Cinq versions se sont succédé avec une puissance croissante (150 à 500kg en orbite polaire). Ce lanceur a été tiré à 31 reprises (deux échecs totaux et deux échecs partiels). Pour tous les tirs sauf deux la charge utile était constituée par un satellite DSAP/DMSP. Les satellites DMSP devenant de plus en plus lourd il est remplacé par le lanceur Atlas[1].
Ce lanceur de l'Armée de l'Air est développé en combinant des missiles balistiquesThor (1er étage) désaffectés (ces missiles balistiques à portée intermédiaire installés au Royaume-Uni avaient été retirés à la suite du compromis trouvé par le président Kennedy avec l'Union soviétique pour résoudre la crise des missiles de Cuba) et des étages à propergol solide FW-4S fournis par United Technology Corporation. La centrale à inertie du missile est remplacée par un équipement de guidage développé par Bell Telephone Laboratory et une section contenant des propulseurs à gaz froid pour le contrôle d'attitude est ajoutée au sommet du premier étage pour maintenir l'axe de l'étage Star 20 aligné lors de sa mise à feu. Cette première version, baptisée Burner I, effectue son premier vol en 1965. Dès 1966 une version plus puissante (Burner II) est utilisée pour les satellites DMSP. Elle est dotée d'un deuxième étage à propergol solide Star 37 développé par Boeing et d'un troisième étage également à propergol solide. Ces deux étages seront agrandis à deux reprises (version IIA et ISS) pour faire face à l'augmentation de la masse des satellites DMSP[1],[2].
La première date est celle du lancement du lancement (du premier lancement s'il y a plusieurs exemplaires). Lorsqu'elle existe la deuxième date indique la date de lancement du dernier exemplaire. Si d'autres exemplaires doivent lancés la deuxième date est remplacée par un -. Pour les engins spatiaux autres que les lanceurs les dates de fin de mission ne sont jamais fournies.