Alain Agenet
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Alain Marie Léon AgenetVoir et modifier les données sur Wikidata |
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Alain Agenet, né à Pondichéry (Indes françaises) le et mort le à Bourg-la-Reine, est un résistant français, compagnon de la Libération.
Biographie
[modifier | modifier le code ]L'engagement
[modifier | modifier le code ]Son père était médecin militaire des troupes coloniales. Alain Agenet est scolarisé en France, au prytanée national militaire, lors de la débâcle de 1940. Il suit son école qui évacue La Flèche pour le sud de la France. En cours de trajet il decide de rejoindre l'Angleterre et monte à Saint-Jean-de-Luz dans un navire polonais qui l'emmène dans les îles britanniques. En arrivant à Londres, il s'engage dans les forces françaises libres fin à quelques jours de son anniversaire des 18 ans[1] .
Combats en Afrique
[modifier | modifier le code ]Il est très rapidement affecté à une unité combattante (1ère Compagnie de Chars), rejoint l'Afrique et se trouve au large de Dakar de l'opération Menace de . Il combat ensuite au Cameroun en . Il devient ensuite élève aspirant à l'école d'élèves officiers de Brazzaville. Le , le lieutenant-colonel Lanusse (commandant le bataillon mixte) l'affecte, ainsi que 14 autres aspirants, au Bataillon de Marche n°6[2] . Il doit être hospitalisé pour maladie durant six semaines à Beyrouth. Ensuite, il rejoint le 3è bataillon de la 13e demi-brigade de Légion étrangère. Il est le plus jeune officier de la 13e D.B.L.E[3] . De janvier à , il combat en Libye, notamment à Sollum, Méchili et Bir-Hakeim. Il est nommé sous-lieutenant à la compagnie lourde du 2e bataillon à la dissolution du sien. Il sert comme chef de section antichars et se distingue lors de la seconde bataille d'El Alamein ce qui lui vaudra une citation à l'ordre de l'armée. Il se bat en Tunisie à Takrouna en et devient lieutenant à titre exceptionnel en [1] ,[4] .
Retour en Europe
[modifier | modifier le code ]Apres l'Afrique, il retrouve l'Europe en débarquant à Naples en . Il combat en Italie au printemps 1944 à Pontecorvo et Radicofani. Puis c'est le débarquement en Provence le où il combat à Cavalaire et Toulon. Il participe à la Libération de la Provence, remonte avec la 13e D.B.L.E la vallée du Rhône, passe par Lyon, combat dans la Haute-Saône et les Vosges où il se distingue à Onans contre 2 équipages de chars. L'Allemagne est proche, il combat dans le Haut-Rhin lorsqu'il est blessé au pied par un éclat d'obus le à Masevaux. Il sera hospitalisé à Paris au Val-de-Grâce. Son retour au combat s'effectuera dans les Alpes le . Du 13 au , la 1re D.F.L. se bat pour la reprise du massif de l'Authion contre les italiens de la division Littorio et les troupes allemandes. Pour une dernière bataille, le bilan sera très meurtrier dans les rangs de la 1re D.F.L.[1] ,[5] .
Après la Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code ]Il sera nommé Compagnon de la Libération par décret du . Il sera ainsi un des 20 plus jeunes combattant de cet ordre[6] . Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il choisit de rester dans l'armée et sera nommé au cabinet du résident général de Tunisie (-). Il rejoindra ensuite l'AEF (-juillt 1950). Le désormais capitaine Agenet sert pendant la guerre d'Indochine (-1954). Il y sera blessé au combat de My Coi le d'une balle au bras droit. Malgré sa blessure, il reste au commandement de ses hommes du 59e bataillon vietnamien et sera cité à l'ordre de l'armée en [7] . Il participe ensuite à la guerre d'Algérie (1956-1958), assurant aussi des commandements hors conflits en Allemagne [1] et au Cameroun. Il est nommé lieutenant-colonel en . Il rejoint alors la Nouvelle-Calédonie et y dirige le camp d'instruction des recrues jusqu'en 1971. À son retour en France, il commande l'annexe Robert de Cotte aux Invalides. Il quitte l'armée avec le grade de colonel en 1972 et meurt le à Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine)[1] . Ses obsèques furent célébrées le en l'église Saint-Louis des Invalides à Paris[8] .
