ChapsVision
| ChapsVision | |
| logo de ChapsVision Logo de ChapsVision. | |
| Création | Voir et modifier les données sur Wikidata |
|---|---|
| Fondateurs | Olivier Dellenbach Voir et modifier les données sur Wikidata |
| Forme juridique | Société par actions simplifiée [1] Voir et modifier les données sur Wikidata |
| Siège social | Suresnes Drapeau de la France France |
| Activité | Industrie du logiciel Voir et modifier les données sur Wikidata |
| Filiales | Nexa Technologies Flandrin Technologies Elektron Bertin IT Deveryware Systran Geotrend AnyCommerce Iremos Articque Sinequa |
| Effectif | 1 000[2] Voir et modifier les données sur Wikidata |
| SIREN | 851035329 Voir et modifier les données sur Wikidata |
| Site web | www.chapsvision.fr Voir et modifier les données sur Wikidata |
| Chiffre d'affaires | 200 M€ ()[3] Voir et modifier les données sur Wikidata |
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ChapsVision est une entreprise française, éditrice de logiciels d'analyses de données et d'outils d'intelligence artificielle. Chapsvision se positionne en alternative européenne à Palantir Technologies dans certains segments d'analyse de données complexes[4] ,[5] .
Historique
[modifier | modifier le code ]Développement
[modifier | modifier le code ]Olivier Dellenbach fonde ChapsVision en 2019 après avoir déjà créé et revendu deux pépites de la tech (il vise à financer une fondation sur le handicap grâce à cette nouvelle société)[6]
La société rachète une dizaine d'entreprises françaises, dont :
- le prestataire d'interception judiciaire Elektron, qui a lui-même repris les activités françaises de Nexa Technologies (ex-Amesys) après que cette dernière a été entachée par la vente de technologies de surveillance à la Libye [7] ;
- Bertin IT, spécialisée dans le traitement du renseignement en sources ouvertes et le cloisonnement de l'information classifiée au service de la défense ;
- Deveryware, qui fournit des outils d'interception légale et de géolocalisation aux forces de l'ordre françaises, permet à ChapsVision de doubler de taille[8] ;
- Systran, entreprise de logiciels de traduction[9] .
- Sinequa, entreprise de logiciels d'Enterprise Search, de RAG et d'agentique.
Le financement accordé par Bpifrance et Tikehau lui donne comme objectif de se développer en Europe [10] , avec près de 100 millions d'euros levés en 2022[11] .
En 2023, ChapsVision a enregistré 157 millions d'euros de chiffre d'affaires soit une hausse de 45 % par rapport à l'année précédente[12] .
En novembre 2024, ChapsVision lève 85 millions d'euros (3e levée de fonds) pour continuer son développement et acquérir Sinequa[13] ,[14] .
Positionnement
[modifier | modifier le code ]ChapsVision vise à se placer comme alternative crédible à l'américain Palantir, en créant un noyau logiciel central agrémenté des éléments complémentaires particuliers[15] . Sa plateforme ArgonOS traite d'importantes masses de données hétérogènes pour en tirer de l'information pertinente[16] ,[17] ,[18] .
La proposition portée par ChapsVision est présélectionnnée en 2023 pour le projet d'Outil de traitement des données hétérogènes (OTDH), qui vise à doter la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) de capacités d'analyse big data . Le projet est estimé à 40 millions d'euros. Le partenariat précédent entre la société américaine Palantir et la DGSI pour ce type d'outil n’avait, à l’origine, rien d’un projet pérenne. Il s’est imposé dans l’urgence à la suite des attentats de novembre 2015, faute de concurrent souverain [19] .
ChapsVision ne remplacera pas Palentir dont le contrat est reconduit pour 3 ans en 2025 [20] .
En 2026, l'agence du renseignement intérieur allemande, l'Office fédéral de protection de la Constitution (Bundesamt für Verfassungsschutz), conscient du risque d'une dépendance excessive aux services américains, écarte les logiciels d’analyse de données de Palantir Technologies pour ceux ChapsVision[21] ,[22] .
