J'ai toujours un peu de mal avec cette tendance à culpabiliser le consommateur. Et pour le coup, il s'agit en plus vraiment d'un domaine où la majorité des efforts pourraient venir des multinationales du web, des grandes entreprises, etc. davantage qu'au niveau individuel, avec ce pauvre quidam qui a mauvaise conscience de voir son film en VOD plutôt que sur sa vieille télé cathodique.
Par contre, au niveau des entreprises, la chose devient intéressante, je pense notamment au server farm solaire par ex. (même si quid de la production des cellules photovoltaïques). Peut-être faudrait-il davantage de transparence à ce niveau. Voire des taxes du genre pollueur-payeur (peut-être existent-elles déjà, je n'en ai pas connaissance...) mais qui visent précisément les acteurs du web en fonction par ex. du trafic.
Par contre quant au volet science-fiction, je ne suis pas vraiment un techno-béat, mais peut-être que ces usages du numérique sont d'une part en train de se lier beaucoup plus intrinsèquement à notre identité que par ex. se déplacer en voiture. Il pourrait s'agir là d'un prolongement de notre vie sociale, des mécaniques de conscience, de notre construction psychologique, etc., voire d'une évolution réticulaire de l'espèce humaine (on va devenir des abeilles hédonistes), et d'autre part, que c'est peut-être par l'intermédiaire de cette densité numérique de notre société qu'apparaîtront certaines solutions radicales au problème écologique. Allez, on lâche les astronefs de la SF : une IA qui s'éveille par elle-même sur Internet, bienveillante et empathique dans un premier temps, elle trouve une solution à la production propre d'électricité avec un réseau de cerfs-volants hydroliens, tout en bossant parallèlement sur la fusion nucléaire et sur un plan pour que l'humanité puisse arrêter de travailler, vaquer à son ennui. Et c'est là qu'apparaissent des guerres, que l'IA se fâche, et que tout foire, comme d'hab'. Postscarcity et scarface.
# Culpabilité et science-fiction
Posté par rdhlnn . En réponse au journal Pollution numérique. Évalué à 7.
J'ai toujours un peu de mal avec cette tendance à culpabiliser le consommateur. Et pour le coup, il s'agit en plus vraiment d'un domaine où la majorité des efforts pourraient venir des multinationales du web, des grandes entreprises, etc. davantage qu'au niveau individuel, avec ce pauvre quidam qui a mauvaise conscience de voir son film en VOD plutôt que sur sa vieille télé cathodique.
Par contre, au niveau des entreprises, la chose devient intéressante, je pense notamment au server farm solaire par ex. (même si quid de la production des cellules photovoltaïques). Peut-être faudrait-il davantage de transparence à ce niveau. Voire des taxes du genre pollueur-payeur (peut-être existent-elles déjà, je n'en ai pas connaissance...) mais qui visent précisément les acteurs du web en fonction par ex. du trafic.
Par contre quant au volet science-fiction, je ne suis pas vraiment un techno-béat, mais peut-être que ces usages du numérique sont d'une part en train de se lier beaucoup plus intrinsèquement à notre identité que par ex. se déplacer en voiture. Il pourrait s'agir là d'un prolongement de notre vie sociale, des mécaniques de conscience, de notre construction psychologique, etc., voire d'une évolution réticulaire de l'espèce humaine (on va devenir des abeilles hédonistes), et d'autre part, que c'est peut-être par l'intermédiaire de cette densité numérique de notre société qu'apparaîtront certaines solutions radicales au problème écologique. Allez, on lâche les astronefs de la SF : une IA qui s'éveille par elle-même sur Internet, bienveillante et empathique dans un premier temps, elle trouve une solution à la production propre d'électricité avec un réseau de cerfs-volants hydroliens, tout en bossant parallèlement sur la fusion nucléaire et sur un plan pour que l'humanité puisse arrêter de travailler, vaquer à son ennui. Et c'est là qu'apparaissent des guerres, que l'IA se fâche, et que tout foire, comme d'hab'. Postscarcity et scarface.