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Rosa Cremón Parra

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Rosa Cremón Parra
Biographie
Naissance

Differdange, Luxembourg
Décès
(à 91 ans)
Nom de naissance
Nationalité
Espagnole
Activité

Infirmière

Activiste politique
Autres informations
Parti politique
PCE
Œuvres principales

Association Femmes de 36

Fond oral Femmes de 36

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Rosa Cremón Parra (Differdange, - ) est une infirmière ayant servi la République pendant la guerre civile espagnole, militante communiste, fondatrice et secrétaire de l'Association Femmes de 36 constituée en 1997, afin de transmettre leur expérience aux jeunes des nouvelles générations et de contribuer à ce que l'histoire ne tombe pas dans l'oubli. Son témoignage oral fait partie de la collection Fonds oral des Femmes de 36 conservée dans les Archives historiques de la ville de Barcelone.

Biographie

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Rosa Cremón Parra est née à Differdange, une commune du Luxembourg, le 26 octobre 1914. En 1918 sa famille déménage à Longwy-Haut (Meurthe-et-Moselle), un village minier où travaille son père. Infirmière diplômée, Rosa parle français, italien et allemand[1] .

Lorsque la guerre civile espagnole éclate, elle part en Espagne avec un groupe de volontaires de la Confédération générale du travail (CGT) et du Parti communiste français. Elle est affectée aux Hôpitaux des Brigades internationales à Albacete, Murcie et Benicasim. Elle y travaille jusqu'à ce que les Brigades se retirent. Ensuite, Cremón décide de rester pour s'occuper des malades de l'Armée d'Évacuation. Celle-ci recule jusqu'à Alicante, confiante dans la promesse de pouvoir y embarquer à bord de bateaux venant à leur secours. Le 29 mars 1939, les vaincus sont entourés par les fascistes allemands et italiens. Rosa accouche de sa fille Elvira dans le camp de Los Almendros, à Alicante [1] .

En 1941, elle est arrêtée, accusée et condamnée pour un délit contre la Sécurité de l'État. Elle est détenue dans la prison pour femmes de Ventas où elle œuvre pour améliorer les conditions de vie des prisonnières, comme le raconte Tomasa Cuevas dans son livre Témoignages de femmes dans les prisons franquistes . Elle purge sa peine dans plusieurs autres prisons, y travaillant comme infirmière car, bien que le parti leur ait donné l'ordre de ne collaborer à rien, à la vue de l'état dans lequel se trouvent les détenues et leurs enfants, les femmes décident de s'organiser. Elles font preuve d'inventivité, usant de toutes sortes de trucs pour se secourir mutuellement, améliorant les conditions de vie et réduisant ainsi l'indice élevé de mortalité[2] ,[3] .

En 1946 elle est libérée. Le 19 juin 1947, l'édition du matin du Quotidien ABC publie une nouvelle sur le Conseil de Guerre qui s'est tenu la veille, où étaient jugés les présumés auteurs de l'attaque d'une boucherie et leurs complices. Rosa prodigue des soins infirmiers à l'un des attaquants blessés sans en faire part au tribunal.

En 1955 elle obtient la liberté définitive, après être passée par les prisons de Ventas et de Ségovie [1] . Elle continue à militer au Parti Communiste de Catalogne. Elle meurt le 26 décembre 2005.

Son témoignage est relaté dans le livre Nous qui avons perdu la paix (2005), de Llum Quiñonero[4] .

Les femmes de 36

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Las mujeres del 36

En 1997, Rosa, avec un groupe de femmes âgées de plus de 80 ans, a constitué l'association "Dones del 36" (Femmes de 36) afin de rappeler aux nouvelles générations que les avancées politiques et sociales dont la femme profite aujourd'hui datent d'une lutte qui devient manifeste en 1931 avec l'avènement de la République. Et aussi pour empêcher que l'histoire ne tombe dans l'oubli. Pendant les dix ans qu'a duré l'association, ces femmes ont donné 179 conférences dans des instituts, 35 dans des universités, 185 entretiens personnels, outre des interventions dans des programmes de radio, documentaires etc[5] ,[6] .

L'association est dissoute en 2006, étant donné l'âge de ses membres.

Le fond oral

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Le témoignage oral de Rosa est recueilli, avec celui de huit autres femmes, par l'historienne Mercedes Vilanova et l'anthropologue Mercedes Fernández Martorell. Le matériel fait l'objet d'une donation, en 1997, aux Archives historiques de la ville de Barcelone et depuis lors est l'une des collections qui y sont conservées et peuvent être consultées dans le Fond oral Femmes de 36.

Références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé «Rosa Cremón Parra» (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 (ca) Pelai Pagès i Blanch, La Guerra Civil als Països Catalans (1936-1939), Universitat de València, (ISBN 978-84-370-8743-6, lire en ligne)
  2. Testimonios de mujeres en las cárceles franquistas, Instituto de Estudios Altoaragoneses, Diputación de Huesca, (ISBN 84-8127-150-0, OCLC 57749154 , lire en ligne)
  3. « La prisión militante: las cárceles franquistas de mujeres de Madrid y Barcelona (1936-1939) », Tesis Doctoral, (lire en ligne [archive du 17 de enero de 2020 ], consulté le )
  4. Llum Quiñonero, Nosotras que perdimos la paz, Foca, (ISBN 978-84-95440-68-6)
  5. (ca) « Les dones del 36. Recuperació historica » (consulté le )
  6. Les Dones del 36. Un silenci convertit en paraula · 1997-2006 (Les Dones del 36 edición)., 170-171 p. (ISBN 84-690-0015-2)

Liens externes

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Sur les autres projets Wikimedia:

  • C'est l'un des entretiens du documentaire https://www.youtube.com/watch?v=KGUWNykv3WE Mujeres del 36, dont l'idée originale est de Llum Quiñonero, sur un scénario d'Ana Martínez et Llum Quiñonero et réalisé par Ana Martínez

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