• [^] # Re: Une question

    Posté par . En réponse à la dépêche Interview de RMS. Évalué à 2.

    Comme le souligne NonPasDuTout Effaces, le fait que les logiciels libres favorise la concurrence par opposition à Microsoft qui représente un monopole digne des pays communistes les plus orthodoxes, est assez troublant. Mais je crois que cette analogie est trompeuse car elle ne tient pas compte du fait que les LL promotionnent une concurrence serte mais une concurrence publique face à un monopole privé. En fait, de ce point de vue, la confrontation LL/Microsoft démontrent surtout que les notions de publique et de privé priment sur les notions de monopole/concurrence.
    Là où le système économique des LL se rapport davantage à l'ultra libéralisme qu'au socialisme, c'est par rapport à la notion de valeur du travail. En prônant la gratuité (oui je sais, libre != gratuit, mais dans les faits c'est la gratuité qui est mise en avant et les discours sont souvent ambigus, même chez des personnes comme RMS), des LL déprécient la valeur du travail des programmeurs, ce qui va dans le sens de l'UL pour qui la valeur d'une marchandise doit être fixée par le marché et non par la valeur du travail accomplie. Un système économique social tend à redistribuer les richesses produites en valorisant des salaires. Le but d'un système ultra libérale est de sortir les richesses produites du circuit économique traditionnel pour le capitaliser.
    Les logiciels libres, étant développés par des bénévoles, apportent aux entreprises des outils permettant de produire des richesses qui ne seront pas redistribués sous forme de salaire. Si les logiciels libres étaient développés par des entreprises, cette affirmation serait beaucoup moins vraie (seule le gain de production de ces outils du à un développement en commun ne seraient pas redistribués) mais c'est malheureusement très rarement le cas.
    Par ailleurs, on dit souvent que le brevet logiciel favorise le monopole des grosses sociétés qui possèdent ces brevets, mais l'absence de brevets favorise également ces grosses sociétés car elles ont un pouvoir de promotion et de diffusion bien supérieure aux petites boites. En outre, l'absence de doit va dans le sens de l'ultra libéralisme qui tend à abolir tout droit pour ne garder qu'une seule loi, celle du plus fort.
    Voilà, c'était ma minute anti logiciel libre, je ne suis pas entièrement convaincue par ces arguments mais ils existent.