Alcide Ponga
| Alcide Ponga | |
| Illustration. Alcide Ponga en 2024. | |
| Fonctions | |
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| Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie | |
| En fonction depuis le (1 an, 4 mois et 27 jours) |
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| Élection | |
| Gouvernement | Ponga |
| Prédécesseur | Louis Mapou |
| Président du Rassemblement | |
| En fonction depuis le (3 ans, 6 mois et 4 jours) |
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| Élection | |
| Prédécesseur | Thierry Santa |
| Maire de Kouaoua | |
| – (10 ans, 9 mois et 16 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Prédécesseur | William Nomai |
| Successeur | Patrick Hari |
| Biographie | |
| Date de naissance | (51 ans) |
| Lieu de naissance | Nouméa |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | RPCR R-UMP Rassemblement |
| Mère | Léontine Ponga |
| Famille | Maurice Ponga (oncle) |
| Diplômé de | Université Toulouse-III-Paul-Sabatier Université Toulouse-Capitole |
| Profession | Cadre dans le secteur minier |
| Religion | Protestantisme |
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| Image illustrative de l’article Alcide Ponga | |
| Présidents du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie | |
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Alcide Ponga, né le à Nouméa [1] , est un homme politique français de Nouvelle-Calédonie. Kanak non-indépendantiste, il est président du parti Le Rassemblement depuis (par intérim jusqu'en )[2] , maire de Kouaoua de 2014 à 2025, et président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie depuis le [3] ,[4] .
Origines et formation
[modifier | modifier le code ]Alcide Ponga est le fils de Léontine Ponga (née Wema), élue à la Province Nord et au Congrès de 2009 à 2014, et de Théophile Ponga, conseiller régional de l'Est puis lui-aussi conseiller provincial du Nord ainsi que membre du Congrès de 1988 à 1989 et de 1991 à sa mort en 1992, et le neveu de Maurice Ponga, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de 1999 à 2009 et député européen pour la section Pacifique de la circonscription Outre-mer de 2009 à 2019. Issu d'une famille kanak engagée pour le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France, Alcide Ponga est originaire d'une lignée protestante impliquée dans la politique locale depuis plusieurs générations. Ses grands-parents (Ourari Ponga[5] ,[6] ) et arrières-grands-parents ont participé à la création de l'Association des indigènes calédoniens et loyaltiens français (AICLF) puis de l'Union calédonienne (UC) et ont finalement rejoint Jacques Lafleur pour fonder le Rassemblement pour la Calédonie (RPC) devenu ensuite le Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR) et finalement Le Rassemblement [3] . Les Ponga sont issus de la lignée Mwêria de la chefferie Méa à Kouaoua et de la tribu Amon-Kasiori ou Ouénéa, d'origine incertaine et dont le représentant aurait la fonction de « maître des ignames » (kavu mëu) d'après Jean Guiart mais que Patrick Pillon insère parmi une autre lignée traditionnelle, les Bwarerea[5] ,[7] .
Après une scolarité primaire passée dans le village d'origine de sa famille, Kouaoua, il réalise son second degré à Nouméa et obtient un baccalauréat au lycée Lapérouse. Il réalise alors un premier stage de quatre mois en tant qu'assistant comptable à la Société Le Nickel et rejoint une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) au lycée Jules-Garnier. Puis, il bénéficie du programme « 400 cadres » pour partir étudier en France métropolitaine, à Toulouse pour avoir un diplôme universitaire de technologie (DUT) en gestion des entreprises et des administrations de l'Université Toulouse-III-Paul-Sabatier, une licence d'administration publique (LAP) et finalement une maîtrise en sciences politiques à l'université Toulouse-Capitole [1] .
