Alexandre Ter Sarkissoff
| Alexandre Ter Sarkissoff | |
| Naissance | 13earrondissement de Paris |
|---|---|
| Décès | (à 79 ans) Nice (Alpes-Maritimes) |
| Origine | Drapeau de la France France |
| Allégeance | Drapeau français République française Drapeau de la France Forces françaises libres |
| Arme | Infanterie |
| Grade | Capitaine |
| Années de service | 1932 – 1945 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 |
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Alexandre Ter Sarkissoff, né le à Paris et mort le à Nice [1] , est un militaire et résistant français, compagnon de la Libération. Officier Saint-cyrien affecté à la Légion étrangère, il se rallie à la France Libre en 1940 et entre dans les services de renseignement. Arrêté par le régime de Vichy, il passe une grande partie de la guerre en détention avant de parvenir à s'évader puis à continuer les combats au sein de la 13e demi-brigade de Légion étrangère. Après la guerre, il entre dans l'administration coloniale pour laquelle il exerce diverses fonctions en Extrême-orient et en Afrique.
Biographie
[modifier | modifier le code ]Jeunesse et engagement
[modifier | modifier le code ]Alexandre Ter Sarkissoff naît à Paris le , d'un père ingénieur des mines [2] . Après ses études secondaires, il décide de s'engager dans l'armée et entre à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1932 dans la promotion "de Bournazel"[3] . Sorti sous-lieutenant en 1934, il est affecté à Morhange au sein du 23e régiment de tirailleurs algériens [3] . Promu lieutenant, il est muté en au 1er régiment étranger d'infanterie en Algérie [4] .
Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code ]En , il commence un stage d'observateur en avion à Rabat où il se trouve encore au moment de l'armistice du 22 juin 1940 [3] . N'acceptant pas la défaite, il décide de se rallier à la France libre et, le , il s'enfuit en compagnie de Claude Guérin, Paul-Hémir Mezan et Pierre Puech-Samson [3] . Déguisés en aviateur polonais, les quatre hommes parviennent à embarquer dans un navire venant évacuer les troupes polonaises stationnées en Afrique du Nord[4] . Arrivés à Gibraltar, ils prennent contact avec les autorités britanniques qui leur permettent de partir vers l'Angleterre où ils arrivent le [4] . À Londres, Alexandre Ter Sarkissoff s'engage dans les forces françaises libres [2] . Reçu par André Dewavrin, il entre dans les services de renseignement de la France libre et est chargé de retourner au Maroc afin d'y établir un réseau de renseignement[3] . Parti d'Angleterre le , il arrive à Agadir le suivant et entre en contact avec des officiers français afin de monter son réseau[3] . Victime d'une dénonciation, il est arrêté le et condamné à vingt ans de travaux forcés en [3] . Rapatrié en France, il est incarcéré à Saint-Étienne [2] . En , il est transféré à la prison de Gannat où il rencontre Edmond Louveau, Claude Hettier de Boislambert et Antoine Bissagnet [3] ,[5] . Avec l'aide de Louveau et de Guérin, il aide à l'évasion de Boislambert et Bissagnet le [5] . en représailles de cette complicité d'évasion, les trois hommes sont transférés à la prison de Riom où ils font connaissance avec Jean de Lattre de Tassigny qu'ils aident également à s'évader le [3] ,[5] .
Le , Alexandre Ter Sarkissoff parvient à son tour à s'évader en compagnie d'Edmond Louveau et de Claude Guérin[3] ,[5] . Bénéficiant de la complicité du comptable de la prison, les trois hommes parviennent à fabriquer les doubles de clés permettant d'ouvrir les accès à un souterrain communiquant vers l'extérieur[5] . Pris en charge par l'armée secrète, Ter Sarkissoff part dans la Loire où il est hébergé par la française [5] . En , il passe en Espagne où il est brièvement incarcéré au camp de Miranda puis, après un passage à Gibraltar, arrive à Alger au mois d'avril[2] . De retour dans les forces françaises libres en , il est affecté à Staoueli au sein des commandos de France dont il prend le commandement du 2e groupe[3] . Blessé dans un accident de Jeep en juillet, il est hospitalisé pendant plusieurs mois[2] . En , une fois rétabli, il est muté à la 13e demi-brigade de Légion étrangère avec laquelle il participe à la bataille des Vosges puis à la bataille d'Alsace [5] . En , il participe à la prise du massif de l'Authion et termine la guerre avec le grade de capitaine[5] .
Après-guerre
[modifier | modifier le code ]En , Alexandre Ter Sarkissoff quitte l'armée et entre dans l'administration coloniale[2] . Diplômé de l'école nationale de la France d'outre-mer, il séjourne en Indochine de 1946 à 1953[3] . De retour en Afrique en 1954, il est affecté à Abidjan où il est directeur de cabinet de Pierre Messmer avant de prendre le commandement du cercle de Tillabéri au Niger [3] . Il devient ensuite chef de la région Nord-Cameroun en 1956 puis préfet de la région des Bamilékés en 1958[4] . En 1960, il est nommé directeur de la société immobilière du Cameroun[4] . Il revient en France pour prendre la direction de la société immobilière des HLM de Nice [2] .
Alexandre Ter Sarkissoff meurt le à Nice où il est inhumé[3] .
Décorations
[modifier | modifier le code ]Avec rosette
Références
[modifier | modifier le code ]- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- 1 2 3 4 5 6 7 « Biographie - Ordre National de la Libération »
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
- 1 2 3 4 5 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Edmond Louveau, Au bagne : entre les griffes de Vichy et de la milice, Bamako, Imprimerie du Soudan,
Bibliographie
[modifier | modifier le code ]- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons: Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230p. (ISBN 2-356-39033-2).
- François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).
- François Broche, L'épopée de la France libre, Pygmalion, (ISBN 2-857-04633-2).
- Philippe Lacarrière, Les volontaires de l'aube, Les Éditions du Félin, (ISBN 2-86645-348-4).
- Edmond Louveau, Au bagne: Entre les griffes de Vichy et de la milice, Bamako, Imprimerie du Soudan, .
Voir aussi
[modifier | modifier le code ]Articles connexes
[modifier | modifier le code ]Liens externes
[modifier | modifier le code ]- Ressource relative aux militairesVoir et modifier les données sur Wikidata :
- «Biographie sur le site des compagnons de la Libération»