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Um er-Rasas

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Um er-Rasas (Kastrom Mefa’a) *
Image illustrative de l’article Um er-Rasas
Coordonnées 31° 29′ 59′′ nord, 35° 55′ 11′′ est
Pays Drapeau de la Jordanie Jordanie
Numéro
d’identification
1093
Année d’inscription (28e session)
Type Culturel
Critères (i) (iv) (vi)
Superficie 23,928 ha
Zone tampon 90 ha
Région États arabes **
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification UNESCO
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'Um er-Rasas ou Umm al Rasas (arabe : ʾumm ar-raṣāṣ, أم الرصاص, « mère du plomb »), aussi appelé Kastrom Mefa’a[1] est un site archéologique en Jordanie qui contient des ruines des civilisations romaines, byzantines et proto-musulmanes.

La majorité du site n'a pas été fouillé, mais jusqu'ici, on a trouvé un camp militaire et plusieurs églises.

À la fin du IVe siècle, le site du camp romain a été occupé par une unité de cavalerie des légions romaines. Ces troupes ont été stationnées dans ce camp après une réorganisation par Dioclétien de la défenses des frontières consécutive à la guerre contre la reine Zénobie de Palmyre gagnée par Aurélien en 272 [2] .

Pour son mélange unique de civilisations, l'Um er-Rasas a été inscrit depuis 2004 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Mosaïques

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Le site est aussi connu pour ses mosaïques byzantines mises en valeur par Michele Piccirillo en 1986. Le travail est daté de 785 et est remarquable par sa représentations de cités de la région. Côté nord :

Et côté sud :

Les villes du delta du Nil :

Ces représentations ne sont pas présentées au hasard : elles représentent de grands centres urbains, zones de commerce et de circulation, ayant le statut de cité, et une hypothèse peut être formulée quant aux ambitions de Kastron Mefaa de parvenir elle aussi au statut de cité[3] . Dans le contexte particulier des communautés chrétiennes après la conquête omeyyade, le choix de représenter des villes liées à des itinéraires de pèlerinage et de s'inscrire dans le contexte théorique d'une chrétienté unifiée peut, comme pour la mosaïque contemporaine de l'acropole de Ma'in, manifester le besoin de représenter un sentiment d'appartenance commun tout en mettant en valeur le rôle de la petite communauté de Kastron Mefaa[3] .

Bibliographie

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Notes et références

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  1. latin : castrum, place forte ; camp fortifié. Identifié au lieu nommé Méphaath dans l'Ancien Testament, (grec : Μεφααθ, dans la Septante) (latin : Mephaath, dans la Vulgate) Jos 13. 18
  2. (en) Ariel Lewin, Kastron Mefaa, the Equites Promoti Indigenae and the creation of a late roman frontier [PDF]
  3. a et b Flora Muntrez, « Penser son territoire pour faire communauté : la représentation des villes dans les mosaïques byzantines tardo-antiques de Jordanie » Accès libre, sur annalesdejanua.edel.univ-poitiers.fr, (consulté le )

Liens externes

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