Aller au contenu
Wikipédia l'encyclopédie libre

Majorana 1

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Majorana 1 est une puce quantique pouvant théoriquement accueillir jusqu'à un million de qubits, créé par Microsoft, pour l'informatique quantique [1] . Ce dispositif utilise des matériaux spéciaux dits supraconducteurs topologiques[2] (un supraconducteur conduit l'électricité sans résistance quand il est très refroidi, et les « supraconducteurs topologiques » ont des propriétés particulières, utiles pour les ordinateurs quantiques). Ici, il s'agit de nanofils d'arséniure d'indium-aluminium, qui montrent des signes d'hébergement de ce qu'on appelle des « modes zéro de Majorana » (autrement dit, de quasi- particules de Majorana [3] ), qui sont des états quantiques spéciaux, voire uniques, pour lesquels la théorie prédit qu'ils ont des états électroniques protégés des perturbations extérieures, ce qui les rend très intéressants pour créer des qubits plus stables nécessaires au développement de l'informatique quantique.

En , Microsoft affirme pouvoir désormais utiliser ces modes zéro Majorana potentiels pour créer des qubits topologiques (baptisés Tétron) qui sont les unités de base d'un nouveau type possible d'ordinateur quantique dit « topologique » à grande échelle (ce tétron Majorana est un qubit topologique fondé sur la dégénérescence du niveau fondamental d'une île supraconductrice contenant quatre modes de Majorana[4] , où l'« îlot supraconducteur flottant » est une « boîte à paires de Cooper », c'est à dire ici un élément supraconducteur en forme de H, composé de deux nanofils supraconducteurs parallèles [formant les deux barres verticales du H], d'un « backbone supraconducteur central » (la barre horizontale du H, qui permet selon Microsoft d'héberger quatre modes de Majorana (un à chaque extrémité des deux nanofils), de stabiliser la phase topologique, et de réaliser des mesures de parité en reliant les extrémités via des boucles d'interférence)[5] . Si ceci est confirmé, Majorana 1 représenterait alors une avancée dans le projet de longue date de Microsoft visant à créer un ordinateur quantique basé sur des qubits topologiques [6] ,[7] . Cependant, Microsoft n'a pas publié de preuves complètes de présence de réelles particules de Majorana, et des doutes scientifiques argumentés ont plusieurs fois été publiés, dont dans la revue Nature [réf.nécessaire] , liés au fait qu'il est encore très difficile de différentier le mode Majorana des modes d'Andreev (qui eux ne présentent pas d'intérêt pour un ordinateur quantique).

Sémantique

[modifier | modifier le code ]

Le nom Majorana 1 fait référence aux particules de Majorana ou « états de Majorana », qui sont des états quantiques (une sorte de particule, quasiparticules en réalité) se comportant comme leurs propres antiparticules, dont l'existence a été prédite par le physicien italien Ettore Majorana en 1937.

Histoire et contexte

[modifier | modifier le code ]

La recherche en informatique quantique est, depuis ses débuts, constamment confrontée à des défis de stabilité et d'évolutivité des qubits.

Les qubits traditionnels (comme ceux basés sur des circuits supraconducteurs ou des ions piégés), sont en effet très sensibles au « bruit » et à la décohérence quantique, qui causent des erreurs dans le calcul quantique. Pour surmonter ces limitations, les chercheurs explorent diverses approches pour construire des ordinateurs quantiques plus robustes et tolérants aux pannes.

Les qubits topologiques, théorisés pour la première fois en 1997 par Alexei Kitaev et Michael Freedman [8] ,[9] , sont l'une des solutions les plus prometteuses ; permettant, théoriquement, de coder l'information quantique d'une manière intrinsèquement protégée des perturbations environnementales.
Cette protection provient des propriétés topologiques du système, qui résistent aux perturbations locales. L'approche de Microsoft, basée sur les fermions de Majorana dans les hétérostructures semi-conductrices-supraconductrices, est l'un des nombreux efforts visant à réaliser l'informatique quantique topologique.

