Raoul Dagostini
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Charles DagostiniVoir et modifier les données sur Wikidata |
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Raoul Dagostini, né le à Oran, est un ancien officier des troupes coloniales qui s’est engagé dans la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF), puis a servi dans la Milice française avant d’être condamné à mort et exécuté à Lyon le [1] .
Biographie
[modifier | modifier le code ]En tant qu’ancien officier de la Coloniale, il a notamment participé à des opérations de maintien de l’ordre au Maroc, au cours desquelles, selon certaines sources[réf.nécessaire] , il se serait livré à des exactions contre les populations de l’Atlas et du Tafilalet.
Après l’attaque de l’URSS par l’Allemagne en 1941, il s’engage dans la LVF où il sert en tant que lieutenant au 1er bataillon. En , dans la région de Kutovo, il fait exécuter une vingtaine de personnes dans un village où, quelques jours auparavant, une unité de la LVF était tombée dans une embuscade laissant sur place douze blessés graves assassinés par les partisans. Dénoncé par les habitants d’un village voisin, il est arrêté par les Allemands qui le condamnent à mort. Il n’est finalement pas exécuté, mais renvoyé en France[2] .
De retour en France, il s’engage dans la Milice. Il participe aux opérations militaires aux Glières en , puis dans le Vercors avec Jacques de Bernonville [3] .
Raoul dirige et il est l'un des responsables de la Franc-garde. Il fait preuve d’une grande brutalité et laisse ses troupes commettre des atrocités, ce qui lui vaut d’être relevé de son commandement par Joseph Darnand lui-même.
Au moment de la Libération de la France, il ne part pas en Allemagne comme beaucoup de miliciens, mais reste dans la région de Lyon avec sa maîtresse, Maud Champetier de Ribes (1922-1944), née le [Notes 1] . Arrêtés, ils sont tous les deux exécutés à Lyon à la Prison Montluc le [3] .
Récompenses et distinctions
[modifier | modifier le code ]- Croix de fer (2e classe) au titre de la LVF
- Citation à l'ordre de la Nation au titre de la Milice
Notes et références
[modifier | modifier le code ]Notes
[modifier | modifier le code ]- ↑ C'était la fille d'un cousin germain d'Auguste Champetier de Ribes, et non sa propre fille comme l'écrit Michel Germain dans Histoire de la Milice et des forces du maintien de l'ordre en Haute-Savoie 1940-1945 – Guerre civile en Haute-Savoie, La Fontaine de Siloé, 2000 (ISBN 2-84206-041-5), p. 217.
Références
[modifier | modifier le code ]- ↑ Archives municipales de Lyon, 2e arrondissement, année 1944, acte de décès no 1033, cote 2E3546
- ↑ Cédric Meletta, Diaboliques. Sept femmes sous l'Occupation, Paris, Robert Laffont, , p. 187-193
- 1 2 Mayeul Aldebert, « Dans le Vercors, le rôle sombre de la Milice française contre la résistance », sur lefigaro.fr, (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code ]- Ressource relative aux militairesVoir et modifier les données sur Wikidata :
- (es) La LVF - Légion des Volontaires français
- Généalogie Champetier de Ribes
- Militaire français de la Seconde Guerre mondiale
- Lieutenant français
- Membre de la Milice
- Membre de la Légion des volontaires français
- Collaborateur français des nazis exécuté en France
- Condamné à mort exécuté par arme à feu
- Personne fusillée en France
- Personnalité pied-noire
- Naissance en mars 1912
- Naissance à Oran
- Naissance en Algérie française
- Décès dans le 2e arrondissement de Lyon
- Décès en septembre 1944
- Décès à 32 ans