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Fordongianus

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Cet article est une ébauche concernant une localité italienne et la Sardaigne.

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Fordongianus
Fordongianus
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la Sardaigne Sardaigne 
Province Oristano  
Code postal 09083
Code ISTAT 095020
Préfixe tél. 0783
Démographie
Gentilé fordongianesi
Population 797 hab.[1] (2026)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 39° 59′ 42′′ nord, 8° 48′ 34′′ est
Superficie 3 950 ha = 39,5 km2 [2]
Divers
Saint patron San Lussurio
Fête patronale 21 août
Localisation
Localisation de Fordongianus
Localisation dans la province d'Oristano.
Géolocalisation sur la carte : Italie
Géolocalisation sur la carte : Italie
Géolocalisation sur la carte : Sardaigne
Liens
Site web Site officiel
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Fordongianus est une commune italienne de la province d'Oristano, dans la région Sardaigne.


Administration

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Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2005 2010 Efisio Demartis    
Les données manquantes sont à compléter.

Communes limitrophes

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Allai, Busachi, Ghilarza, Ollastra, Paulilatino, Siapiccia, Villanova Truschedu.

Évolution démographique

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Habitants recensés


Patrimoine

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Thermes romains

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Fordongianus, ancien Forum Traiani, occupe une position géographique stratégique au sein de la vallée du Tirso. Encaissée entre les massifs environnants, la cité romaine constitue une voie de passage naturelle assurant la transition entre la plaine côtière et l'arrière‐pays, et se présente comme un point de rencontre entre deux espaces géographiques et culturels. Cette fonction de carrefour est corroborée par la mention de la ville dans l' Itinéraire d'Antonin , qui place Fordongianus le long de l'axe routier reliant Tibula à Othoca via l’intérieur de l'île ; la toponymie et la situation routière témoignent ainsi de son rôle privilégié dans les réseaux de communication, d’échange et d’administration durant l’époque romaine.

Le site comprend une source thermale naturelle réputée pour ses propriétés curatives.

L’inscription épigraphique, probablement dédiée à l’empereur Tibère, découverte sur le Forum Traiani, atteste de la présence continue, dès le ıe siècle de notre ère, de populations locales que les textes romains qualifient de barbares . Ces données archéologiques et topographiques indiquent une double vocation du lieu : d’une part une fonction sanitaire et cultuelle liée à l’exploitation des eaux thermales ; d’autre part une intégration aux réseaux administratifs et politiques impériaux, suggérant une occupation durable et des interactions culturelles entre populations locales et autorités romaines.

Le nom ancien de Forum Traiani peut paraître évocateur quant à son origine, mais il est en réalité trompeur car la ville a été fondée bien avant le règne de l’empereur Trajan. Ici, le terme forum indique plutôt que cette localité était un espace de rencontres pacifiées et d’échanges commerciaux entre les populations romanisées et celles, encore indépendantes de l’intérieur montagneux de l’île, qui ne s’étaient pas soumises à la colonisation romaine.

La présence d’une source d’eau chaude aux propriétés thérapeutiques est la raison principale du développement d’une petite ville autour de cet établissement thermal. Tirant partie de cette source, les Romains construisent un vaste complexe thermal au bord de la rivière, ce qui forme aujourd’hui le cœur du site archéologique. Ce complexe comprend un grand bassin, initialement couvert, où l’eau très chaude est tempérée par un apport d’eau froide.

La dimension thérapeutique et l’usage curatif des bains se manifeste notamment par la découverte de deux statues du dieu Bès , divinité associée aux sources guérisseuses. La mise au jour récente d’un petit sanctuaire consacré aux nymphes, divinités des eaux, renforce cette tradition initiale.

Les thermes conservent les vestiges de trois salles principales que constituent des thermes : le caldarium, le tepidarium et le frigidarium. Elles étaient couvertes par une toiture appuyée sur des arcades reliant les différents bassins, formant ainsi des voûtes en berceau. Les marges des bassins sont décorées de gravures représentant les nymphes, divinités des eaux. Le sol est revêtu de mosaïques, dont subsistent quelques fragments, tandis que les plafonds des bassins aujourd’hui disparues, étaient ornés de pâte de verre bleue, évoquant le reflet de l’eau. L’accès principal aux thermes se situe vraisemblablement au sud, où s’ouvre une vaste place pavée bordée d’un escalier.

Au Ve siècle, Fordongianus est le siège d’un évêché ; plus tard, aux alentours des IXe ou Xe siècles, ce diocèse est supprimé et intégré à celui de Santa Giusta. L’amphithéâtre a été mis au jour à proximité du centre-ville actuel, non loin de la nécropole de l’Antiquité tardive, sur laquelle s’élève l’église San Lussorio, édifiée au XIe siècle.

Au Moyen Âge, la ville relève du judicat d'Arborée et constitue la capitale de la division administrative de Parte Barigadu. Au XIVe siècle, cette fonction est transférée à Busachi. À la chute du judicat en 1420, cette petite entité est intégrée au marquisat d'Oristano, puis, après la défaite de ce dernier en 1478, elle passe sous domination aragonaise, devenant un fief incorporé à la région de Parte Barigadu. En 1790, sous la domination savoyarde, elle est concédée en fief à la famille Manca Ledà, qui, en 1829, l’unit à Villanova Truschedu pour former le comté de San Placido. Ce dernier est racheté en 1839, à l’occasion de l’abolition du système féodal.

Thermes romains.

La ville de Fordongianus est jumelée avec : Drapeau de la France  Samoëns (France) depuis 2009.

Galerie de photos

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Notes et références

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  1. « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  2. « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)

Voir aussi

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Liens externes

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