Majorana 1

[modifier | modifier le code ]

Après 20 ans de recherches, en , Microsoft affirme avoir créé un nouvel état de la matière (l'état de Majorana), qui grâce à un nouveau topoconducteur (alliage complexe d'arséniure d'indium et l'aluminium) a permis de créer la nouvelle puce Majorana 1, à 8 qubits topologiques.

Controverse

[modifier | modifier le code ]

Le matériel quantique de Microsoft fait l'objet de controverses depuis la rétractation de son article très médiatisé par la revue Nature en 2018[10] (et via la publication d'un autre article sceptique peu après l'annonce faite par Microsoft le )[11] , et l'annonce de Majorana 1 a suscité à la fois enthousiasme et scepticisme au sein de la communauté scientifique[12] ,[13] .

Prétentions à la création d'une unité de traitement quantique

[modifier | modifier le code ]

Selon l'annonce de Majorana 1 par Microsoft, le dispositif matériel serait « la première unité de traitement quantique (QPU) au monde alimentée par un cœur topologique »[1] .

Les démonstrations matérielles actuellement disponibles ne portent que sur une méthode de lecture[3] ; elles ne démontrent à ce stade aucun traitement quantique sur le mode zéro. De plus, la démonstration accessible au public ne teste pas la cohérence de leur système quantique à deux niveaux, alors que d'autres QPU démontrent déjà à la fois des informations quantiques cohérentes et des opérations logiques cohérentes sur ces informations quantiques[14] ,[15] ,[16] .

Prétentions à la création d'un mode zéro Majorana

[modifier | modifier le code ]

Dans son communiqué de presse de , Microsoft a affirmé[7] que « l'article de Nature marque la confirmation évaluée par des pairs que Microsoft a... été capable de créer des particules de Majorana ». Des commentateurs relèvent que ce n'est pas ce que dit l'article de Nature[3] où les auteurs affirment que « [les mesures dans cet article] ne garantissent pas, à elles seules, si les états de basse énergie détectés par interférométrie sont topologiques »[11] . Microsoft a dit avoir communiqué certaines de ses données à des experts sélectionnés au cours d'une réunion organisée dans son centre de recherche, à Santa Barbara (Californie)[11] , mais aucune source évaluée par des pairs affirme déjà que Microsoft a réellement réussi à créer des particules très stable se comportant comme des « modes zéro Majorana » (quasi-particules, se comportant comme leurs propres antiparticules).

Cette incertitude s'explique par la difficulté de distinguer les modes de Majorana des modes d'Andreev [17] . Les deux types de modes peuvent exister dans les types d'appareils que Microsoft construit. Les modes de Majorana sont topologiques et pourraient potentiellement être utilisés pour fabriquer un ordinateur quantique topologique, mais les modes d'Andreev sont topologiquement triviaux et ne sont pas directement utiles pour fabriquer un ordinateur quantique. Les résultats de Majorana 1 disponibles en ne permettent pas d'éliminer l'hypothèse que le dispositif soit constitué de modes d'Andreev et ne contienne aucun mode de Majorana[3] .

La difficulté de distinguer les modes de Majorana et d'autres possibilités topologiquement triviales comme les modes d'Andreev a aussi été à l'origine d'un rétractation très médiatisée d'un article de la revue Nature en 2018[10] ; dans cet article, les auteurs, affiliés à Microsoft, prétendaient avoir des preuves concluantes de l'existence des modes zéro de Majorana, mais les données se sont révélées entièrement cohérentes avec les modes d'Andreev[18] ,[19] .

Création d'un prétendu « nouvel état de la matière »

[modifier | modifier le code ]

Dans leurs communiqués de presse de et dans une vidéo promotionnelle, Microsoft a affirmé que le dispositif matériel Majorana 1 a créé « un nouvel état de la matière qui n'existait auparavant qu'en théorie »[1] . Ceci contredit la longue histoire d'expériences basées sur des nanofils semi-conducteurs dans des régimes similaires à celui présenté par la puce Majorana 1[20] qui devrait être, a priori, dans le même état de la matière. Ceci est mis en évidence dans le dossier d'évaluation par les pairs de l'article Majorana 1 de Microsoft[3] où un évaluateur décrit l'article en disant que « la nouveauté de ce manuscrit ne réside pas dans le fait de fournir des preuves plus solides pour [les modes Majorana Zero], mais dans son approche méthodologique : il démontre que la lecture de parité RF « peut être effectuée » dans [une] géométrie de boucle compliquée ».