Carrière professionnelle
[modifier | modifier le code ]Issu d'un village minier de la côte Est, Alcide Ponga a fait sa carrière professionnelle dans l'industrie du nickel, secteur clé de l'économie néo-calédonienne. Il a ainsi occupé le poste de cadre dirigeant[8] d'abord à la SLN en tant que chef de service administratif de 2001 à 2010, puis chez Koniambo Nickel SAS (KNS) de à la fermeture de l'usine du Nord en . Il est ainsi successivement chef du département des relations de travail jusqu'en puis directeur des affaires externes de KNS[3] ,[9] . Par ailleurs, comme ses parents avant lui, il s'engage bénévolement auprès de la Fédération de l'enseignement libre protestant (FELP) dont il est le trésorier depuis 2009[10] .
Carrière politique
[modifier | modifier le code ]Mandats locaux
[modifier | modifier le code ]Alcide Ponga est entré en politique en se faisant élire maire de Kouaoua à la tête d'une liste sans étiquette qui remporte le deuxième tour des élections municipales du avec 34,3 % des suffrages et 11 sièges sur 15. Il est le premier non-indépendantiste à diriger cette petite commune jusqu'ici majoritairement indépendantiste[11] . Il est réélu à la suite des élections municipales suivantes en 2020, de nouveau au second tour mais cette fois-ci avec une majorité des suffrages exprimés (52,8 %) face à une liste d'union indépendantiste, gagnant un siège de plus (12 conseillers municipaux sur 15)[12] .
Puis, il est choisi pour mener la liste « Agissons pour le Nord » qui réunit Le Rassemblement à d'autres partis de la droite et du centre non-indépendantiste (Les Républicains calédoniens, le Mouvement populaire calédonien, le Mouvement républicain calédonien, Tous Calédoniens) lors des élections provinciales du dans le Nord [1] . Ils recueillent 12,2 % des voix pour 3 élus sur 22 à l'assemblée provinciale, dont 2 des 15 conseillers siégeant aussi au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, l'assemblée législative de l'archipel. Alcide Ponga fait donc alors son entrée dans ces deux institutions[13] ,[14] .
Il est de nouveau tête d'une liste d'ouverture, baptisée Kaawiipaa Terre commune et avenir aux élections municipales des 15 et , alors qu'il n'est plus maire depuis son accession à la présidence du gouvernement en . Il arrive deuxième du premier tour avec 29,28 % des voix, derrière le FLNKS-UC de Franck Diopoué (36,66 %). Puis, malgré sa fusion avec l'Union nationale pour l'indépendance (UNI) de Thérèse-Jacqueline Couiemoin (21,91 % au premier tour) dans une liste commune désormais intitulée Unis pour Kaawiipaa, il est finalement battu avec seulement 10 votes et 1,02 points de moins que Diopoué, et ne gagne que 3 sièges sur 15 du conseil municipal[15] .
Présidence du Rassemblement
[modifier | modifier le code ]Alcide Ponga a d'abord assuré la présidence par intérim du Rassemblement à partir de , à la suite de la démission[16] de Thierry Santa. Il a été officiellement élu président du parti le [17] , devenant ainsi le premier Kanak à occuper cette fonction. Il doit alors faire face à certaines dissidences de poids (surtout celles de son prédécesseur Thierry Santa, ou encore de l'ancien maire de Dumbéa Georges Naturel qui se fait élire sénateur en 2023 contre le candidat officiel du parti, le sortant Pierre Frogier)[18] .
Candidature aux élections législatives de 2024
[modifier | modifier le code ]Lors des élections législatives des et , il est le candidat investi conjointement par Le Rassemblement et la coalition Les Loyalistes dans la 2e circonscription (à savoir la totalité de la Grande Terre à l'exception de Nouméa et les îles Belep)[19] . Dans un contexte marqué par les émeutes commencées le précédent et après être arrivé deuxième au premier tour avec 36,18 % des voix, il est battu au second tour par Emmanuel Tjibaou, qui devient ainsi le premier député indépendantiste pour la Nouvelle-Calédonie depuis 1986, avec respectivement 42,56 % et 57,44 % des suffrages[20] .
