• [^] # Re: Ne boudons pas notre plaisir... mais ne tirons pas de plan sur la co

    Posté par . En réponse à la dépêche Brevets : M. Rocard remplace A. McCarthy. Évalué à 2.

    > Sauf que justement si tu veux faire du service public, c'est-à-dire garantir à tous un accès équitable aux mêmes ressources, et bien tu es bien obligé de faire payer un peu plus cher les personnes pour qui l'accès au service est plus facile, afin de dégager des ressources pour rendre ce même service accessible à moindre frais dans des zones moins favorisées. Une société privée n'a aucun intérêt à faire ce genre de concessions. Elle tirera les prix vers le bas et finira par imposer ses conditions à la société publique qui devra arrêter de déservir les zones non rentables.

    C'est l'état qui fixe les règles. Si l'état dit que pour être un fournisseur d'électricité il faut fournir l'électricité partout en France et au même prix, celà doit être fait. Point barre. Sinon le fournisseur d'électricité n'est plus fournisseur d'électricité.
    Partant de ça, on peut effectivement discuter de la "démission" des politiques qui ne jurent que par la "liberté" et considère toute contrainte comme un problème.

    > Un état n'a aucun moyen de faire pression sur une société privée qui gèrerait tout une infrastructure essentielle à la marche de l'économie (je te laisse choisir le secteur).

    Faut pas tout mélanger. L'entreprise peut-être privée et le commanditaire peut-être l'état. C'est grosso-modo ce qui se passe avec EDF. Au final, par rapport à du "tout public", ça ne change pas grand chose. En ça, le "service public privé" est effectivement un myth, car par définition il ne peut pas exister.

    > En tout cas, pas celui de donner la gestion du réseau à quelqu'un d'autre

    Il n'a jamais été question de ça. La France à un monopole sur l'infrastructure de l'électricité française. C'est normal et ce n'est pas remis en cause (ni par l'Europe contrairement à ce qu'on veux laisser croire).

    > En l'absence de contrainte, la logique comptable de recherche de rentabilité se fera nécessairement au détriment de la qualité et/ou de la sécurité.

    Absolument. Mais libéralisme n'est pas équivalent d'absence de contrainte. Libéralisme c'est la concurrence. Le marché automobile est 100 % "libéré" en Europe pourtant il y a des tonnes de contrainte sur la sécurité active et passive.
    Libérer un maché, ce n'est pas le transformer en farewest sans foi ni lois.