Jean Bertin (réalisateur)
Pour les articles homonymes, voir Jean Bertin et Bertin.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 41 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Activités |
modifier - modifier le code - modifier Wikidata Documentation du modèle
Jean Bertin est un réalisateur, scénariste et critique de cinéma français, né le au Havre et mort le dans le 16earrondissement de Paris.
Biographie
[modifier | modifier le code ]Jean Édouard Paul Marie Bertin naît en 1896 au Havre, de Théodule Charles Eugène Bertin, chef de bataillon d'infanterie de marine, et de Marie Marguerite Roetig[1] . En 1915, son père, désormais colonel, est promu commandeur de la Légion d'honneur [2] .
Jean Bertin passe le concours d'entrée à l'École navale où il est admissible, puis étudie le droit[3] . Étudiant, il s'engage volontairement en [4] . Adjudant dans l'infanterie, il participe à plusieurs combats, dont la bataille du Chemin des Dames. De nombreuses blessures — qui lui laisseront des séquelles physiques et psychologiques[a] — lui valent d'être réformé en . À l'issue de la guerre, il reçoit la médaille militaire [5] .
Brièvement peintre, dessinateur de mode, puis acteur[6] , il tourne son premier court métrage en 1919, Le Club des suicidés, avec le comédien Aurelio Sidney. Au début des années 1920, il se rend aux États-Unis[7] ,[b] où il va faire une partie de sa carrière[3] ,[8] ,[c] . Il intervient en tant que conseiller technique sur les décors et costumes[9] , comme sur le film Kiki de Clarence Brown. En 1928, il collabore avec Maurice Tourneur, pour l'adaptation du Capitaine Fracasse de Théophile Gautier, avec Pierre Blanchar [10] . Mais Jean Bertin démissionne quelques mois plus tard de la société productrice Lutèce films[11] et le film est finalement réalisé par Alberto Cavalcanti.
Jean Bertin travaille également comme critique de cinéma : ses articles paraissent dans des revues telles que Cinémagazine [12] ou Mon Ciné [13] , pour lesquelles il fait office de correspondant à Hollywood [14] ,[15] .
De retour en France, il réalise coup sur coup plusieurs films : La Menace, d'après la pièce de Pierre Frondaie ; La Vocation, d'après le roman de Louis de Blois, prix Goncourt 1916 ; D'un port à l'autre, un documentaire[16] . À propos de L'Appel du large, sorti en 1930, le critique et futur réalisateur Robert Vernay emploie dans un article l'expression « réalisme poétique », sans doute pour la première fois par la critique cinématographique française[17] . Après deux films produits en 1931 par les films Osso, l'activité de Jean Bertin marque le pas. En 1933, il écrit le scénario du film de Jean Tarride, Étienne , d'après la pièce éponyme de Jacques Deval.
Jean Bertin meurt le à Paris, à l'âge de 41 ans[18] ,[d] . Différents journaux annoncent sa mort en [19] . Selon les sources, il est rapporté qu'il est mort d'une «longue maladie»[20] ou de ses «blessures de guerre»[21] .
Filmographie
[modifier | modifier le code ]Réalisations
[modifier | modifier le code ]- 1919 : Le Club des suicidés (court métrage)
- 1928 : La Menace
- 1929 : La Vocation (+ scénario)
- 1929 : D'un port à l'autre (documentaire)
- 1930 : L'Appel du large
- 1931 : Le Costaud des PTT / Le Roi des facteurs (coréalisateur : Rudolph Maté)
- 1931 : La Femme de mes rêves
Scénarios
[modifier | modifier le code ]- 1929 : La Vocation (+ réalisation)
- 1933 : Étienne
Distinctions
[modifier | modifier le code ]Notes et références
[modifier | modifier le code ]Notes
[modifier | modifier le code ]- ↑ Son dossier militaire mentionne notamment un syndrome de dépression périodique et des difficultés à la marche.
- ↑ Sur le formulaire d'immigration, il déclare à cette époque être artiste peintre.