Présidence du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
[modifier | modifier le code ]Alcide Ponga est élu président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie le , succédant à l'indépendantiste Louis Mapou (Palika-UNI) après la chute du dix-septième gouvernement en . Il entre en fonction sept jours après son élection, délai légal maximum, dans la nuit du 15 au à minuit, les membres du dix-huitième gouvernement ne s'étant pas mis d'accord auparavant sur la répartition des secteurs d'animation et de contrôle[21] ,[22] . Pour ne pas cumuler de mandat, il démissionne le de la mairie de Kouaoua, avec le souhait de rester malgré tout adjoint[23] .
Il prononce sa déclaration de politique générale le devant le Congrès [24] . Il est l'un des négociateurs, signataires et défenseurs des accords de Bougival et Élysée-Oudinot des et [25] ,[26] ,[27] .
Positions politiques
[modifier | modifier le code ]Alcide Ponga est un anti-indépendantiste néo-calédonien, ou « loyaliste », de tradition gaulliste [19] . Son parti, Le Rassemblement, est par ailleurs associé sur le plan national au mouvement Les Républicains (LR), Alcide Ponga ayant ainsi été nommé conseiller spécial du président de ce mouvement national, Bruno Retailleau, le [28] . Auparavant, il avait soutenu François Fillon lors de la primaire de la droite et du centre organisée en en vue de l'élection présidentielle de 2017[29] . Depuis qu'il dirige Le Rassemblement, il est engagé dans une coopération avec d'autres partis non-indépendantistes et notamment avec la coalition Les Loyalistes [30] , pour sa part proche du parti Renaissance [31] . Sur le plan institutionnel, il est favorable à un renforcement de l'importance des Provinces dans une forme de « fédéralisme interne »[32] .
Références
[modifier | modifier le code ]- ↑ a b et c Françoise Tomeur, « Portrait de candidat : Alcide Ponga, tête de liste «Agissons pour le Nord» », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère, (consulté le )
- ↑ « Alcide Ponga élu président du Rassemblement », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère, (consulté le )
- ↑ a b et c Charlotte Mannevy, « Qui est Alcide Ponga, le nouveau président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ? », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère, (consulté le )
- ↑ https://drive.google.com/file/d/1Fo5bt7G7kZ8gKS9zUtdlqAgu31BcAbJv/view
- ↑ a et b [PDF] Patrick Pillon, En pays Mea (Nouvelle-Calédonie) : approches ethnologiques des années 1980 et 1990. Lignages et récits lignagers, IRD, 2001, 993 pages, consulté le 4 avril 2026 .
- ↑ [PDF] Benoît Trépied, Politique et relations coloniales en Nouvelle-Calédonie. Ethnographie historique de la commune de Koné (1946-1988), t. II, thèse de doctorat en anthropologie sociale et ethnologie, sous la direction de M. Alban Bensa, EHESS, 19 décembre 2017, consulté le 4 avril 2026, p. 669.
- ↑ Jean Guiart, La terre qui s'enfuit. Le cadre social de l'Insurrection de 1878, avant et après, FeniXX réédition numérique, 2007, consulté le 17 décembre 2025, p. 2 et 12-13.
- ↑ « La bataille pour le trésor des Kanaks fait rage », sur Le Point, (consulté le )
- ↑ Rédaction Made In, « Blocages à KNS : 200 millions de pertes par jour », sur Made In (consulté le )
- ↑ « Rencontre avec... Alcide Ponga », sur La Voix du Caillou (consulté le )
- ↑ « Alcide Ponga sans étiquette à Kouaoua », sur Les Nouvelles Calédoniennes, (consulté le )
- ↑ admin@congres, « Résultats du second tour des municipales à Kouaoua : Alcide Ponga vers un deuxième mandat », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère, (consulté le )
- ↑ « L'assemblée », sur Province Nord (consulté le )
- ↑ admin@congres, « Les élus », sur Congrès, (consulté le )
- ↑ Résultats de Kouaoua aux élections municipales de 2026, ministère de l'intérieur, consulté le 4 avril 2026.