Majorana 2

[modifier | modifier le code ]

Un article de 2026 explique que des chercheurs ont pu fabriquer de toutes petites chaînes quantiques, composées seulement de deux ou trois « sites » (des boîtes quantiques reliées par un supraconducteur), pour étudier comment apparaissent les modes de Majorana (les états spéciaux que Microsoft veut utiliser pour créer des qubits très stables) ; en réglant précisément les paramètres du système, on peut atteindre un point idéal (sweet spot), où ces modes apparaissent à énergie nulle aux extrémités de la chaîne. L'étude a testé la solidité de ces états en perturbant le système et en ajoutant une boîte quantique supplémentaire pour voir si ces Majorana restaient bien séparés. Résultat : au sweet spot, il n'y a pas de séparation d'énergie, ce qui montre que les Majorana sont bien localisés, même dans une chaîne extrêmement courte, ce qui laisse penser qu'on peut observer des comportements typiques des Majorana dans des dispositifs très simples et miniaturisés[21] .

Une autre étude, également parue dans Nature en 2026 montre une réalisation d'une version minimale de la chaîne de Kitaev, composée de seulement deux sites, qui crée déjà une paire de « poor man's Majoranas », sur laquelle les auteurs (en 2025) ont créé une nouvelle méthode de lecture basée sur la capacitance quantique, permettant de mesurer directement la parité en temps réel, en observant des sauts aléatoires entre les deux états de parité, avec des durées de vie dépassant la milliseconde. En parallèle, une mesure de charge montre que les deux états de parité sont électriquement indiscernables tant qu'on ne couple pas les Majoranas. Cette avancée est selon les auteurs la première méthode fiable pour lire la « parité dans le temps », qui était jusqu'ici un obstacle majeur pour contrôler des qubits de Majorana[22] .

Le 2 juin 2026, Microsoft annonce[23] une nouvelle avancée, présentée comme majeure en informatique quantique avec Majorana 2, qui serait environ 1 000 fois plus performante (en termes de stabilité des qubits, autrement dit en termes de durée de cohérence des qubits) que Majorana 1. Elle permettrait des durées de stabilité atteignant 20 secondes voire parfois une minute (contre 1 et 12 millisecondes avec Majorana 1), ouvrant la voie vers un possible ordinateur quantique commercialement utile avant 2029[24] .

Cette annonce a été jumelée avec avec une promotion de Microsoft Discovery (la nouvelle plate-forme d'IA agentique de Microsoft, axée sur la recherche ouverte, spécialisés dans la R&D scientifique ; dotée d'un moteur de pilotage de workloads de recherche et de raisonnement ; associés à des règles de gouvernance) qui a servi a accélérer l'amélioration de la puce Majorana[25] ,[24] . Ces avancées seraient aussi liés à l'usage d'un supraconducteur à gap plus grand (au plomb, plutôt qu'à base d'aluminium dans la version 1 de la puce) et au renforcement du spin‐orbit par une hétérostructure optimisée sur substrat GaSb, ainsi qu'à des simulations d'ingénierie atomique pilotées par l'IA, et à une technique de mesure radiofréquence (RF) haute précision permettant de détecter les états de basse énergie aux extrémités des nanofils et de mesurer directement leur splitting énergétique (à la résolution du micro‐électronvolt)[26] ,[27] .

Toutefois, ces progrès, ont été, comme lors de l'annonce de Majorana 1, mis en doute par une partie de la communauté scientifique, qui a accueilli ces annonces avec un scepticisme marqué[28] , dont dans la revue Nature[29] ,[30] ,[31] .

  • Henry Legg (physicien théoricien à l'université de St Andrews au Royaume-Uni) estime que rien, dans le document publié, ne démontre que le dispositif constitue réellement un qubit[32] ;
  • Vincent Mourik (physicien expérimental au centre de recherche de Jülich en Allemagne) voit là une nouvelle étape dans ce qu'il décrit comme une décennie de résultats peu fiables publiés par Microsoft[33] .

