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Jacques-Émile Blanche

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Jacques-Émile Blanche
Lucien Simon, Portrait de Jacques-Émile Blanche (1903),
localisation inconnue.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Nationalité
Domiciles
Activités
Période d'activité
Père
Mère
Louise Émilie Félicité Baron-Chatillon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Autres informations
Propriétaire de
Soissons – Maison d'habitation et fabrique de M. Henry (d), La tapisserie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Maître
Représenté par
Genre artistique
Distinction
Œuvres principales
Sépulture de Jacques-Émile Blanche, Paris, cimetière de Passy.

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Jacques-Émile Blanche né le à Paris [1] et mort le à Offranville (Seine-Inférieure), est un peintre, graveur et écrivain français.

Biographie

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Jeunesse et éducation

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Jacques-Émile Blanche bénéficie d'une éducation cosmopolite, ayant été élevé à Passy dans une demeure qui avait appartenu à la princesse de Lamballe. Afin de la transformer en clinique, elle avait été acquise par son grand-père, Esprit Blanche, psychiatre qui a compté parmi ses patients Gérard de Nerval. Son père, Émile Blanche, est également aliéniste, travaillant dans le même établissement. Cette maison gardait toujours une atmosphère empreinte de l'élégance et du raffinement du XVIIIe siècle et a influencé ses goûts et son travail.

Élève de Stéphane Mallarmé, son professeur d'anglais au lycée Condorcet à Paris, Jacques-Émile Blanche se lie d'amitié avec Henri Bergson et André Gide. Excellent pianiste, il hésite à une époque entre la peinture et la musique.

Son père meurt en 1893 à Passy, en son domicile de la rue des Fontis, non loin de la clinique familiale. L'année suivante, cette voie est renommée rue du Docteur-Blanche. Jacques-Émile y résida également[2] .

Il est le neveu de l'architecte Léon Ohnet et le cousin de l'écrivain Georges Ohnet.

Vie privée et fréquentations

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En 1895, il épouse sa confidente et amie d'enfance Rose Lemoinne.

Il fut ami des surréalistes et des dadaïstes, parmi lesquels Jacques Rigaut, René Crevel et Jean Cocteau, dont la mère était très liée avec la famille Blanche.

Carrière de peintre

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Portrait de Jacques-Émile Blanche par John Singer Sargent, vers 1886.

Bien qu'il ait reçu l'enseignement d'Henri Gervex, Jacques-Émile Blanche peut être considéré comme un peintre autodidacte.

Il fait ses premiers pas dans le milieu mondain sous la bienveillante protection du comte Robert de Montesquiou. Il acquiert une grande réputation de portraitiste. Son style, vivant et raffiné, porte l'empreinte de sources française et anglaise.

On peut compter parmi ses chefs-d'œuvre les portraits de son père, du poète Pierre Louÿs, du peintre Fritz Thaulow et ses enfants, d'Aubrey Beardsley et d'Yvette Guilbert.

Il fréquente le salon de Geneviève Bizet [note 1] , devenue ensuite Madame Straus[note 2] , bien connu du Tout-Paris littéraire et artistique (Edgar Degas, Marcel Proust, Georges de Porto-Riche, Paul Bourget , etc.)[3] . Il fréquente aussi le salon de la comtesse Potocka.

Au début des années 1900, il est nommé chef d'atelier à l'académie de la Palette, avant de rejoindre, dès 1904, avec Lucien Simon, l'académie de la Grande Chaumière fondée par leurs anciennes élèves Martha Stettler et Alice Dannenberg.

À partir de 1903, il expose au salon organisé par la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs, dont il est membre[4] .

En 1926 se crée la Société belfortaine des beaux-arts, qui organise chaque année jusqu'à la Seconde Guerre mondiale des expositions importantes aux musées de Belfort auxquelles Blanche participe en compagnie de Georges Fréset, René-Xavier Prinet, Jean-Eugène Bersier, Raymond Legueult, Anders Osterlind, Henry de Waroquier et Jules-Émile Zingg [5] .

Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1935.

De 1902 et jusqu'à sa mort en 1942, il passe de longs moments dans sa propriété du manoir de Tôt à Offranville, près de Dieppe.

