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Scheut

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Scheut
Scheut
Avenue de Scheut.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Ville Anderlecht
Arrondissement Bruxelles-Capitale
Géographie
Coordonnées 50° 50′ 51′′ nord, 4° 18′ 27′′ est
Transport
Métro (M) (5) (station Jacques Brel)
Bus (B) (49) (89) (90)

126,127,128,136,137,820

Localisation
Localisation de Scheut
Position du quartier dans la commune d'Anderlecht
(en rouge)
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Bruxelles
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Scheut (prononcé en français : [skøt]  ; prononcé en néerlandais : [sxøːt] Écouter i ) est un quartier et ancien hameau du nord de la commune belge d'Anderlecht (Région de Bruxelles-Capitale). Il est délimité par la frontière avec la commune de Molenbeek-Saint-Jean au nord, le centre historique d'Anderlecht au sud, le quartier Birmingham à l'est et le Scheutveld à l'ouest.

Scheut est surtout connu par la bataille de Scheut au XIVe siècle, la chartreuse de Scheut, et plus tard par la mission des Pères de Scheut et leur Musée de la Chine retraçant leur œuvre missionnaire. Il n'est faut pas le confondre avec le Scheutbos, qui, lui, se trouve à Molenbeek.

Scheutbos, ferme censitaire de Scheut, chapelle de Scheut et Moulin de Scheut sur la carte de Villaret, de 1745.

Avant 1356, le plateau où se tiendrait la bataille de Scheut se nommait Hooge cauter (haute culture).

L'origine du nom Scheut reste l'objet de différentes hypothèses[1]  :

  • Le quartier tient son nom du hameau homonyme, dont la première évocation connue date de 1401 - sous la forme Scote[2] .
  • Toutefois, un accord conclu le entre les chapitres de Sainte Gudule (Bruxelles) et de Saint-Guidon (Anderlecht) pour fixer les limites de leurs dîmes respectives mentionne déjà un arbre de Scheut[3] - Schot ou schoot désignant à l'époque une clôture, la limite d’un champ ou d’un jardin. Cette limite, à Scheut, est encore visible sur la carte de Ferraris si l'on considère la numérotation des paroisses : 99 pour Anderlecht et Scheut, 98 pour Ossegem et Koekelberg.
  • Si le mot Scheut peut être rapproché du verbe néerlandais schieten (tirer, avec une arme)[4] , le hameau pourrait devoir son nom soit de l'établissement de tirs à l'arc (schietboom) à cet endroit, soit à l'anecdote selon laquelle un archer envoya jusque-là le trait d'arbalète tirés depuis les murs de la ville de Bruxelles[5]

Le hameau de Scheut se trouve au bord du chemin et plus tard la chaussée de Ninove sur les hauteurs. Dans un sens plus large, Scheut est utilisé pour toute la croupe entre la vallée de la Senne et le vallon du Molenbeek (sud) que prend la chaussée. On parle alors du Laag-Scheut entre les fortifications de Bruxelles et la gare de l'Ouest actuel et de Hoog-Scheut entre la gare et le hameau de Moortebeek [6] .

La bataille de Scheut (1356)

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Article détaillé : Bataille de Scheut.

La bataille de Scheut est un épisode du siège de Bruxelles par le comte de Flandre, tenu depuis le hameau de Scheut, le , dans le cadre de la guerre de succession du duché de Brabant. Louis de Maele établit son armée sur les hauteurs de Scheut (Hoog-Scheut), avec les remparts de Bruxelles en ligne de mire. Les troupes brabançonnes font une sortie pour prendre les flamands de surprise. L'armée flamande les écrase. Bruxelles tombe le 18 août, mais se libére le 25 octobre[7] .

Du XVe siècle au XVIIIe siècle

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Article détaillé : Chartreuse de Scheut.
Chapelle et cloître de Scheut ; copie, faite en 1736 par Everaert, d’un tableau qui se trouvait jadis dans la chapelle.

À un endroit du Hoog-Scheut, où des miracles s'auraiont produit, pendant les années 1440, le magistrat de Bruxelles fait construire une chapelle, en 1450, destination des pèlerins. Entre plusieurs ordres qui démandent de pouvoir s'y installer, la ville choisit les chartreux. Ceux-ci y restent de 1456 jusqu'en 1578, année qu'ils se réfugient en ville. La ferme censitaire et la chapelle de Scheut restent, cépendant, dans les mains des chartreux jusqu'à l'abolition des ordres réligieux, en 1783[8] ,[9] .

