«Les projets libres hébergés sur SourceForge n'ont pas trop de soucis à avoir.»
Je ne suis pas trop d'accord : ils vont avoir des problèmes, oui, mais pas de propriété intellectuelle : ils vont avoir des problèmes liés aux fait qu'ils sont «enfermés dans SourceForge». C'est ce qui est expliqué dans l'article : lorsqu'ils vont vouloir quitter SourceForge, il va leur falloir récupérer leurs archives CVS, mailing-lists, bug tracking, forums, web,... et c'est là que le bas blesse. SF ne fournit aucun moyen d'extraire toutes ces infos. On ne peut pas se connecter directement et interactivement sur le serveur de bases de données pour récupérer ce qui y est stocké, pas plus que sur le serveur de mailing-lists pour récupérer les archives et en faire un tarball, pas plus qu'on ne peut se logger sur la machine CVS pour faire une seule archives de son arborescence de projet. Résultat des courses : le coût de migration peut s'avérer énorme, car de l'historique est perdu...
En fait les logiciels ne vont pas avoir de problèmes en eux-mêmes, par contre les projets si.
«Rappelons que VA Linux n'est pas l'ogre MS qui voudrait manger le Libre.»
Certes, ils n'ont pas une taille suffisante pour exterminer le libre, mais ils ont un pouvoir de nuisance potentiel qui est plutôt énorme...
«L'enjeu n'est donc pas dans la pérennité des projets
mais dans la qualité de l'infrastructure qui les supporte.»
L'enjeu est à mon avis dans la pérennité de ces infrastructures. Le libre assure la pérennité par sa licence, d'une part, mais c'est surtout son état d'esprit qui fait la différence. L'option de formats ouverts est un autre aspect ultra-important qui est véhiculé par la Communauté. On se rend compte aujourd'hui avec SourceForge qu'il y a aussi un autre truc important : l'accessibilité des données ouvertes.
Oui, peu importe que V.A. Linux exploite les données des utilisateurs sur des serveurs faisant tourner GNU/Linux et tutti quanti, si les données ne sont pas accessibles lorsqu'on veut partir de SourceForge pour migrer vers un autre hébergement du projet : on est bloqué !
«Faut-il migrer ? Etudiez les deux programmes et essayez de voir comment ils vont
évoluer. Quels avantages compenseront les coûts de migrations. Je pense que les
coûts sont sans doute très liés à la taille des projets et au nombre de contributeurs.»
Oui, il est indispensable de réfléchir à cet aspect, qui est le vrai point bloquant. Cependant, il me semble évident que plus on reste sur une plate-forme qui dérive, même si on ne ressent pas d'urgence à quitter le navire, plus on accumule du passif qui rendra la migration plus douloureuse plus tard.
Alors, selon moi, migrer rapidement sur une plate-forme ouverte est indipensable.
J'ajouterai, au risque de ne pas être populaire, à prôner plutôt une migration vers une plate-forme ouverte au sens de l'accessibilité des données, plutôt que vers une plate-forme qui tourne sur du logiciel libre (si on doit faire un choix et établir des priorités). Cela me semble important d'apporter cette précision car si aujourd'hui on assiste à cette distanciation de certains acteurs du logiciel libre, ce n'est pas que parce que le logiciel faisant tourner SouceForge n'est pas libre. Les autres considérations sont tout aussi importantes.
[^] # Re: fork
Posté par R4f . En réponse à la dépêche La dérive de SourceForge. Évalué à 10.
Je ne suis pas trop d'accord : ils vont avoir des problèmes, oui, mais pas de propriété intellectuelle : ils vont avoir des problèmes liés aux fait qu'ils sont «enfermés dans SourceForge». C'est ce qui est expliqué dans l'article : lorsqu'ils vont vouloir quitter SourceForge, il va leur falloir récupérer leurs archives CVS, mailing-lists, bug tracking, forums, web,... et c'est là que le bas blesse. SF ne fournit aucun moyen d'extraire toutes ces infos. On ne peut pas se connecter directement et interactivement sur le serveur de bases de données pour récupérer ce qui y est stocké, pas plus que sur le serveur de mailing-lists pour récupérer les archives et en faire un tarball, pas plus qu'on ne peut se logger sur la machine CVS pour faire une seule archives de son arborescence de projet. Résultat des courses : le coût de migration peut s'avérer énorme, car de l'historique est perdu...
En fait les logiciels ne vont pas avoir de problèmes en eux-mêmes, par contre les projets si.
«Rappelons que VA Linux n'est pas l'ogre MS qui voudrait manger le Libre.»
Certes, ils n'ont pas une taille suffisante pour exterminer le libre, mais ils ont un pouvoir de nuisance potentiel qui est plutôt énorme...
«L'enjeu n'est donc pas dans la pérennité des projets
mais dans la qualité de l'infrastructure qui les supporte.»
L'enjeu est à mon avis dans la pérennité de ces infrastructures. Le libre assure la pérennité par sa licence, d'une part, mais c'est surtout son état d'esprit qui fait la différence. L'option de formats ouverts est un autre aspect ultra-important qui est véhiculé par la Communauté. On se rend compte aujourd'hui avec SourceForge qu'il y a aussi un autre truc important : l'accessibilité des données ouvertes.
Oui, peu importe que V.A. Linux exploite les données des utilisateurs sur des serveurs faisant tourner GNU/Linux et tutti quanti, si les données ne sont pas accessibles lorsqu'on veut partir de SourceForge pour migrer vers un autre hébergement du projet : on est bloqué !
«Faut-il migrer ? Etudiez les deux programmes et essayez de voir comment ils vont
évoluer. Quels avantages compenseront les coûts de migrations. Je pense que les
coûts sont sans doute très liés à la taille des projets et au nombre de contributeurs.»
Oui, il est indispensable de réfléchir à cet aspect, qui est le vrai point bloquant. Cependant, il me semble évident que plus on reste sur une plate-forme qui dérive, même si on ne ressent pas d'urgence à quitter le navire, plus on accumule du passif qui rendra la migration plus douloureuse plus tard.
Alors, selon moi, migrer rapidement sur une plate-forme ouverte est indipensable.
J'ajouterai, au risque de ne pas être populaire, à prôner plutôt une migration vers une plate-forme ouverte au sens de l'accessibilité des données, plutôt que vers une plate-forme qui tourne sur du logiciel libre (si on doit faire un choix et établir des priorités). Cela me semble important d'apporter cette précision car si aujourd'hui on assiste à cette distanciation de certains acteurs du logiciel libre, ce n'est pas que parce que le logiciel faisant tourner SouceForge n'est pas libre. Les autres considérations sont tout aussi importantes.