• [^] # Re: Le français c'est la langue qu'on parle, pas celle qu'on écrit plus ou moins péniblement...

    Posté par . En réponse au journal Non aux réformes de l’orthographe !. Évalué à 2.

    Allez j'en remet une couche, quand on cherche, on trouve, c'est la magie d'internet :
    https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01235090/document

    Extrait :
    "Pour autant, nombreux sont ceux qui ont vu dans la Première guerre
    mondiale une sorte de démarcation dans l’histoire du français. En délimitant les deux volumes qu’ils ont coordonnés pour faire suite { l’Histoire de la langue française (désormais HLF) inachevée de Ferdinand Brunot autour des dates
    1880-1914, d’abord, puis 1914-1945, Gérald Antoine et Robert Martin avaient
    conscience d’un « bornage d’apparence avant tout militaire », et qui risquait de « surprendre, voire d’inquiéter » (Avertissement du volume 1914-1945, Antoine et Martin, dir., 1995, p. 9). « Cela dit, écrivaient-ils en guise de réponse anticipée dans la préface du précédent volume, la taille des deux conflits et leurs implications furent telles que, chaque fois, la faille événementielle fut doublée d’événements sociaux, économiques, technologiques... et linguistiques incontestables » (Antoine et Martin, dir., 1999, p. 3).
    Souvent, on date de ce moment le début du recul décisif des « patois », dans
    l’hexagone. Jean-Marie Mayeur, dans son « Panorama historique » qui ouvre le
    volume 1880-1914 cite la guerre comme l’un des trois paramètres expliquant ce
    recul : « C’est avec l’arrivée de générations soumises { l’obligation stricte de la fréquentation scolaire, avec la guerre et le brassage qu’elle entraîna, c’est avec les moyens de communication de masse que le français s’imposa pleinement » (Antoine et Martin, dir., 1999, p. 22). Les soldats venus au front en diglossie patoisante ont été confrontés { la nécessité d’un usage « véhiculaire » du français. Ce dernier était le seul idiome qu’il était envisageable d’écrire. Lorsqu’ils sont rentrés chez eux, pour ceux qui eurent cette chance, leur expérience du français a parfois fait qu’ils ont entraîné leurs proches à renoncer au patois. Mais cette hypothèse demande à être vérifiée. La Première Guerre mondiale est-elle le moment qui sépare le français du XIXe siècle du français du XXe siècle, et si oui, pourquoi ? Sur quels éléments se fonde-t-on ?"

    L'usage du mot "patois" étant à remplacer par langues régionales françaises.
    La langue basque par exemple ayant des racines radicalement différentes de la langue d'Oil. Et par radicalement différente, je veux dire non indo-européenne.

    http://www.eke.eus/fr/culture-basque/euskara-la-langue-des-basques/histoire-de-leuskara/des-origines-de-leuskara