Le bombardement de Bruxelles de 1695

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Article détaillé : Bombardement de Bruxelles de 1695.
Le bombardement de la ville par les troupes françaises, estampe et topographie de Gaspar Bouttats (vers 1695).

Le Laag-Scheut a, ensuite, le triste privilège de servir de théâtre d'opérations aux canons de François Neufville, duc de Villeroy et maréchal de France, chargé en 1695 par le roi de France, Louis XIV, de faire le bombardement de Bruxelles de 1695 dans le cadre de sa campagne de conquête des Pays-Bas méridionaux.

Après avoir pris les fortifcations devant les les portes de Flandre et d’Anderlecht, les Français n’ont plus qu’à creuser leurs tranchées et installer leurs batteries. Ils ont entre 12 et 18 canons et entre 20 et 25 mortiers. Il existe des recits et plans contradictoires sur où exactement, les français les placent. Alphonse Wauters penche, en 1848, pour ce qu'on voit aussi sur la gravure de Gaspar Bouttats ci-dessus : les mortiers dans la plaine entre l'auberge Tête de Mouton au bord de la Senne, et la ferme censitaire du Ransfort, et les canons derrière cette ferme, sur la petite crête entre la Senne et le ruisseau Molenbeek (sud), donc à Laag-Scheut, là où plus tard montera la chaussée de Ninove [10] . Bruxelles est bombardé pendant 48 heures de manière ininterrompue, du 13 au  : 3.000 bombes et 1.200 boulets rouges ont réduit en cendre près de 4.000 édifices de la capitale.

Scheutistes (1862)

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Les membres de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie prirent le nom de Scheutiste, par allusion au quartier d'Anderlecht (Hoog-Scheut) où l'ordre fut fondé par Théophile Verbist en 1862.

Curiosités et sites importants

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Église Saint-Vincent-de-Paul d'Anderlecht.

Personnalités

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  • 13 Dilbeek via à partir du carrefour "Prince de Liège" (Grande ceinture )
  • (depuis centre-ville)

Références

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  1. Alphonse Wauters, Histoire des environs de Bruxelles, vol. 1, Vanderauwera, , p.1855 et suiv..
  2. Superius vicum dictum de lange steenwech foris portam exteriorem dictam de vlaemsche porte inter vivarium de Coekelberge et dictam portam contigua vico quo itur versus locum dictum ten Scote. Outre Wauters 1855, p. 36, voir aussi J. Cuvelier, Les dénombrements de foyers en Brabant : XIVeXVIe siècle, p. 286-287.
  3. Prope arborem inferiorem dictam den scoetboem. Cartulaire du chapitre d'Andertecht, f° 85 bis, Annales S. Guidilae, t. XI, c. 9.
  4. Ce rapprochement peut avoir été favorisé par les circonstances de la Bataille de Scheut et le Bombardement de Bruxelles de 1695 qui se fit du même lieu.
  5. Outre Wauters 1855, voir aussi Wichmans, Brabantia mariana, p. 325, et Gustave van den Berghe, Anderlecht door de eeuwen heen, [Anderlecht à travers les siècles], 1938, [réimprimé en fac-similé en 1987], Bruxelles, Imprimerie A. Hessens, p. 34-35.
  6. (nl) Antoon-Willem Maurissen, Bijdrage tot de geschiedenis van Sint-Jans-Molenbeek, Puurs, Baeté,
  7. Alexandre Henne et Alphonse Wauters, Histoire de la Ville de Bruxelles, t. 1, Bruxelles, Culture et Civilisations, (1re éd. 1845), p. 109-110
  8. Henne et Wauters 1968, p. 214-216.
  9. (nl) « Historia brevis rerum generalium », sur Cartusiana
  10. Alphonse Wauters, Le bombardement de Bruxelles en 1695, (lire en ligne), p. 11
  11. « Eglise Saint-Vincent de Paul – Inventaire du patrimoine mobilier », sur collections.heritage.brussels (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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