Lemlist
| Lemlist | |
| Création | Voir et modifier les données sur Wikidata |
|---|---|
| Fondateurs | Guillaume Moubeche (d)Voir et modifier les données sur Wikidata |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata |
| Siège social | Paris Voir et modifier les données sur Wikidata |
| Produits | Logiciel en tant que service et Prospection commerciale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata |
| Site web | www.lemlist.com Voir et modifier les données sur Wikidata |
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lemlist est une start-up française, créée en 2018 par Guillaume Moubeche, proposant des services de prospection commercial, en particulier des envois d'e-mails. Elle fait partie du groupe Lempire, dont elle est la principale entité.
Histoire
[modifier | modifier le code ]lemlist est créée par Guillaume Moubeche en 2018, après avoir fait le constat que la prospection commerciale qui consistait à envoyer un maximum de mails à un maximum de personnes, qui finissaient le plus souvent dans la boîte de spams, ne marchait plus[1] . Ils intègrent le campus de start-ups Station F quelques mois plus tard[2] ,[1] . Elle atteint le million d'euros de chiffre d'affaires annuel deux ans plus tard, alors qu'elle compte 35 salariés[3] . En , Guillaume Moubeche met en scène son refus de vendre une partie du capital de l'entreprise pour 30 millions d'euros afin de dénoncer l'obsession de la levée de fonds, qui n'est selon lui pas la seule manière d'évaluer le succès des start-ups [2] . À cette date, lemlist revendique 10 000 entreprises clientes dans 85 pays, sans autre capital que celui de départ[2] . Les discussions autour de l'augmentation de capital valorisent alors l'entreprise à 100 millions d'euros[4] .
Les fondateurs décident finalement de réaliser une opération de cash-out en octobre, opération qui consiste en une vente nette d'actions, sans augmentation de capital[5] . Cela afin, selon Guillaume Moubeche, de réduire leur exposition au risque et de pouvoir distribuer des parts aux salariés[5] . Le fonds d'investissement britannique Expedition Growth Capital prend à cette occasion possession de 20 % du capital de lemlist, dont la valorisation augmente à 150 millions de dollars[5] . L'entreprise réalise alors 10 millions d'euros de revenus récurrents annuels (annual recurring revenue en anglais, ou ARR)[5] .
Le groupe lempire est par la suite construit autour de lemlist, qui reste sa principale entité[6] . Il réalise 40 millions d'euros d'ARR en 2025[6] . La troisième acquisition du groupe est annoncée en avec la start-up Claap, pour un prix situé entre 15 et 30 millions d'euros[6] . Cette entreprise, qui revendique 35 millions d'euros d'ARR et 20 000 comptes entreprises actifs, propose un software as a service simplifiant le travail des équipes de ventes [6] . Elle utilise l'intelligence artificielle pour capturer, structurer et analyser les conversations commerciales et en extraire des éléments utiles pour conclure des ventes[6] .
Activités
[modifier | modifier le code ]lemlist est une start-up proposant des outils de prospection commercial multicanale, en particulier des envois automatisés d'e-mails, messages ou SMS ultra-personnalisés[7] . À partir de 2025, elle se concentre sur le smartbound, stratégie illustrée par le rachat de la start-up Claap, spécialisée dans l'analyse des conversations commerciales[8] . Mot-valise composé de smart (intelligent en anglais) et outbound (terme anglais se rapportant à la prospection commerciale, par opposition à l'inbound marketing ), le smartbound consiste à identifier les bons prospects grâce à des indices tangibles, afin de faciliter le processus de vente[8] . Les levées de fonds ou les recrutements font par exemple partie de ces indices exploitables[8] .
Références
[modifier | modifier le code ]- ↑ a et b Matthieu Delcroix, « Ces Lillois qui ont refusé... trente millions de dollars pour leur start-up ! », La Voix du Nord , (lire en ligne Accès payant, consulté le )
- ↑ a b et c Bruno Askenazi, « Lemlist, en guerre contre l'obsession de la levée de fonds », Les Échos , (lire en ligne Accès libre, consulté le )
- ↑ B.T. et Matthieu Delcroix, « Deux Lillois refusent 30 millions de dollars et gardent leur entreprise », La Voix du Nord , (lire en ligne Accès libre, consulté le )
- ↑ Elsa Bembaron, « Lemlist, la start-up française qui dit non à 30 millions d'euros », Le Figaro , (lire en ligne Accès libre, consulté le )
- ↑ a b c et d Charlie Perreau, « Lemlist, la start-up qui avait refusé de faire une levée de fonds... et qui a changé d'avis », Les Échos , (lire en ligne Accès payant, consulté le )
- ↑ a b c d et e Adrien Lelièvre, « French Tech : Lemlist rachète Claap pour améliorer la prospection commerciale », Les Échos , (lire en ligne Accès payant, consulté le )
- ↑ Adrien Lelièvre, « Lemlist, Partoo, Germinal : ces start-up du SaaS qui ont réussi sans lever des fonds », Les Échos , (lire en ligne Accès payant, consulté le )
- ↑ a b et c Frédéric Olivieri, « Lemlist s’offre Claap pour propulser la prospection B2B dans l’ère du « smartbound » », Siècle digital, (lire en ligne Accès libre, consulté le )