Il est inhumé à Paris au cimetière de Passy dans le caveau familial.

Décoration

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Postérité

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Il a fait don de nombreux tableaux et documents à Offranville pour qu'y soit créé un musée. En 1995, la commune a ouvert le musée Jacques-Émile-Blanche.

Jacques-Émile Blanche exécutant le portrait de Marie de Hérédia (1893)[note 3] .

Œuvres picturales

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Années 1800

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Années 1900

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Lettre aquarellée de l'artiste avec l'esquisse d'un couple d'amoureux, collection Calvé-Cantinotti.

Non datées

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Œuvres littéraires

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  • Essais et Portraits, Paris, Dorbon-Aîné, 1912
  • Cahiers d'un artiste I, juin-, Éditions de la NRF, 1915
  • Cahiers d'un artiste II, -, Paris, Émile-Paul Frères, 1916
  • Cahiers d'un artiste III, août-, Paris, Émile-Paul Frères, 1917
  • Cahiers d'un artiste IV, -, Paris, Émile-Paul Frères, 1919
  • Cahiers d'un artiste V, août-, Paris, Émile-Paul Frères, 1919
  • Cahiers d'un artiste VI, -, Paris, Émile-Paul Frères, 1919
  • Propos de peintre I. De David à Degas, préface de Marcel Proust, Paris, Émile-Paul Frères, 1919
  • L'Enfance de Georges Aymeris, Paris, Mercure de France, 1919
  • Tous des Anges, roman, Paris, Éditions Albin Michel, 1920
  • Propos de peintre II. Dates, précédé d'une « Réponse à la Préface de Marcel Proust au De David à Degas », Paris, Émile-Paul Frères, 1921
  • Aymeris, roman, édition originale, illustrée de compositions de l'auteur, Paris, Éditions de La Sirène, 1922
  • Les Cloches de Saint-Amarain, roman sous le pseudonyme de Jaime de Beslou, Paris, Émile-Paul Frères, 1922 ; édition définitive, Paris, Émile-Paul Frères, 1927
  • Idéologues, nouvelles, sous le pseudonyme de Jaime de Beslou, Paris, Éditions Kra, 1923
  • Manet, coll. «Maîtres de l'Art moderne», Paris, F. Rieder, 1924
  • Le Bracelet tensimétrique, nouvelle, Paris, Éditions Kra, 1926
  • Dieppe, coll. «Portrait de la France», Paris, Émile-Paul Frères, 1927
  • Propos de peintre III. De Gauguin à la Revue nègre, Paris, Émile-Paul Frères, 1928
  • Mes modèles, Souvenirs littéraires, Paris, Éditions Stock, 1928
  • Passy, coll. «Visages de Paris», Paris, Pierre Lafitte, 1928
  • Émilienne et la Maternité, roman, Paris, Stock, 1929
  • Aymeris, édition définitive, préface d'André Maurois, Paris, Plon, 1930
  • Les Arts plastiques de 1870 à nos jours, coll. «La Troisième République», Paris, Les Éditions de France, 1931
  • Mémoires de Joséphin Perdrillon, précepteur, roman, Paris, Denoël et Steele, 1931
  • Les Trésors de la peinture française des primitifs au XVIe siècle, en collaboration avec Élie Faure, Maurice Raynal et Tériade, Paris, Albert Skira, 1934
  • Portraits of a Lifetime, 1870-1914, traduction en anglais de Walter Clement, London, J. M. Dent and Sons, 1937
  • More Portraits of a Lifetime, 1918-1938, traduction en anglais de Walter Clement, London, J. M. Dent and Sons, 1939
  • In Memoriam patris et filii H. et B.P. d. G .S., Dieppe, Imprimerie de la Vigie, 1942
  • Souvenirs sur Walter Sickert , Alençon, Éditions de Malassis, 1943
  • Ernest Renan. Dessins et souvenirs, présenté par Daniel Halévy, Alençon, Poulet-Malassis. M. Dent and Sons, 1944
  • La Pêche aux souvenirs, Paris, Flammarion, 1949
  • Correspondance 1916-1942 avec François Mauriac , établie, présentée, annotée par Georges-Paul Collet, Paris, Grasset, 1976
  • Correspondance 1892-1939 avec André Gide , établie, présentée et annotée par Georges-Paul Collet, Gallimard, coll. «Cahiers André Gide 8», Paris, 1979
  • Nouvelles lettres à André Gide (1891-1925), textes recueillis, établis et présentés par Georges-Paul Collet, Genève, Droz, 1982
  • Correspondance 1901-1939 avec Maurice Denis , établie, présentée, annotée par Georges-Paul Collet, Genève, Droz, 1989
  • Correspondance 1912-1939 avec Jean Cocteau , établie et présentée par Maryse Renault-Garneau, Paris, Éditions de la Table ronde, 1993
  • Propos de peintre, compilation des meilleurs portraits, sélection opérée par Frédéric Mitterrand, Éditions Séguier, 2013 (ISBN 978-2-84049-667-0)

