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Bouchra

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Cet article est une ébauche concernant un film marocain, un film italien et un film américain.

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Bouchra
Logo du film
Données clés
Réalisation Meriem Bennani
Orian Barki
Scénario Meriem Bennani
Orian Barki
Ayla Mrabet
Musique Flavien Berger
Acteurs principaux Meriem Bennani
Fatim-Zahra Alami
Yto Barrada
Dounia Berrada
Orian Barki
Sociétés de production Fondazione Prada, 2 Lizards Production, Hi Production, SB Films
Pays de production Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Animation
Durée 83 minutes
Sortie 2024

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Bouchra est un film d'animation américano- maroco- italien réalisé par Meriem Bennani et Orian Barki, qui écrivent également le scénario et interprètent des personnages du film, et sorti en 2024. Il est animé sur la plateforme Blender. Il s'agit du premier long métrage réalisé par Bennani et Barki. Le film est initialement projeté au sein de la Fandazione Prada dans une version plus courte intitulée For Aicha, puis remonté pour une exploitation en salle sous son titre actuel.

Bouchra, une coyote marocaine queer de 35 ans, travaille comme réalisatrice à Brooklyn, New York ; sa mère, Aïcha, vit à Casablanca au Maroc. Après une période de panne d'inspiration, Bouchra entreprend un voyage introspectif pour explorer son identité et sa sexualité à travers le tournage d'un film semi-autobiographique se déroulant dans son pays natal. Dans ce film, son personnage vit une liaison avec une autre femme et se confronte à sa famille. Elle souhaite en parallèle mieux comprendre la réaction de sa mère vis-à-vis de son coming-out lesbien qu'elle avait fait par courrier neuf ans auparavant et auquel sa mère n'a jamais clairement réagit. Elle l'interroge par téléphone à ce sujet, prétextant des recherches pour son film. L'intrigue mêle versions réelles et fictives des deux personnages.

Fiche technique

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Distribution

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  • Aicha : Yto Barrada
  • Bouchra : Meriem Bennani
  • l’actrice jouant Aicha : Dounia Berrada
  • Yamna : Bouchra Benzekri
  • Lamia : Salima Dhaibi
  • Yani : Orian Barki

Production

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Le film est initialement produit par la Fondation Prada. Après leur collaboration sur la série 2 Lizards, les réalisatrices désirent continuer de travailler ensemble et acceptent une proposition de la fondation de produire une exposition ainsi qu'un long métrage[5] ,[2] .

La production du film durera deux ans[2] et se fera (d'après le directeur artistique Jason Coombs) avec très peu de moyen sur le logiciel Blender [6] . Les décors sont réalisés via des photogrammétries de scans 3D de décors réels, notamment Casablanca[7] . Soucieuse que son film ne soit pas interprété comme un «appel à l'aide» des personnes queers marocaines adressé à l'occident, Meriem Bennani passe beaucoup de temps à tenter d'écrire une histoire qui serait aussi bien comprise par un public américain que marocain[1] ,[8] . Cette ambivalence s'avère difficile à travailler, aussi elle décide d'appeler sa mère pour comprendre son point de vue vis-à-vis de son lesbianisme, ces conversations bouleversent l'écriture du film et lui font prendre un tournant beaucoup plus autobiographique[8] .

Initialement commandé pour une exploitation en galerie d'art, la Fondation Prada organise les premières projections entre le et le à Milan dans une version plus courte intitulé For Aicha[2] . Le film est ensuite retravaillé et sort dans sa version finale destinée à l'exploitation en salle, dont la première projection se tient le au Festival international du film de Toronto [4] .

Réception et sortie

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En France, le film est présenté au Festival international du film indépendant de Bordeaux, au Festival International du film de Belfort et au Festival international du film de La Roche-sur-Yon. Il reçoit le grand prix à Bordeaux[9] ainsi que le grand prix de la section "Nouvelles Vagues" à la Roche-sur-Yon[10] , il fait également bonne impression à Belfort[11] .

La critique Mathilde Grasset pour les Cahiers du cinéma , considère le film comme une «ode lumineuse à la compréhension mutuelle» et salue également son animation et le travail sonore du film[12] . Pour Laura Tuillier à Libération , le film est «formellement inventif, d’une grande force sensuelle et mélancolique» et souligne le réalisme des conversations[13] . Pour Augustin Pietron-Locatelli à Télérama , le film «emprunte beaucoup au machinima», il rapproche également le film des productions de Caroline Poggi et Jonathan Vinel : Bébé Colère et Best Secret Place[14] .

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Bouchra, dossier de presse, Norte Distribution, , 20 p. (lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) nr, « Meriem Bennani », sur NR, (consulté le )
  3. 1 2 « Bouchra – Norte » (consulté le )
  4. 1 2 (en) Leo Barraclough, « Toronto-Bound Animated Feature ‘Bouchra’ Picked Up by Lucky Number as First Clip Debuts (EXCLUSIVE) » [archive du ], sur Variety, (consulté le )
  5. ↑ Lolita Mang, « À Paris, cette exposition gratuite va vous donner envie... de danser ! », sur Vogue France, (consulté le )
  6. ↑ (en) Jamie Lang, « 'Spit And Duct Tape And Dreams': How A Small Global Team Built The Queer CG Feature 'Bouchra,' Premiering In Toronto », sur www.cartoonbrew.com, (consulté le )
  7. ↑ Olivia Cooper-Hadjian, Orian Barki et Meriem Bennani, « S'amuser avec la réalité, entretien avec Orian Barki et Meriem Bennani », Cahiers du cinéma , no 832,‎ , p. 22-23 (ISBN 978-2-37716-137-9, ISSN 0008-011X )
  8. 1 2 (en-US) Sarra Alayyan, « Nothing is silly to Meriem Bennani », sur Dazed MENA, (consulté le )
  9. ↑ Louis Seguin, « Le Fifib consolé par Bouchra | Festival », sur Les cahiers du cinéma, (consulté le )
  10. ↑ Ariel Schweitzer, « Étincelles du Festival international du film de La Roche-sur-Yon », sur Les cahiers du cinéma, (consulté le )
  11. ↑ Mathilde Grasset, « Traces de Belfort », sur Les cahiers du cinéma, (consulté le )
  12. ↑ Mathilde Grasset, « « Bouchra » de Meriem Bennani et Orian Barki », sur Les cahiers du cinéma, (consulté le )
  13. ↑ Laura Tuillier, « «Bouchra», un bijou d’animation à fleur de poils », Libération,‎ (lire en ligne [archive du ] [画像:Accès payant], consulté le )
  14. ↑ Augustin Pietron-Locatelli, « "Bouchra" : Meriem Bennani signe une autofiction queer, habile et hypnotique » [画像:Accès payant], sur www.telerama.fr, (consulté le )

Liens externes

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