La critique vise une lacune méthodologique précise : prouver qu'un qubit fonctionne requiert deux types de mesures, dites X et Z ; Dans le contexte de l'informatique quantique, les mesures X et Z désignent deux façons complémentaires d'interroger un qubit selon des axes différents de son espace d'états : la mesure Z révèle si le qubit est dans l'état « 0 » ou « 1 » (comme un bit classique), tandis que la mesure X révèle s'il se trouve dans une superposition de ces deux états — et seul un dispositif capable de réussir les deux types de mesures prouve qu'il manipule bien un vrai qubit quantique, et non un simple système binaire classique déguisé.
Or, la nouvelle publication ne présente que des mesures Z, ce qui, pour les détracteurs, ne suffit pas à valider les affirmations de l'entreprise[33] . Ce débat n'est pas nouveau et évoque le fait que Microsoft avait déjà dû retirer en 2018 un article publié dans la revue Nature prétendant apporter la preuve de l'existence des particules de Majorana (et les doutes exprimés à l'époque n'ont jamais été pleinement dissipés).

De leur côté, les chercheurs de Microsoft estiment, dans un article de recherche interne daté du 2 juin 2026[27] , que ces durées de vie de parité sont maintenant supérieures de plusieurs ordres de grandeur aux temps de fonctionnement typiques des qubits (qui sont de l'ordre de la microseconde) ; et que cette percée rapproche ses prévisions de celles d'autres acteurs du secteur (comme Cloudflare et Google – qui ont déjà averti que les machines quantiques pourraient briser, plus tôt qu'attendu, les normes de cryptage qui sous-tendent la sécurité numérique moderne)[34] , ce qui rend urgent de préparer les infrastructures numériques à l'ère post‐quantique, en raison des risques futurs pour la cryptographie et la sécurité des systèmes[25] .

On reproche à Microsoft d'avoir choisi de ne publier que les mesures Z — celles qui donnent les résultats les plus favorables (20 secondes) — en laissant de côté la mesure X, pourtant indispensable pour valider pleinement un qubit. Le papier lui-même reconnaît que « explorer ces effets sera une direction importante pour de futurs travaux », ce qui confirme l'omission[35] .

Topoconducteurs

[modifier | modifier le code ]

Microsoft a introduit le terme topoconducteur pour décrire le matériau sur lequel Majorana 1 est basé. Dans son communiqué de presse de , Microsoft définit ce néologisme comme une « classe de matériaux [qui] permet... la supraconductivité topologique »[3] .

Ces matériaux ont été largement théorisés pour permettre la création et la manipulation de modes zéro de Majorana, qui pourraient ensuite servir de base aux qubits topologiques[36] ,[37] . Les supraconducteurs topologiques se caractérisent par leur structure de bande électronique unique, qui donne naissance à des états de surface dits topologiquement protégés[38] . Ces états de surface sont robustes (face au désordre et aux imperfections), ce qui les rend idéaux pour héberger les modes zéro de Majorana. Le topoconducteur de Microsoft est composé d'arséniure d'indium et d'aluminium[39] .

Les livres blancs internes de Microsoft décrivent une architecture basée sur des topoconducteurs qui facilite les processus de tressage, des opérations clés pour une logique de qubit résistante aux erreurs[40] ,[41] . Le tressage consiste à échanger les positions des modes zéro de Majorana de manière contrôlée, ce qui peut être utilisé pour effectuer des calculs quantiques. Ce processus est intrinsèquement tolérant aux pannes car la protection topologique des modes de Majorana les rend résistants aux perturbations locales.