Expositions

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  • Biennale de Venise, 1912 : panneaux décoratifs pour le pavillon français.
  • « Du côté de chez Jacques-Émile Blanche. Un salon à la Belle Époque », du au , Paris, Fondation Pierre-Bergé-Yves Saint-Laurent.
  • « Jacques-Émile Blanche en Normandie - Cinquante ans de rencontres artistiques » du au , musée de Dieppe.
  • « Jacques Émile Blanche Peintre, écrivain, homme du monde », du au , Évian, Palais Lumière.
  • « Jacques Émile Blanche Portraitiste de la belle époque », du au , Deauville, Festival Normandie impressionniste
  • "Peindre le temps perdu" exposition, été 2025, au musée Angladon à Avignon.

Notes et références

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  1. Épouse de Georges Bizet.
  2. En épousant Émile Straus, avocat des Rothschild.
  3. Photographie de Giuseppe Primoli, Bibliothèque de l’Arsenal, Paris.
  4. Exposé à Paris à la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent en 2013, reproduit dans Connaissance des arts no 4 bis.
  5. Blanche donne du romancier-prodige l'image tragique d'un jeune dieu blessé à mort, les traits tirés et l'oreille rouge de fièvre ; les épreuves entassées près de lui sont celles du Bal du comte d'Orgel , qu'il n'aura pas le temps de relire jusqu'au bout.[réf. nécessaire]

Notes et références

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  1. Archives de Paris, acte de naissance n° 16e/76/1861.
  2. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris , Les Éditions de minuit, septième éd., 1963, t. 1 A-K »), « Rue du Docteur-Blanche », p. 434.
  3. Georges-Paul Collet, Correspondance Jacques-Émile Blanche : Maurice Denis (1901-1939), Genève, Librairie Droz, coll. « Textes littéraires français », (ISBN 978-2-600-02643-7, lire en ligne), p. 157.
  4. Art et décoration, Paris, janvier 1903, p. 6 (en ligne sur Gallica).
  5. Archives départementales du territoire de Belfort, sous-série 4T, 4 t 36, p. 5.
  6. « Portrait de femme », sur Musée d'Orsay (consulté le ).
  7. « Portrait de George Rodier », sur musée d'Orsay (consulté le ).
  8. Notice sur le site du musée d'Orsay
  9. « Portrait de Claude Debussy », sur Musée de la Musique (consulté le ).
  10. « La Famille Halévy », sur Musée d'Orsay (consulté le ).
  11. Voir sur museunacional.cat.
  12. « Portrait de Rodin », sur Musée Rodin (consulté le ).
  13. Voir sur villedecambrai.com..
  14. Notice sur le site du musée d'Orsay.
  15. [PDF] La Gazette des Amis des musées de Rouen et du Havre sur amis-musees-rouen, p. 7.
  16. « Portrait de Paul Valéry », sur Joconde (consulté le ).
  17. Voir sur seine76.fr..
  18. « Portrait d'Aldous Huxley », sur Joconde (consulté le ).
  19. Notice no 000PE028805, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
  20. Binoche et Giquello, Salon jaune à Offranville, catalogue raisonné par Jane Roberts, no 630, Mobilier et objets d'art, .
  21. « Retrat de la novel·lista Colette », sur Museu Nacional d'Art de Catalunya, (consulté le ).

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Bibliographie

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Iconographie

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Articles connexes

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Liens externes

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