Distinctions
[modifier | modifier le code ]Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (1955)[9]
Ordre de la Libération Compagnon de la Libération par décret du [1]
Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre - (3 citations)
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (2 citations)
Croix du combattant volontaire de la guerre de 1939-1945 Croix du combattant volontaire de la guerre de -
Médaille Coloniale Médaille coloniale
Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre (1940-1943)
Médaille commémorative de la campagne d'Indochine Médaille commémorative de la campagne d'Indochine (1945-1954)
Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre (Afrique du Nord - 1952-1964)
Commandeur du Nichan Iftikhar Officier du Nichan Iftikhar (Tunisie )
Officier de l'Ordre du Ouissam alaouite Officier de l'ordre du Ouissam alaouite (Maroc )
Officier de l'ordre de l'Étoile noire Officier de l'ordre de l'Étoile noire (Bénin )
Chevalier de l'ordre national du Vietnam Chevalier de l'ordre national du Vietnam
Notes et références
[modifier | modifier le code ]- 1 2 3 4 5 6 « Alain Agenet », sur ordredelaliberation.fr , Ordre de la Libération (consulté le ).
- ↑ Roumeguere 2019.
- ↑ Comor 1988, p. 171, 377, 380.
- ↑ « In Memorian Alain Agenet. Compagnon de la Libération », Revue de la France Libre, , p. 1792-1793.
- ↑ Klingbeil 2015, p. 2-4.
- ↑ Chapleau 2008, p. 123.
- ↑ Journal Officiel de la République Française, Paris, Imprimerie des Journaux Officiels, .
- ↑ « Carnet - Décès », Le Monde, vol. 34e année, no 10162, , p. 38.
- ↑ « Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code ]Bibliographie
[modifier | modifier le code ]- André-Paul Comor, L'épopée de la 13e Demi-brigade de Légion Étrangère, 1940-1945., Paris, Nouvelles Éditions Latines, , 451p. (ISBN 2-7233-0369-1).
- Florence Roumeguere, «Alain Agenet - son Livre ouvert! Liste des 15 aspirants affectés aux troupes du Levant», sur francaislibres.net, (consulté le ).
- Philippe Chapleau, Des enfants dans la Résistance, 1939-1945, Editions Ouest-France, coll.«Histoire», , 127p. (ISBN 978-2-7373-4275-2).
- Pierre-Emmanuel Klingbeil, «Perception et réalité de l'offensive du printemps 1945 dans les Alpes-Maritimes. La bataille de l'Authion: un succèstotal?», Revue de la Fondation de la France Libre, no57, (lire en ligne).
Articles connexes
[modifier | modifier le code ]Liens externes
[modifier | modifier le code ]- Ressource relative aux militairesVoir et modifier les données sur Wikidata :
- Ressource relative à la vie publiqueVoir et modifier les données sur Wikidata :
- Colonel français
- Officier de Légion étrangère
- Militaire des Forces françaises libres (terrestres)
- Officier de la Légion d'honneur promu en 1955
- Compagnon de la Libération
- Titulaire de la croix de guerre 1939-1945
- Titulaire de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
- Titulaire de la croix du combattant volontaire de la Résistance
- Titulaire de la médaille coloniale
- Titulaire de la médaille commémorative des services volontaires dans la France libre
- Titulaire de la médaille commémorative de la campagne d'Indochine
- Titulaire de la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre
- Officier de l'ordre du Nichan Iftikhar
- Officier de l'ordre du Ouissam alaouite
- Officier de l'ordre de l'Étoile noire
- Chevalier de l'ordre national du Vietnam
- Élève du Prytanée national militaire
- Naissance en juillet 1922
- Naissance à Pondichéry (Établissement français de l'Inde)
- Décès en septembre 1977
- Décès à 55 ans
- Décès à Bourg-la-Reine