• # Comme dirait l'autre : je l'avais prédit !

    Posté par . En réponse au journal Les premières monstro-plantes. Évalué à 7.

    Ce qui est impressionnant, c'est la vitesse à laquelle ces variétés résistantes se sont développées.

    Impressionnant, peut-être. Mais pas surprenant pour autant !
    Il y a 15 ans déjà (voire même plus), le développement de populations résistantes était cité comme un des risques majeurs de cette catégorie d'OGM (plus sérieux encore que les risques pour le consommateur).

    L'efficacité de la technique pendant les premières années allait affamer les prédateurs (enfin, le maillon suivant dans la chaîne alimentaire), puis l'intense pression de sélection allait favoriser le développement rapide des populations résistantes (que les prédateurs naturels ne seraient même plus là pour réguler...)

    Les scientifiques indépendants préconisaient de mettre en place des zones franches, sans herbicide, où les mauvaises herbes pourraient se développer librement (sans favoriser les individus résistants), et ainsi faire baisser la pression de sélection dans les zones cultivées (grâce au vent et à nos amies les abeilles).

    Mais les lobbyistes ont convaincu les sages politiques de ne pas écouter ces dangereux écolos qui menaçaient la rentabilité de la technique ! Ouf.