Références

[modifier | modifier le code ]
  1. 1 2 3 (en-US) Chetan Nayak, « Microsoft unveils Majorana 1, the world's first quantum processor powered by topological qubits », Microsoft Azure Quantum Blog, (consulté le ).
  2. (en) John Koetsier, « Massive Microsoft Quantum Computer Breakthrough Uses New State Of Matter », Forbes (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 (en) Morteza Aghaee, Alejandro Alcaraz Ramirez, Zulfi Alam et Rizwan Ali, « Interferometric single-shot parity measurement in InAs–Al hybrid devices », Nature, vol. 638, no 8051, , p. 651–655 (ISSN 1476-4687 , PMID 39972225 , DOI 10.1038/s41586-024-08445-2 , lire en ligne).
  4. (en) Maximilian Nitsch, Lorenzo Maffi, Virgil V. Baran et Rubén Seoane Souto, « Poor Man’s Majorana Tetron », Physics Magazine ; PRX Quantum, vol. 6, no 3, (ISSN 2691-3399 , DOI 10.1103/r75t-jv32 ).
  5. (en) Maximilian Nitsch, Lorenzo Maffi, Virgil V. Baran et Rubén Seoane Souto, « Poor Man’s Majorana Tetron », PRX Quantum, vol. 6, no 3, (ISSN 2691-3399 , DOI 10.1103/r75t-jv32 ).
  6. « Station Q » [archive du ], news.microsoft.com (consulté le ).
  7. 1 2 (en-US) « Microsoft's Majorana 1 chip carves new path for quantum computing », Source (consulté le ).
  8. (en) A.Yu. Kitaev, « Fault-tolerant quantum computation by anyons », Annals of Physics, vol. 303, no 1, , p. 2–30 (ISSN 0003-4916 , DOI 10.1016/s0003-4916(02)00018-0 , Bibcode 2003AnPhy.303....2K , arXiv quant-ph/9707021 , lire en ligne).
  9. (en) Michael H. Freedman, « P/NP, and the quantum field computer », Proceedings of the National Academy of Sciences, vol. 95, no 1, , p. 98–101 (PMID 9419335 , PMCID 18139 , DOI 10.1073/pnas.95.1.98 , Bibcode 1998PNAS...95...98F ).
  10. 1 2 (en) Hao Zhang, Chun-Xiao Liu, Sasa Gazibegovic et Di Xu, « Retracted article : Quantized Majorana conductance », Nature, vol. 556, no 7699, , p. 74–79 (ISSN 1476-4687 , PMID 29590094 , DOI 10.1038/nature26142 , arXiv 1710.10701 , lire en ligne).
  11. 1 2 3 (en) Davide Castelvecchi, « Microsoft claims quantum-computing breakthrough — but some physicists are sceptical », Nature, (ISSN 1476-4687 , DOI 10.1038/d41586-025-00527-z , lire en ligne, consulté le ).
  12. (en-US) Cade Metz, « Microsoft Says It Has Created a New State of Matter to Power Quantum Computers », The New York Times, (lire en ligne, consulté le ).
  13. (en) « Microsoft Claims Quantum Breakthrough with Majorana 1 but Experts Aren't Convinced », Ctol.digital (consulté le ).
  14. (en-US) « Meet Willow, our state-of-the-art quantum chip », Google, (consulté le ).
  15. (en) « System Model H2 Quantinuum's Quantum Computers », Quantinuum (consulté le ).
  16. (en) « Aquila ; 256-qubit Quantum Computer », Quera (consulté le ).
  17. (en) G. Kells, D. Meidan et P. W. Brouwer, « Near-zero-energy end states in topologically trivial spin-orbit coupled superconducting nanowires with a smooth confinement », Physical Review B, vol. 86, no 10, , p. 100503 (ISSN 1098-0121 , DOI 10.1103/physrevb.86.100503 , Bibcode 2012PhRvB..86j0503K , arXiv 1207.3067 , lire en ligne).
  18. (en-US) Tom Simonite, « Microsoft-Led Team Retracts Disputed Quantum-Computing Paper », sur Wired (ISSN 1059-1028 , consulté le ).
  19. (en) Davide Castelvecchi, « Evidence of elusive Majorana particle dies — but computing hope lives on », Nature, vol. 591, no 7850, , p. 354–355 (PMID 33692528 , DOI 10.1038/d41586-021-00612-z , Bibcode 2021Natur.591..354C , lire en ligne).
  20. (en) Peng Wei, « The demonstration of Majorana zero modes in scalable gold nanowires », SPIE Digital Library, (lire en ligne, consulté le ).
