Joseph Olphe-Galliard
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(à 83 ans) Lyon 2e |
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| Nom de naissance |
Louis Marie Joseph Olphe-GalliardVoir et modifier les données sur Wikidata |
| Surnom |
Chanoine Olphe-GalliardVoir et modifier les données sur Wikidata |
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Emmanuel Olphe-Galliard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata |
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Louis Marie Joseph Olphe-Galliard, né le à Lyon (France) et mort le en cette même ville, est un résistant, officier aviateur et aumônier militaire français. Il est principalement connu pour avoir été l'aumônier général des Forces françaises libres de leur création en 1940 à leur dissolution en 1943.
Biographie
[modifier | modifier le code ]Origines
[modifier | modifier le code ]Joseph Olphe-Galliard est le fils d'Emmanuel Olphe-Galliard, descendant d'une ancienne famille de notables de la région gapençaise, et de Marie Fayard de Mille.
Elève du lycée Notre-Dame-de-Mongré, il est licencié-es-lettres[1] . Son service militaire terminé, il entre au noviciat des jésuites en 1896, et est ordonné prêtre en 1908[2] . En tant que jésuite, Joseph enseigne au Caire, en Égypte (collège de la Sainte-Famille), en Syrie, et est prédicateur à Marseille, Lyon et Grenoble.
Mobilisé le dans le 112e régiment d'infanterie [3] , il est blessé lors de la bataille de Champagne (1915), alors qu'il est sous les ordres de Philippe Pétain.
Il est versé dans l'aviation en 1916, affecté comme observateur à l'escadrille N 561 (en) puis intègre l'escadrille de défense mobile de Venise en 1917 et devient aviateur[4] .
Observateur, photographe de grande valeur, il fut cité à six reprises en raison de ses brillantes et audacieuses reconnaissances aériennes, faisant acte de bravoure et de sang-froid sur le front italien, lors des offensives sur Asiago, Monte Zebio, Fiume, Maltempo, et sur le Détroit de la Morlacua.
Promu lieutenant en 1917, il est démobilisé en 1919.
Commandant de réserve de l'armée de l'air, il quitte les jésuites et rejoint le clergé séculier [5] . Il devient chanoine de l'archidiocèse de Lyon en 1931 et est chanoine honoraire de Cathédrale Notre-Dame-de-Guadeloupe. Il devient ensuite aumônier militaire au camp de prisonniers de Worms (Allemagne).
Promu officier de l'ordre national de la Légion d'honneur et commandant en 1929, il devient aumônier du cuirassé Paris et du croiseur école Jeanne d'Arc.
Il rejoint le général de Gaulle [6] dès ou il dirige les œuvres des FNFL, devient aumônier général des Forces françaises libres de Londres et est conseiller à la direction du personnel militaire de la flotte.
Il est nommé en 1945 commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur puis prend sa retraite en 1949.
Visite au maréchal Pétain
[modifier | modifier le code ]Le , Philippe Pétain, à l'article de la mort, célèbre ses 95 ans avec sa famille dans sa prison du Fort de Pierre-Levée sur l'Île-d'Yeu.
Le chanoine Olphe-Galliard, ami du général de Gaulle, et Jean Rodhain, alors aumônier général des prisons de France, lui rendent visite, venants de La Boisserie [7] . Devant la presse française et étrangère qui l'interroge au sujet de son voyage, le chanoine Olphe-Galliard déclare que «sa démarche était toute personnelle, et étrangère à toute mission de quiconque, qu'officier sous ses ordres, j'ai voulu rendre hommage à mon ancien chef»[8] ,[9] .
Jean Lemaire, avocat de Philippe Pétain commenta : «dans la mesure où le chanoine Olphe-Galliard, glorieux combattant de Verdun et ancien aumônier général des forces françaises libres, vient rendre visite au maréchal Pétain au cours de sa grave maladie, nous le remercions respectueusement de son geste de réconciliation». Cette visite, très commentée par les médias, fut interprétée comme étant une rencontre à l'initiative du général de Gaulle.
Publications
[modifier | modifier le code ]Dom Olphe-Galliard est membre de la Société d'Histoire de Lyon entre 1930 et 1960[10] .
Il publia deux ouvrages[11] :
- Joseph Olphe-Galliard, L'Aviation de reconnaissance et la photographie aérienne pendant la guerre, Paris, les Études, .
