Léa Maury
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Léa Louise Juliette ToussenelVoir et modifier les données sur Wikidata |
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Fortal Annie, Lucienne FlamandVoir et modifier les données sur Wikidata |
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Léa Maury, née le à Bettoncourt-le-Haut dans la Haute-Marne en France, morte le dans le Nord, est une militante et résistante française.
Elle milite au parti communiste et rédige des articles dans L'Humanité . Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle entre dans la clandestinité, diffuse des exemplaires clandestins de L'Humanité.
Pour la résistance, elle recrute des volontaires, organise des groupes de femmes résistantes. Circulant à bicyclette, elle est écrasée de nuit par un camion allemand.
Biographie
[modifier | modifier le code ]Léa Louise Juliette Toussenel naît le au lieu-dit Béthancourt-le-Haut dans le département de la Haute-Marne [1] . Elle est l'aînée des six enfants[2] de François Jules Toussenel, agriculteur et de Louise Bœuf, institutrice[1] . Elle a quinze ans lorsque son père meurt[2] .
Elle commence à travailler comme téléphoniste, puis dans une bonneterie [2] . Elle adhère aux Jeunesses communistes en 1924 et part deux ans plus tard à Paris, pour y apprendre la comptabilité, et devient secrétaire et aide-comptable[1] . Elle rencontre Georges Charles Maury[1] et l'épouse en 1929[2] . Ils ont un fils[1] .
Léa Maury milite activement[2] et part étudier à l'École internationale Lénine, à Moscou, en 1933-1934[1] . De retour en France, elle écrit dans La Vie ouvrière et dans L'Humanité [1] . Elle quitte son emploi pour se consacrer à la rédaction de L'Humanité[2] . Elle divorce, son mari ne supportant pas son activité militante ; elle a un autre enfant avec son nouveau compagnon[2] .
Pendant la Seconde Guerre mondiale et l'Occupation, elle entre dans la clandestinité et vit d'abord de travaux à domicile[2] . Elle prend contact avec la rédaction clandestine de L'Humanité et diffuse des numéros clandestins du journal[2] . Arrêtée fin 1940, elle est relâchée après interrogatoire[2] .
Étant surveillée, Léa Maury prend des précautions ; elle emmène ses enfants en Haute-Marne, dans sa famille[2] . Elle s'engage alors complètement dans la Résistance [2] .
Elle rédige des tracts, organise leur diffusion[3] . Chargée d'organiser des groupes de femmes à Rouen, elle réussit sa mission lorsqu'elle est prévenue que la police a retrouvé sa trace[4] . Elle quitte alors la Normandie pour rejoindre le département du Nord, où elle est affectée[4] . Elle parcourt le département à bicyclette, de ville en ville, recrutant des femmes pour la Résistance [4] .
Léa Maury est à bicyclette dans la nuit du lorsqu'elle est renversée et écrasée par un camion de l'armée allemande[4] . Elle ne meurt pas sur le coup, elle est secourue et emmenée dans une maison par des gens à qui elle déclare : «Je suis une patriote. Prenez mes documents. Brûlez-les immédiatement avant que la police n'arrive», ce qu'ils font[4] . Elle meurt pendant son transfert à l'hôpital[4] , à Lille [1] . Elle est inhumée dans la nécropole nationale d'Haubourdin [5] .
Postérité, hommages
[modifier | modifier le code ]Léa Maury est reconnue « morte pour la France », et est homologuée membre des Forces françaises de l'intérieur à titre militaire, avec le grade de sous-lieutenant [1] ,[6] ,[5] .
Son nom est donné à un gymnase à Bonneuil-sur-Marne dans le Val-de-Marne [1] . Une rue de cette ville porte également son nom.
Notes et références
[modifier | modifier le code ]- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Grason et Pennetier 2022.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Porcu 2007, p. 63.
- ↑ Porcu 2007, p. 63-64.
- 1 2 3 4 5 6 Porcu 2007, p. 64.
- 1 2 « Léa Juliette Louise Toussenel », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, Mémoire des hommes - Base des sépultures de guerre (consulté le )
- ↑ « Léa Juliette Louise Toussenel Vidal », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, Mémoire des hommes - Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale (consulté le )
Bibliographie
[modifier | modifier le code ]- «Léa Maury», dans Antoine Porcu, Héroïques - Femmes en Résistance, t.II, Lille, Geai bleu, (ISBN 978-2-914670-43-2), p.63-64.
- Daniel Grason et Claude Pennetier, «Maury Léa [née Toussenel Léa, Louise, Juliette]», sur maitron.fr, Le Maitron, 27 avril 2021 - 5 avril 2022 (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code ]Articles connexes
[modifier | modifier le code ]Liens externes
[modifier | modifier le code ]- Archives conservées parVoir et modifier les données sur Wikidata : Service historique de la Défense (AC 21 P 164126)
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