Avril 2020, le n° 161 de
Ch’Lanchron marque les
40 ans de la revue « tout en picard ». Le premier numéro de la revue avait été publié le 6 avril 1980 par une équipe soucieuse de la transmission qualitative de la langue picarde. Sans la moindre étude de marché, mais avec de l’énergie à revendre, l’idée que Jacques Dulphy avait proposée à Jean-Luc Vigneux en juin 1979 voyait le jour.
« Ch’Lanchron L°1 » était là, entre leurs mains !
Le journal fut aussitôt présenté à la séance des
Picardisants du Ponthieu et du Vimeu du mercredi suivant. Les « anciens » ont tout de suite accueilli cette initiative avec enthousiasme - certains d’entre eux étaient d’amicaux complices qui avaient déjà envoyé contes ou textes pour garnir ce premier numéro. La ferveur fut telle que les 250 exemplaires imprimés et agrafés « maison » furent épuisés en 3 semaines. Il fallut le réimprimer rapidement. Fin mai 1980 il ne restait plus rien en stock. Mais
Ch’Lanchron L°2 était en gestation. Il arrivait avec l’été, début juillet. Le trimestriel picard avait trouvé son rythme !
Voilà « Ch’Lanchron limérique » !
Et cette histoire dure depuis
40 ans. L’insouciance chevelue des années 1970 est devenue une institution dans le paysage culturel picard. Qui l’eut cru ? On parle, on écrit, on lit toujours du picard au XXIème siècle. La démonstration est faite quotidiennement que le picard est une langue vivante.
Ch’Lanchron contribue à marquer le chemin parcouru, chaque trimestre, d’une borne picardisante. 161 étapes ont été franchies.
Cette livraison du printemps 2020 est donc un anniversaire. Mais la saison est perturbée. Les priorités sont légitimement ailleurs. Faute d’imprimeur disponible,
Ch’Lanchron ne sera pas tout de suite mis sous presse.
Gadrouille, la mascotte de
Ch’Lanchron a eu une belle idée : pour « ses âges » c’est lui qui fera un cadeau aux confinés de la terre entière en rendant son numéro de printemps accessible librement et sans la moindre restriction ou obligation d’achat, sur Internet.
Ch’Lanchron 161 connaîtra dès que possible son édition « papier ». Mais dans cette attente, les abonnés, les non abonnés, les curieux, les amoureux du picard, les sceptiques, les Picards d’ici, les Picards de là-bas, tous et toutes vont accéder aux 16 pages de picard par la magie de «
Ch’Lanchron limérique ».