Notes et références
[modifier | modifier le code ]- ↑ Sirene (registre national des sociétés).Voir et modifier les données sur Wikidata
- ↑ « https://www.chapsvision.fr/a-propos/ »
- ↑ « https://www.archimag.com/veille-documentation/2023/06/28/veille-chapsvision-acquiert-geotrend »
- ↑ Anne Drif, « Le Français ChapsVision sur les traces de Palantir », sur Les Echos,
- ↑ Ingrid Vergara & Enguérand Renault, « ChapsVision, le Petit Poucet français dans les pas de Palantir », sur Le Figaro,
- ↑ Claire Bouleau, Entretien avec Olivier Dellenbach, « Il a créé une entreprise pour financer une fondation sur le handicap » Accès libre, sur challenges.fr, (consulté le )
- ↑ « FRANCE : Après les mises en examen, Nexa passe la main à Elektron - 02/09/2021 », sur Intelligence Online, (consulté le )
- ↑ Anne Drif, « Le Français ChapsVision sur les traces de Palantir », sur LesEchos.fr, (consulté le )
- ↑ « Deux cabinets sur le rachat de Systran par ChapsVision », sur lja.fr, (consulté le )
- ↑ Ingrid Vergara et Enguérand Renault, « ChapsVision, le Petit Poucet français dans les pas de Palantir », sur LeFigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ « Levée de fonds : comment Chapsvision a levé plus de 100 millions d'euros », sur Les Echos Executives, (consulté le )
- ↑ Charlie Perreau, Marion Simon-Rainaud, « French Tech : chiffres de ChapsVision, ambassadeurs IA au complet... les confidentiels de la semaine » Accès payant, sur LesEchos.fr,
- ↑ Chapsvision, « 3e levée de fonds », sur Chapsvision.com
- ↑ « Levée de fonds pour racheter Sinequa », sur GlobalSecurityMag.fr
- ↑ Gilles Fontaine, « Cybersécurité: Chapsvision, le crack qui veut s'imposer en Europe », sur Challenges.fr, (consulté le ).
- ↑ Bruna Basini, « INFO JDD. Spécialisé dans la cyberintelligence, le français ChapsVision muscle son offre régalienne », sur lejdd.fr (consulté le ).
- ↑ « ArgonOS, une plateforme unifiée de la donnée à la décision », sur chapsvision.com
- ↑ « Pour contrer l'hégémonie américaine dans la cyber, voici comment la France peut dépasser ses complexes », sur Challenges.fr,
- ↑ « Palantir et DGSI, un partenariat prolongé malgré les promesses d’un-outil-francais », sur zdnet.fr, (consulté le ).
- ↑ Pierre Sauveton, « La DGSI renouvelle son contrat avec Palantir pour trois ans », sur OpexNews.fr, (consulté le )
- ↑ (en) « Federal Office for the Protection of the Constitution: Germany's domestic intelligence agency », sur dw.com (consulté le )
- ↑ Cécile Boutelet, « Les services secrets allemands se tournent vers le français ChapsVision pour leur logiciel d’analyse de données, afin d’éviter Palantir » Accès limité, sur Le Monde , (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code ]Articles connexes
[modifier | modifier le code ]Liens externes
[modifier | modifier le code ]- Site officiel Voir et modifier les données sur Wikidata
- Ressource relative aux organisationsVoir et modifier les données sur Wikidata :
- Alice Vitard, Pour accélérer dans l'IA, ChapsVision, le "Palantir européen", rachète la pépite Sinequa, usine-digitale.fr, 18 novembre 2024
- Nicolas Monnet, Coup dur pour l'industrie de défense US : la société française ChapsVision choisie par le renseignement allemand à la place du puissant système Palantir américain, lindependant.fr, 15 mai 2026