permettant d'appréhender rapidement ce qu'offre Zope 3 pour le développeur web.
Zope est un serveur d'application web écrit en
Python. Les éléments (documents, images, templates ..) sont des objets stockés dans la base de données objets (ZODB) et sont publiés sur différents protocoles : HTTP, FTP, WebDAV, XML-RPC. On ne parle plus en termes de pages mais d'objets auxquels on applique des méthodes (vue, action, etc.). L'ensemble peut être entièrement piloté par une interface Web.
Zope 3 est une réécriture complète de Zope 2 sous forme d'une architecture à base de composants. De nombreuses versions sont apparues depuis 3 ans et il est aujourd'hui utilisable et utilisé en production (par ex. le
Launchpad d'Ubuntu ou le projet
SchoolTool).
Zope 3 permet d'aborder la puissance de Zope de manière plus directe et plus propre. Il est plus cohérent, plus homogène, plus léger et de plus en plus simple au fil des versions. Il est conçu dès le départ pour les projets complexes, mais il est maintenant possible de faire de petits sites et c'est probablement la meilleure façon d'apprendre progressivement. Néanmoins, il est préférable d'être à l'aise avec la programmation objet et les
design patterns. La modularité et la souplesse de Zope 3 rendent la plupart de ses composants indépendants du serveur d'application. À l'opposé, il est possible de réutiliser des produits externes sans les modifier grâce à l'écriture d'adaptateurs. L'accent est mis sur les notions d'interfaces, de tests unitaires et fonctionnels, et d'autodocumentation.
Vous trouverez dans la suite de l'article une liste des fonctionnalités de Zope 3, ainsi que deux exemples simples et concrets d'utilisation des technologies zope : la ZODB et les ZPT.
Zope 3 est sous licence ZPL 2, compatible avec la GPL.
eGroupWare est sorti la semaine dernière en version 1.2 après 20 mois de développement. Il s'agit d'un logiciel libre de travail collaboratif accessible depuis un navigateur, et synchronisable aussi bien avec des clients lourds (Evolution, Outlook) que des terminaux légers (Palm, téléphones mobiles). Cette version apporte de nouvelles fonctions et une amélioration notable des performances et de l'ergonomie.
Les applications fournies comprennent :
- un calendrier, avec gestion des permissions, des groupes, des rendez-vous, import/export iCal, import CSV
- un carnet d'adresses, pouvant être stocké (ou non) dans un annuaire LDAP, et donc consultable facilement depuis des logiciels de courrier électronique. Il peut être importé ou exporté via LDIF, vCard et CSV. Il est également possible de créer des champs personnalisés (numéro de sécurité sociale, etc.)
- le courrier électronique, via le client IMAP FelaMiMail, et relié au carnet d'adresses
- un suivi de la relation clientèle (CRM), nommé InfoLog et offrant les fonctions de Liste de tâches, Notes, et Journal d'appels téléphoniques. Il est possible d'y créer des liens vers les autres applications (calendrier, projets, etc.), de déléguer des tâches, de gérer les permissions (ACL), d'envoyer des alertes par e-mail, etc.
- une gestion de projets, reliée aux autres applications, avec diagramme de Gantt, gestion des contraintes, du budget, etc.
- une gestion des ressources, par exemple les salles de réunion
- un gestionnaire de fichier pour les téléchargements et envois de fichiers, pouvant stocker le contenu soit dans le système de fichiers, soit dans une base SQL, soit à travers un WebDAV.
- un suivi du temps de travail (timesheet), intégré au gestionnaire de projets
- un wiki
- un moteur de base de connaissances
- une gestion des processus métiers (workflow)
- un outil de création et de gestion de site web (SiteMgr), permettant de créer graphiquement et en ligne un portail (un peu à la façon de CPS) en affichant des boîtes de données issues des applications d'egroupware.
- d'autres applications telles qu'une gestion de sondages, des traductions, des signets, ou des partages Samba.
C'est le titre d'un diaporama présenté par Federico Mena-Quintero lors du GNOME Summit 2005 qui a eu lieu à Boston du 8 au 10 octobre dernier.
Au menu, des explications sur les raisons de certaines lenteurs de Gtk, et sur les multiples façons d'améliorer le tout.
En seulement deux jours de travail, l'auteur (aidé par Billy Biggs, Owen Taylor, Carl Worth et Keith Packard) a déjà réussi à gagner 24% de vitesse sur Pango.
Je vous laisse lire le reste et si certains d'entre vous sont des programmeurs/étudiants/professionnels/passionnés chevronnés disposant d'un peu de temps, n'hésitez pas à participer à cet effort d'optimisation et de profiling, car tout le bureau Gnome et toutes les applications GTK vont en bénéficier d'un coup !
L'équipe de l'installateur Debian est fière d'annoncer la troisième et dernière version bêta de l'installateur Debian pour Sarge. Voici les quelques unes des nouvelles fonctionnalités :
* nouveau partitionneur facile à utiliser qui supporte le partitionnement automatique et la gestion des volumes logiques ;
* utilisation de grub comme chargeur de démarrage par défaut pour l'architecture i386 ;
* support des réseaux sans fils ;
* noyau 2.4.25, avec support de SATA et corrections de sécurité ;
* support du système de fichiers XFS ;
* support des architectures i386, ia64, sparc, m68k (mac), mips et alpha ;
* traduction complète dans 25 langues ;
* logo de démarrage (de Mark Riedesel) ;
* version préliminaire du manuel d'installation.
On n'a pas l'habitude de voir des décisions juridiques un peu logiques en rapport avec le peer-2-peer, mais en voici au moins une.
Il s'agit de Grokster et Morpheus, dont il a été décidé que les services pouvaient très bien avoir une utilité légale !
Steve Coleman est un célèbre jazzman qui met une partie de sa musique en téléchargement gratuit sur Internet. Comme beaucoup de personnes lui ont demandé pourquoi il faisait cela, il a créé un petit article sur son site Web pour expliquer ses motivations.
Une traduction en français de cet article a été réalisée par Jean-Michel Paroutaud.
Je ne pense pas que les morceaux de Coleman soient sous l'Open Audio License, mais peut-être ne serait-il pas contre ?
Comme chacun le sait, un graticiel (freeware) n'est qu'un logiciel gratuit. Pour Windows, il existe de très nombreux graticiels ; certains sont développés par des entreprises qui cherchent à se faire connaître avec un bon graticiel, d'autres sont faits par des particuliers qui n'ont d'autre motivation que la passion de programmer et/ou la fierté d'être l'auteur d'un logiciel.
Pour les premiers, je suppose qu'on ne peut rien faire.
Mais pour les seconds, (...)
J'ai effectué une traduction rapide en français de l'article de Richard Stallman, posté hier sous le titre "Richard M Stallman s'exprime sur le trusted computing".
Je pense qu'il est important de traduire ce genre d'article car ça augmente leur portée, et ce qu'il dit est important et inquiétant. Plus on parle de ce genre de chose, plus on a de chance de le faire comprendre au grand public, et donc de le faire échouer.
L'avantage avec les articles de RMS est qu'ils sont souvent vulgarisés, et on peut donc les faire lire à n'importe qui... Faites circuler !
(n'hésitez pas à me proposer des modifs pour la traduction si vous trouvez des erreurs)