Jean-François de Bastide
Ne doit pas être confondu avec Jean-François Bastide.
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Auteur du Nouveau spectateur, Chevalier de La B ***, M. le chevalier de La B ***, M. le chevalier de La B ..., Sincère, Griffon de BastideVoir et modifier les données sur Wikidata |
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Le Nouveau Spectateur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata |
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Jean-François de Bastide, né le à Marseille et mort le à Milan, est un journaliste, romancier et dramaturge français.
Biographie
[modifier | modifier le code ]Fils d’un lieutenant criminel, Bastide, arrivé fort jeune à Paris, se lie avec Dorat, Voisenon, Marmontel et Crébillon fils et, encouragé par ses amis, fait de rapides progrès, donnant les Confessions d’un fat, en 1749 ; la Trentaine de Cythère, 1752 ; les Têtes folles, 1753 ; Aventures de Victoire Ponty, 1758. il donne ensuite des comédies, des traités d’histoire, etc. avant de se lancer dans la presse[1] . Il entre à la rédaction du Mercure de France , auquel il travaille jusqu’à la mort de Boissy [2] . Il fonde alors le Nouveau Spectateur, qui devient, en 1760, le Monde comme il est, et, en 1761, le Monde[3] . Cette dernière publication n’ayant pas réussi, il quitte la France pour se rendre en Hollande, où il séjourne pendant quelques années, avant de se rendre, en 1766, à Bruxelles, où il fonde, peu après son arrivée, le Journal de Bruxelles ou le Penseur, dont deux volumes ont paru[4] .
Il tente de reprendre, sous le titre de Gazettin, les Mémoires du temps, fondés par Maubert de Gouvest, le , et continués par François-Antoine Chevrier qui, bien qu’il l’ait fait distribuer gratis dans les cabarets de la ville pour le faire prendre, n’aura pas plus de succès que le Journal de Bruxelles, et sera même supprimé par ordre du Gouverneur-Général, le , en raison de la violence de la représentation des personnalités[4] .
Parvenu à se faire bien venir du comte de Cobenzl, ambassadeur d’Autriche aux Pays-Bas, qui l’avait admis à ses soirées, il imagine de se servir du théâtre pour flatter le pouvoir, en faisant représenter, le , jour de la fête patronale du prince Charles de Lorraine, deux pièces, au théâtre de la Monnaie : Gezoncour et Clémentine, comédie en cinq actes, et le Soldat par amour, opéra-comédie en un acte, musique de Vitzthumb et Van Maldere, mais cette tentative avorte, le prince, indisposé, n’ayant pu paraitre au spectacle-gala[4] .
Voyant tout lui manquer et ne sachant comment échapper aux créanciers qui le harcelaient, il s’adresse, en 1768, au prince de Lorraine pour obtenir un sauf-conduit et passer à l’étranger. Ce dernier ne lui ayant pas accordé sa demande, et même engagé le Conseil Privé à s’interposer, il publie, la même année, sous le nom transparent de « Griffon de Bastide », une comédie sur les difficultés pécuniaires qu’il rencontre alors. En 1769, il quitte Bruxelles peu après que le prince Charles lui a retiré le subside qu’il lui avait alloué sur les instances du comte de Cobenzl[4] .
Très au courant des affaires littéraires et du théâtre, il a également dirigé la Bibliothèque universelle des romans de 1779 à 1789. Malgré le caractère superficiel de ses ouvrages de Bastide, qui lui ont attiré de nombreuses critiques, dont celle de Voltaire, qui lui a adressé, en 1758, une lettre philosophique fort mordante, ceux-ci ont été très utiles à sa fortune, car il est mort dans une grande aisance[1] .
Théâtre
[modifier | modifier le code ]- Le Désenchantement inespéré, 1749.
- L'Épreuve de la probité, 1762.
- Les Caractères de la musique, 1763.
- Les Deux Talents, opéra-comique représenté au Théâtre-Italien de Paris le 11 aout 1763.
- Le Jeune homme, comédie représentée à Bordeaux en 1764.
- Les Amants opposés, comédie représentée à La Haye le .
- La Majorité, comédie représentée le même jour au même théâtre.
- Le Soldat par amour, opéra-comique sur une musique de Pierre Van Maldere et Ignaz Vitzthumb représenté au théâtre de la Monnaie de Bruxelles, le .
- Gésoncourt et Clémentine, tragédie représentée au théâtre de la Monnaie de Bruxelles, le .
Nouvelles
[modifier | modifier le code ]- La Petite Maison (ill.Adolphe Lalauze), publiée par le bibliophile Jacob, Paris, Librairie des bibliophiles, , xii-46, pl. (frontisp.): ill.; in-12 (lire en ligne sur Gallica ).
Notes et références
[modifier | modifier le code ]- 1 2 « Bastide (Jean-François de) », dans L’Univers : histoire et description de tous les peuples, vol. 1, Paris, Firmin Didot, , 576 p., 5 vol. illustr. ; in-8o (OCLC 32020641 , lire en ligne), partie 14, p. 190.
- ↑ Antoine-Alexandre Barbier, « Bastide (Jean-François De) », dans Examen critique et complément des dictionnaires historiques les plus répandus : depuis le dictionnaire de Moréri, jusqu’à la Biographie Universelle inclusivement, t. 1 A - J, Paris, Rey et Gravier, , viii-491 p. (OCLC 163413451 , lire en ligne), p. 89.
- ↑ Jean-François de Bastide, Le Nouveau Spectateur, vol. 1, Amsterdam, 1758-1760, 8 vols. (ISSN 2503-765X , lire en ligne).
- 1 2 3 4 Un librettiste du XVIIIe siècle : Jean-Franç. de Bastide en Belgique (1766-1769), Bruxelles, F.-J. Olivier, , xix p., in-8o (OCLC 763237539 , lire en ligne sur Gallica ).
Liens externes
[modifier | modifier le code ]- Ressources relatives aux beaux-artsVoir et modifier les données sur Wikidata :
- Ressources relatives au spectacleVoir et modifier les données sur Wikidata :
- Ressource relative à la musiqueVoir et modifier les données sur Wikidata :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généralisteVoir et modifier les données sur Wikidata :