Un bon programme d'enseignement devrait comporter une partie "sans IA".
C'est aussi ce que je pense.
En fait il y a deux problèmes liés à l'IA générative:
le rendu et l'évaluation des étudiants. C'est difficile de savoir ce qu'ils ont fait eux-mêmes ou non. Mais est-ce le vrai problème ? Je ne le pense pas, soit ils sont capable de bien utiliser les outils, soit il faut changer notre mode d'évaluation. Ce problème qui semble inquiéter beaucoup de collègue m'inquiéte assez peu, c'est juste un changement de pratique et de ce que l'on évalue.
le processus de reflexion et la compréhension des concepts. Sans même parler de l'évaluation. L'utilisation de l'IA générative (de manière non raisonnée, une utilisation raisonnée pour échanger avec elle sur des concepts et se tester est plutôt une bonne utilisation) me pose beaucoup plus de problèmes. C'est sur les compétences intrinsèques des étudiants que le problème se pose, en cassant tout le processus reflexif dans la formation. Et pour ça, je n'ai pas de solutions et je suis un peu démuni.
On le faisait déjà dans notre secteur (certains programmes font commencer par de l'électronique puis de l'assembleur et enfin seulement des langages de haut niveau).
On le fait aussi pour d'autres domaines comme le calcul (on apprends à compter de tête avant de se servir d'une calculatrice).
Oui mais comment faire quand l'essentiel du travail des étudiants se fait chez eux sans notre contrôle ? On ne va quand même pas les enfermer dans un camp de travail, sans communication avec l'extérieur, pendant 1 an. Pour faire cela, il faudrait de sérieuses modifications législatives et constitutionnelles.
[^] # Re: Mon petit retour sur le sujet
Posté par jben . En réponse au journal Coder avec l'IA : le déclin du plaisir. Évalué à 3.
C'est aussi ce que je pense.
En fait il y a deux problèmes liés à l'IA générative:
le rendu et l'évaluation des étudiants. C'est difficile de savoir ce qu'ils ont fait eux-mêmes ou non. Mais est-ce le vrai problème ? Je ne le pense pas, soit ils sont capable de bien utiliser les outils, soit il faut changer notre mode d'évaluation. Ce problème qui semble inquiéter beaucoup de collègue m'inquiéte assez peu, c'est juste un changement de pratique et de ce que l'on évalue.
le processus de reflexion et la compréhension des concepts. Sans même parler de l'évaluation. L'utilisation de l'IA générative (de manière non raisonnée, une utilisation raisonnée pour échanger avec elle sur des concepts et se tester est plutôt une bonne utilisation) me pose beaucoup plus de problèmes. C'est sur les compétences intrinsèques des étudiants que le problème se pose, en cassant tout le processus reflexif dans la formation. Et pour ça, je n'ai pas de solutions et je suis un peu démuni.
Oui mais comment faire quand l'essentiel du travail des étudiants se fait chez eux sans notre contrôle ? On ne va quand même pas les enfermer dans un camp de travail, sans communication avec l'extérieur, pendant 1 an. Pour faire cela, il faudrait de sérieuses modifications législatives et constitutionnelles.