- ↑ « Thierry Santa quitte la présidence du Rassemblement, Alcide Ponga prend l’intérim », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère, (consulté le )
- ↑ La Voix du Caillou, « Alcide Ponga, sans surprise », sur La Voix du Caillou, (consulté le )
- ↑ Propos recueillis par Yann Mainguet et Chloé Maingourd, « Alcide Ponga : "Trouvons un mode de gouvernance qui respecte toutes les aspirations" », Demain en Nouvelle-Calédonie, 20 septembre 2024, consulté le 4 avril 2026.
- ↑ a et b Noémie Dutertre, « Législatives 2024 : les candidats des Loyalistes et du Rassemblement sont Nicolas Metzdorf pour la première circonscription et Alcide Ponga pour la deuxième circonscription », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère, (consulté le )
- ↑ « Élections législatives 2024. Victoire d’Emmanuel Tjibaou dans la seconde circonscription, la Nouvelle-Calédonie a un député indépendantiste », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère (consulté le ).
- ↑ « Nouvelle-Calédonie : le non-indépendantiste Alcide Ponga élu président du gouvernement », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Alcide Ponga, élu président du 18e gouvernement de la Nouvelle-Calédonie », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère, (consulté le )
- ↑ « Alcide Ponga démissionne de sa fonction de maire, le conseil municipal de Kouaoua se réunit ce vendredi », sur Les Nouvelles calédoniennes, (consulté le )
- ↑ « REPLAY. Économies, reconstruction, pragmatisme : ce qu'il faut retenir du discours de politique générale d'Alcide Ponga », sur Nouvelle-Calédonie la 1ère, (consulté le )
- ↑ Anne-Claire Lévêque, Françoise Tromeur, « Accord Nouvelle-Calédonie : pour Alcide Ponga, "rien d'étonnant" à ce que le document signé à Bougival soit critiqué », Nouvelle-Calédonie La 1re, 23 juillet 2025, consulté le 4 avril 2026.
- ↑ Mathieu Ruiz Barraud, Théo Rouby, « Bougival : "un processus de paix cher à l’ensemble des pays du Pacifique", défend Alcide Ponga », Nouvelle-Calédonie La 1re, 14 septembre 2025, consulté le 4 avril 2026.
- ↑ Emma Jaconelli, « L'accord Élysée-Oudinot va permettre à la Nouvelle-Calédonie "d'envisager l'avenir dans de bonnes conditions", selon ses signataires », Nouvelle-Calédonie La 1re, 19 janvier 2026, consulté le 4 avril 2026.
- ↑ AFP, Françoise Tromeur, « Alcide Ponga conseiller spécial pour le président des Républicains Bruno Retailleau », Nouvelle-Calédonie La 1re, 28 juin 2025, consulté le 4 avril 2026.
- ↑ C.M. / M.Sp, « Pour Deladrière, c’est Fillon », Demain en Nouvelle-Calédonie, 29 septembre 2016, consulté le 4 avril 2026.
- ↑ Cécile Rubichon, Charlotte Mannevy, « Qui sont Alcide Ponga et Samuel Hnepeune, les deux candidats à la présidence du 18e gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ? », Nouvelle-Calédonie La 1re, 7 janvier 2025, consulté le 4 avril 2026.
- ↑ Le Figaro avec AFP, « Nouvelle-Calédonie: opposants et partisans du gouvernement manifestent », Le Figaro, 28 mars 2024, consulté le 4 avril 2026.
- ↑ Quentin Menu, « Avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie : à Paris, les non-indépendantistes prêts à défendre la fédéralisation du Caillou », 'Nouvelle-Calédonie La 1re, 29 janvier 2025, consulté le 4 avril 2026 .
Liens externes
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Chronologie des présidents du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie |
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- Naissance en mai 1975
- Naissance en Nouvelle-Calédonie
- Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
- Maire de la Nouvelle-Calédonie
- Signataire de l'accord de Bougival
- Personnalité du Rassemblement
- Personnalité des Républicains
- Candidat aux élections législatives françaises de 2024
- Étudiant de l'université Toulouse-I-Capitole
- Étudiant de l'université Toulouse-III-Paul-Sabatier