- ↑ En 1930, il figure sur le recensement de population de la ville de Los Angeles, locataire au 1740 Hudson Avenue. Il déclare être auteur et réalisateur pour un studio de cinéma.
- ↑ L'acte précise qu'il était journaliste et célibataire.
Références
[modifier | modifier le code ]- ↑ Acte de naissance no 2736 du , Le Havre, archives départementales de la Seine-Maritime.
- ↑ « Base de données Léonore : notice n° L0215002 de M. Bertin Théodule Charles Eugène », sur leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le ) : « né le 15 juillet 1856 à Rennes [...] colonel commandant par intérim une brigade d'infanterie coloniale [...] commandeur de la Légion d'honneur par arrêté du 13 juillet 1915 », vue 1/23
- 1 2 « Galerie Osso : Jean Bertin », encart en bas à droite de la page 7, sur gallica.bnf.fr, Ciné-Comœdia, (consulté le ), non paginé (vue 7)
- ↑ Registre matricule no 2512 de Jean Édouard Paul Marie Bertin, 1916, cote 1R3404, Archives départementales de la Seine-Maritime
- ↑ « Ministère de la Guerre », sur Gallica, Journal officiel de la République française. Lois et décrets, (consulté le ), p. 133
- ↑ (en) Robert Florey, « Foreign atmosphere for the American screen », The Motion Picture Director, , p. 58-59 (vue 60/580) (lire en ligne)
- ↑ « Liste de passagers pour les États-Unis, paquebot S.S. France », New York Passenger Arrival Lists (Ellis Island), 1892-1924, FamilySearch,
- ↑ « M. Jean Bertin », sur Gallica, Excelsior, (consulté le ), p. 4
- ↑ Pierre Boulanger, Le Cinéma colonial : de L'Atlantide à Lawrence d'Arabie, Paris, Seghers (réédition numérique FeniXX), (ISBN 978-2-232-12902-5, lire en ligne)
- ↑ (pt) « Maurice Tourneur vae fazer na França... », Cinearte n° 121, , p. 4/48 (lire en ligne)
- ↑ « France », Variety, , p. 6 (vue 78/257) (lire en ligne)
- ↑ Jean Bertin, « La révolte du cuirassé Potemkine », sur Gallica , Cinémagazine, (consulté le ), p. 450
- ↑ « The Gold Rush Clippings 148/363 », sur chaplin.fritzhirzel.com (consulté le )
- ↑ Louis Daubresse, « À la recherche du trésor perdu des Rapaces », Kinétraces, , p. 5, 55 (lire en ligne)
- ↑ « Nécrologie », sur Gallica, Comœdia, (consulté le ), p. 2
- ↑ « Programmes des principaux cinémas de Paris. Colisée [encart] », Cinémagazine, no 20, , non paginé (vue 20/23) (lire en ligne)
- ↑ « L'Appel du large (en marge) de Jean Bertin (Cinémagazine 1929) - », sur La Belle Équipe, (consulté le )
- ↑ Acte de décès no 2040 du , Archives en ligne de la ville de Paris, état civil du 16e arrondissement, registre des décès de 1937
- ↑ « Le metteur en scène Jean Bertin est mort », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF, L’Écho de Paris, (consulté le ), p. 4
- ↑ « Bouts de films », sur Gallica, L'Intransigeant, (consulté le ), p. 6
- ↑ « Le spectacle à Paris », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF, Journal des débats politiques et littéraires, (consulté le ), p. 4
Liens externes
[modifier | modifier le code ]- Archives conservées parVoir et modifier les données sur Wikidata : Cinémathèque française (fonds.php?id=bertin)
- Ressource relative à l'audiovisuelVoir et modifier les données sur Wikidata :
- Fonds Jean Bertin sur CinéRessources.net
- Photographie de Jean Bertin, pendant le tournage de La Menace, parue dans L'Excelsior, , p.5
- sur le site Gallica "La Marine sur les écrans du septième art" de Charles Ford dans le Cols bleus no1547 du