En fait, on a mis beaucoup de temps à s'en rendre compte, mais globalement, le sexe avec les enfants, ça perturbe lesdits enfants très longtemps après. Comme le dit l'UNICEF:
Les observations montrent que la violence sexuelle peut avoir, à court ou long terme, de sévères répercussions physiques, psychologiques et sociales, non seulement pour les filles et les garçons qui en sont victimes, mais aussi pour leurs familles et leurs communautés. Cela comprend les risques accrus de maladie, de grossesse indésirée, de détresse psychologique, de stigmatisation, de discrimination et de difficultés scolaires.
C'est peut-être compliqué de comprendre que, oui, tu dois penser non seulement au consentement de l'autre mais aussi à jauger sa «capacité à consentir» (et tout ça, avant de penser à toi) quand il s'agit de sexe, mais je crois que ça évite beaucoup de malheurs ultérieurs.
Définir «enfant» c'est important, parce que ça permet de définir «consentement». Il y a des âges (et on pourrait même dire : des états de conscience) où le consentement est beaucoup moins clair : en clair, si tu as 8 ans, ou que tu ne parles pas la langue, que tu es autiste, drogué·e, que tu es un perroquet (...), le mot «consentement» est très flou.
Jusqu'au XIXe siècle, en fait, ça n'existait pas vraiment le viol juridiquement, à la limite on condamnait quelqu'un parce qu'il avait laissé des blessures sur le corps de l'autre, ou (pire !) parce que l'acte s'était passé dehors et que quelqu'un d'autre se baladait dans la rue et a vu une paire de fesses : atteinte à la pudeur ! Donc la question du «consentement» a mis beaucoup de temps à arriver, et est encore difficile à traiter... C'est une innovation juridique très performante pour éviter que des humains deviennent des violeurs (violeuses ?) en série. Mais c'est moins performant pour les cas où il s'agit d'une affaire précise entre deux humains, parce que c'est souvent parole-contre-parole, sans témoins. (Solution logique : il faudrait faire l'amour plus souvent devant tout le monde ? Surtout au début ? Euh...)
... mais bref, tu ne peux pas juste dire «peu importe ce que signifie "mineur"», c'est au contraire une question centrale et récente (disons, ça fait moins d'un siècle qu'on en parle sérieusement, avec des risques judiciaires non nuls). C'est la découverte de l'inconscient, du refoulement, bref, de la psychologie, et de la psychométrie (des études à long terme) qui ont fait bouger les choses, et malheureusement, l'opinion de certains quidams et de certaines personnalités (les années 70 bonjour) ne bougent pas aussi vite que la loi.
Je suis d'accord pour dire qu'on vit dans une époque où des omertas généralisées sont lancées à partir de simples boutades ou de petits débats sensibles, et on devrait régler ça, je ne sais pas trop comment. (Moins d'Internet ?)
Le fond reste pour moi : il est très important de définir juridiquement ce qu'est le consentement à partir de la «capacité à consentir» de celle·celui qui donne son consentement.
[^] # Re: Le plus gros problème des gens
Posté par Nucleos . En réponse au journal Richard Stallman démissionne. Évalué à 2.
En fait, on a mis beaucoup de temps à s'en rendre compte, mais globalement, le sexe avec les enfants, ça perturbe lesdits enfants très longtemps après. Comme le dit l'UNICEF:
C'est peut-être compliqué de comprendre que, oui, tu dois penser non seulement au consentement de l'autre mais aussi à jauger sa «capacité à consentir» (et tout ça, avant de penser à toi) quand il s'agit de sexe, mais je crois que ça évite beaucoup de malheurs ultérieurs.
Définir «enfant» c'est important, parce que ça permet de définir «consentement». Il y a des âges (et on pourrait même dire : des états de conscience) où le consentement est beaucoup moins clair : en clair, si tu as 8 ans, ou que tu ne parles pas la langue, que tu es autiste, drogué·e, que tu es un perroquet (...), le mot «consentement» est très flou.
Jusqu'au XIXe siècle, en fait, ça n'existait pas vraiment le viol juridiquement, à la limite on condamnait quelqu'un parce qu'il avait laissé des blessures sur le corps de l'autre, ou (pire !) parce que l'acte s'était passé dehors et que quelqu'un d'autre se baladait dans la rue et a vu une paire de fesses : atteinte à la pudeur ! Donc la question du «consentement» a mis beaucoup de temps à arriver, et est encore difficile à traiter... C'est une innovation juridique très performante pour éviter que des humains deviennent des violeurs (violeuses ?) en série. Mais c'est moins performant pour les cas où il s'agit d'une affaire précise entre deux humains, parce que c'est souvent parole-contre-parole, sans témoins. (Solution logique : il faudrait faire l'amour plus souvent devant tout le monde ? Surtout au début ? Euh...)
... mais bref, tu ne peux pas juste dire «peu importe ce que signifie "mineur"», c'est au contraire une question centrale et récente (disons, ça fait moins d'un siècle qu'on en parle sérieusement, avec des risques judiciaires non nuls). C'est la découverte de l'inconscient, du refoulement, bref, de la psychologie, et de la psychométrie (des études à long terme) qui ont fait bouger les choses, et malheureusement, l'opinion de certains quidams et de certaines personnalités (les années 70 bonjour) ne bougent pas aussi vite que la loi.
Je suis d'accord pour dire qu'on vit dans une époque où des omertas généralisées sont lancées à partir de simples boutades ou de petits débats sensibles, et on devrait régler ça, je ne sais pas trop comment. (Moins d'Internet ?)
Le fond reste pour moi : il est très important de définir juridiquement ce qu'est le consentement à partir de la «capacité à consentir» de celle·celui qui donne son consentement.