  21. (en) Alberto Bordin, Florian J. Bennebroek Evertsz’, Bart Roovers et Juan D. Torres Luna, « Probing Majorana localization of a phase-controlled three-site Kitaev chain with an additional quantum dot », Nature, vol. 17, no 1, (ISSN 2041-1723 , PMID 41634042 , PMCID 12976129 , DOI 10.1038/s41467-026-68897-0 ).
  22. (en) Nick Van Loo, Francesco Zatelli, Gorm O. Steffensen et Bart Roovers, « Single-shot parity readout of a minimal Kitaev chain », Nature, vol. 650, no 8101, , p. 334–339 (ISSN 0028-0836 et 1476-4687 , DOI 10.1038/s41586-025-09927-7 ).
  23. Morteza Aghaee, Zulfi Alam, Mariusz Andrzejczuk et Andrey Antipov, 20 Second Parity Lifetime in an InAs--Pb Tetron Device, (DOI 10.48550/arXiv.2606.03884 ).
  24. 1 2 « Microsoft dévoile sa puce quantique Majorana 2 - Le Monde Informatique », sur LeMondeInformatique, (consulté le ).
  25. 1 2 « Microsoft drops quantum bombshell with new chip », sur Information Age (consulté le ).
  26. Morteza Aghaee, Zulfi Alam, Mariusz Andrzejczuk et Andrey Antipov, 20 Second Parity Lifetime in an InAs--Pb Tetron Device, (DOI 10.48550/arXiv.2606.03884 ).
  27. 1 2 Microsoft Quantum (2026) 20 Second Parity Lifetime in an InAs–Pb Tetron Device |url=https://quantum.scene7.com/is/content/quantum/Majorana-2-Tech-Paperpdf (PDF, 12 pages)
  28. (en-US) « Physicists are mostly unconvinced by Microsoft’s new topological quantum chip », (consulté le ).
  29. (en) Dan Garisto, « Microsoft quantum-computing claim still lacks evidence: physicists are dubious », Nature, (ISSN 1476-4687 , DOI 10.1038/d41586-025-00829-2 , lire en ligne, consulté le ).
  30. (en) Davide Castelvecchi, « Microsoft upgrades controversial quantum chip — researchers are still sceptical », Nature, (ISSN 1476-4687 , DOI 10.1038/d41586-026-01788-y ).
  31. (en) Joseph Howlett, « Microsoft announces an upgrade to its quantum chip. Experts say it never worked to begin with », sur Scientific American (consulté le ).
  32. (en) Joseph Howlett, « Microsoft announces an upgrade to its quantum chip. Experts say it never worked to begin with », sur Scientific American (consulté le ).
  33. 1 2 (en) Davide Castelvecchi, « Microsoft upgrades controversial quantum chip — researchers are still sceptical », Nature, (ISSN 1476-4687 , DOI 10.1038/d41586-026-01788-y ).
  34. (en) « Google, Cloudflare want post-quantum cryptography by 2029 », sur Information Age (consulté le ).
  35. (en-US) Emily Conover, « Microsoft’s quantum chip got an upgrade. Critics are still skeptical », (consulté le ).
  36. (en) « Superconducting Proximity Effect and Majorana Fermions at the Surface of a Topological Insulator », PRL.
  37. (en) « Interaction effects in topological superconducting wires supporting Majorana fermions », Physical Review B.
  38. (en) « Topological superconductors: a review », Reports on Progress in Physics.
  39. (en) « Microsoft's Big Bet on Majorana Pays Off with New Topological Quantum Chip », HPCwire (consulté le ).
  40. (en) A. Jones, « Topological Superconductors and Novel Quantum Materials », Physical Review X, (DOI 10.1103/PhysRevX.14.041002 ).
  41. (en) « Why Majorana Qubits Still Face an Uphill Battle », Physics World, .

Voir aussi

[modifier | modifier le code ]

Bibliographie

[modifier | modifier le code ]

Articles connexes

[modifier | modifier le code ]
v· m
Fondateurs Logo de Microsoft
Personnes clés
Produits
Systèmes d'exploitation
Matériel
Logiciels
Applications Web
Outils
Technologie
Anciens produits
Entreprise
Conférences
Divisions
Litiges et critiques
Articles liés

AltStyle によって変換されたページ (->オリジナル) /