C'est pas le prestige d'avoir la plus grosse machine, c'est le prestige de faire la prochaine grosse avancée en science.
Les machines du Top500 (celles destinées au HPC qui font du PFlops) ont deux utilités bien distinctes qu'il ne faut pas confondre : la science et la technologie.
Du côté technologique, la puissance de ces outils de calcul permet des gains de temps (très utiles pour l'industrie) et de précision (à plus long terme pour la prévision météorologique par exemple). Ces outils trouvent leur légitimité par le fait que le temps c'est de l'argent.
Du côté scientifique on nous rebat régulièrement les oreilles avec toujours les mêmes sujets restreints : climatologie, géophysique, neurosciences, … De plus les domaines d'application des machines les plus puissantes sont très limités : soit des machines moins performantes (de l'ordre du TFlops) ont déjà permis d'obtenir des résultats, soit la puissance nécessaire reste trop faible (il faudrait des machines de l'ordre de l'HFlops). Bref c'est d'un intérêt limité. Au passage, si la recherche scientifique était l'objectif réellement visé, on serait en droit d'attendre que le financement de ces outils de calcul haute performance soit assuré par une collaboration mondiale et non pas nationales (France, USA, Chine, Japon) ou communautaire (Europe).
Au final, j'y vois surtout un intérêt pour l'industrie. D'une part ça permet à des grands groupes informatiques de développer, tester et vendre leur matériels. Et à d'autres de tirer profits (exploitation à desseins commerciaux), de ces outils sous-exploités scientifiquement et souvent financés par de l'argent public. L'intérêt du HPC me semble indéniablement et quasi exclusivement économique ; la science n'étant qu'un argument de vente.
[^] # Re: La question a 1 giga yuan...
Posté par croux . En réponse à la dépêche Sortie du Top 500 de juin 2013. Évalué à 2.
Les machines du Top500 (celles destinées au HPC qui font du PFlops) ont deux utilités bien distinctes qu'il ne faut pas confondre : la science et la technologie.
Du côté technologique, la puissance de ces outils de calcul permet des gains de temps (très utiles pour l'industrie) et de précision (à plus long terme pour la prévision météorologique par exemple). Ces outils trouvent leur légitimité par le fait que le temps c'est de l'argent.
Du côté scientifique on nous rebat régulièrement les oreilles avec toujours les mêmes sujets restreints : climatologie, géophysique, neurosciences, … De plus les domaines d'application des machines les plus puissantes sont très limités : soit des machines moins performantes (de l'ordre du TFlops) ont déjà permis d'obtenir des résultats, soit la puissance nécessaire reste trop faible (il faudrait des machines de l'ordre de l'HFlops). Bref c'est d'un intérêt limité. Au passage, si la recherche scientifique était l'objectif réellement visé, on serait en droit d'attendre que le financement de ces outils de calcul haute performance soit assuré par une collaboration mondiale et non pas nationales (France, USA, Chine, Japon) ou communautaire (Europe).
Au final, j'y vois surtout un intérêt pour l'industrie. D'une part ça permet à des grands groupes informatiques de développer, tester et vendre leur matériels. Et à d'autres de tirer profits (exploitation à desseins commerciaux), de ces outils sous-exploités scientifiquement et souvent financés par de l'argent public. L'intérêt du HPC me semble indéniablement et quasi exclusivement économique ; la science n'étant qu'un argument de vente.