- Joseph Olphe-Galliard, Un beau cavalier, le commandant de Gailhard-Bancel, Valence, Impr. valentinoise.
Distinctions
[modifier | modifier le code ]- Commandeur de la Légion d'honneur Commandeur de la Légion d'honneur (1918, O 1928, C 1945),
- Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre -,
- Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre -,
- Chevalier grand-croix au grand cordon de l'ordre du Mérite de la République italienne Croix du Mérite de guerre d’Italie (1918).
Bibliographie
[modifier | modifier le code ]- Émile Muselier, De Gaulle contre le Gaullisme, (lire en ligne).
- Jacques Isorni, Souffrance et mort du maréchal Pétain, (lire en ligne).
- Biographies des principales personnalités françaises décédées au cours de l'année, , 222p. (lire en ligne).
- M. A. Combaluzier, J'ai vu mourir Philippe Pétain, (lire en ligne).
- Louis-Dominique Girard, Mazinghem ou, Le vie secrète de Philippe Pétain, 1856-1951, (lire en ligne).
- Jacques Isorni, Philippe Petain, vol.1, (lire en ligne).
- Émile Chaline, Historique des Forces navales françaises libres: travail, Marine nationale, Service historique de la Marine, .
- Revue de la France libre, vol.6, (lire en ligne).
- Adrien Dansette, Histoire de la libération de Paris , (lire en ligne).
- Renaud Muselier, L'amiral Muselier, 1882-1965, Le créateur de la croix de Lorraine, (lire en ligne).
- Philippe Alméras, De Gaulle à Londres, (lire en ligne).
- Xavier Boniface, L'aumônerie militaire française: 1914-1962, Ed. du Cerf, , 596 pages (lire en ligne).
- Philippe Alméras, Vichy, Londres, Paris, (lire en ligne).
- Philippe de Gaulle, Mémoires accessoires, t.1921-1946, (lire en ligne).
- Jérôme Cordelier, Après la nuit, Ces chrétiens qui ont reconstruit la France et l'Europe (1945-1954), (lire en ligne).
Notes et références
[modifier | modifier le code ]- ↑ « Rapport de M. le chanoine Devaux », Bulletin des Facultés Catholiques de Lyon, , p. 65 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Martine François, « OLPHE-GALLiARD Joseph, Mgr », sur Comité des travaux historiques et scientifiques , (consulté le ).
- ↑ Cosadgip SA, 129 Route de St-Julien, « Pilotes et Personnels Observateurs Biographie Les As oubliés de 14-18.... », sur asoublies1418.fr via Wikiwix (consulté le ).
- ↑ Frédéric Rouvier, L'Eglise de France pendant la Grande Guerre (1914-1918), Paris, Perrin, , 544 p. (lire en ligne), « Le clergé régulier à l'armée », p. 426.
- ↑ « Louis Marie Joseph Olphe Galliard », sur francaislibres.net (consulté le ).
- ↑ « Liste des membres des Forces françaises libres (18 juin 1940 - 31 juillet 1943) » [PDF], sur france-libre.net, Fondation Charles-de-Gaulle (consulté le ).
- ↑ André Sevry, « Le voyage du chanoine Olphe-Gaillard est diversement interprété », Le Monde , (lire en ligne [画像:Accès payant], consulté le ).
- ↑ André Sevry, « Le voyage du chanoine Olphe-Gaillard est diversement interprété », Le Monde , (lire en ligne [画像:Accès payant], consulté le ).
- ↑ Jérôme Cordelier, Après la nuit, Ces chrétiens qui ont reconstruit la France et l'Europe (1945-1954), (lire en ligne).
- ↑ Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, Lyon, Académie des sciences, belles-lettres et arts, (lire en ligne).
- ↑ Joseph Olphe-Galliard (1877-1960) sur data.bnf.fr .
Liens externes
[modifier | modifier le code ]- Ressource relative à la rechercheVoir et modifier les données sur Wikidata :
- Ressource relative aux militairesVoir et modifier les données sur Wikidata :
- Naissance en mars 1877
- Naissance dans le 2e arrondissement de Lyon
- Décès en juin 1960
- Personnalité de la France libre
- Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1945
- Titulaire de la croix de guerre 1914-1918
- Titulaire de la croix de guerre 1939-1945
- Croix du Mérite de guerre
- Prêtre catholique français du XXe siècle
- Ex-jésuite
- Aumônier militaire français du XXe siècle
- Décès dans le 2e arrondissement de Lyon
- Décès à 83 ans