• [^] # Re: certes

    Posté par . En réponse au journal recherche stagiaires traitement d'images. Évalué à 9.

    Et si on comprend bien la dynamique, on voit que ce n'est pas prêt de s'arrêter :

    - Un étudiant fait une école d'ingé, paye une petite fortune au passage et se fait bourrer le crâne sur la supériorité incontestable de sa formation, puis fait son stage de fin d'études, décroche le diplôme et arrive sur le marché du travail.
    - Il se retrouve en position de recruter un collaborateur (ou un stagiaire). Sur quels critères va t-il raisonner pour imaginer le profil du candidat idéal ? Sur ceux qu'il a reçus pendant sa formation, confortés par sa propre expérience. A savoir :

    * Ingé ou autre Bac+5 : collaborateur autonome, capable de penser
    * Bac+2 : ouvrier des nouvelles technologies, complètement inapte à concevoir un projet. Juste bon à pisser du code sous tutelle. Mais on peut toujours en avoir quelques-uns sous la main, ça décharge bien.
    * Bac : ah mince c'est vrai ça existe aussi... Ben y'a de la place pour eux... Chez macdo !

    Il faut souvent de nombreuses années d'expérience professionnelle dans des univers variés pour s'apercevoir que les cas ne sont pas aussi tranchés, que la diversité des situations individuelles est une chance pour l'entreprise de se renouveler, et non un fardeau qu'il faut filtrer.

    Je pense qu'on est pas là de voir la fin de ces clichés en France. Même si heureusement certains savent dépasser ces clichés et donner une véritable chance de faire ses preuves au candidat, on risque de voir ça encore très longtemps, hélas.

    J'invite les recruteurs présents ou futurs à s'inspirer davantage des pratiques américaines (notamment) en la matière.