Wilfrid Azencoth
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| Nom de naissance |
Wilfrid Azencoth |
| Autres noms |
«L'amour court les rues» |
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| Mouvement |
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Wilfrid Azencoth est un street artiste et un photographe français. Il est principalement connu pour ses tags « L'amour court les rues » répandus à Paris.
Il est, en 2020, mis en examen pour une quarantaine de plaintes pour viols et agressions sexuelles.
Biographie
[modifier | modifier le code ]En 2000, il fonde l'agence AS Production. En 2013 il crée le magazine Fais Nétour. Photographe représenté par la galerie Colorfield, il a été l'assistant de Jean-Daniel Lorieux [1] .
L'artiste est connu du grand public pour un graffiti : « L'amour court les rues » qui orne des façades de la capitale, principalement sur la rive droite. Il a été beaucoup relayé sur les réseaux sociaux en 2015 dans la foulée des attentats de Paris [2] ,[3] .
En 2020, il est accusé d'agressions sexuelles par une centaine de femmes, encore mineures ou jeunes adultes au moment des délits[4] ,[5] et du crime de viol par une vingtaine de plaignantes, dans le magazine Neon [6] ,[7] . Placé en garde à vue, il est ensuite présenté le vendredi à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen pour «viols» et «agressions sexuelles»[8] , puis placé en détention provisoire [9] .
En 2025, Médiapart fait l'état de 42 plaintes pour des violences sexuelles dont 20 pour viol couvrant la période de l'année 2002 jusqu'au printemps 2020. Avant l'ouverture de l'enquête par le parquet, Wilfrid Azencoth a fait l'objet de 4 plaintes, la première datait de 2007 et avait été retirée. L'article de la journaliste, s'appuyant sur les informations du média et le témoignage d'avocats sur l'affaire, pointe l'embourbement de l'instruction à la suite de dysfonctionnements de la justice : manque d'effectifs et de budget, dysfonctionnements au sein du tribunal de Paris, grève des avocats, mouvements sociaux et pandémie du Covid-19. À la suite d'ennuis de santé développés dès 2020, l'accusé est remis en liberté en . Pour ces mêmes raisons, l'analyse psychiatrique est en l'état impossible et une limite du temps d'interrogatoire est posée[2] .
Discographie
[modifier | modifier le code ]- Yasmin Shah, Love Wars, 1991
- Suprême NTM, Authentik, 1991
- DJ Sonic, Zig Zag, 1995
- Dax Riders, Hysterical Mama, 1998
Expositions
[modifier | modifier le code ]- The street experience, 16 Tholozé,
- Bar 4 éléments,
- Pop's gallery,
- Homies, Montmartre,
- L'amour court les rues, Bel air,
- Histoires d'Oeno, Le No,
- Musée de la Vie wallonne,
- Rossini, maison de vente aux enchères,
- Wilfrid & Co, Galerie Benjamin Leymarie,
Voir aussi
[modifier | modifier le code ]Notes et références
[modifier | modifier le code ]- ↑ « WILFRID », sur gallery.com (consulté le ).
- 1 2 Pauline Grand d’Esnon, « Malgré 42 plaintes, l’affaire « L’amour court les rues » s’est embourbée », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ « Avec le graffeur Wilfrid « l'amour court les rues » pour la première fois à Deauville », sur actu.fr, (consulté le )
- ↑ «L’amour court les rues» : pour les victimes, «il faut que la honte change de camp», sur Mediapart, (consulté le ).
- ↑ Nadège Dubessay, « Violences sexuelles. Wilfrid A., le prédateur qui se faisait passer pour un artiste », sur L'Humanité, (consulté le )
- ↑ « "Un violeur court les rues" : de nombreux témoignages accablent un street artist et photographe parisien - NEON », sur NEON, (consulté le ).
- ↑ Ophélie Daguin, « « L’amour court les rues » : 25 femmes portent plainte contre un street-artiste pour viols et agressions sexuelles et abus sur mineurs », sur elle.fr, (consulté le ).
- ↑ https://www.ouest-france.fr/ile-de-france/paris-75000/paris-le-street-artiste-de-montmartre-soupconne-de-viols-et-d-agressions-sexuelles-va-etre-mis-en-6998282
- ↑ Par J. Cl avec AFPLe 3 octobre 2020 à 09h33, « Soupçon de viols et d’agressions sexuelles : le street artiste Wilfrid A. écroué », sur leparisien.fr, (consulté le )