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Aboubakr Belkaid

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Aboubakr Belkaid
أبوبكر بلقايد
Illustration.
Fonctions
Ministre de la Communication et de la Culture [a]

(1 an, 1 mois et 4 jours)
Président Chadli Bendjedid
Mohamed Boudiaf
Ali Kafi
Chef du gouvernement Sid Ahmed Ghozali
Gouvernement Ghozali I et II
Prédécesseur Cheikh Bouamrane (Communication)
Larbi Demaghlatrous (Culture)
Successeur Habib Chawki Hamraoui
Ministre chargé des Relations avec le Parlement et les Associations

(8 mois et 4 jours)
Président Chadli Bendjedid
Chef du gouvernement Sid Ahmed Ghozali
Gouvernement Ghozali I
Services du Chef du Gouvernement

(2 ans)
Ministre de l'Intérieur et de l'Environnement

(10 mois et 11 jours)
Président Chadli Bendjedid
Chef du gouvernement Kasdi Merbah
Gouvernement Merbah
Prédécesseur M'hamed Yala
Successeur Mohamed Salah Mohammedi
Ministre de l'Enseignement supérieur

(11 mois et 23 jours)
Président Chadli Bendjedid
Premier ministre Abdelhamid Brahimi
Gouvernement Brahimi II
Prédécesseur Abdelhak Rafik Bererhi
Successeur Abdelhamid Aberkane
Ministre de la Formation professionnelle et du Travail

(1 an, 8 mois et 30 jours)
Président Chadli Bendjedid
Premier ministre Abdelhamid Brahimi
Gouvernement Brahimi II
Prédécesseur Mohamed Nabi (ar)
Vice-Ministre chargé de la Construction

(2 ans et 27 jours)
Président Chadli Bendjedid
Premier ministre Abdelhamid Brahimi
Ministre Abderrahmane Belayat (ar)
Gouvernement Brahimi I
Secrétaire Général du Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Construction

(7 ans)
Directeur chargé de l’Enseignement et de la Culture, Présidence de la République

(4 ans)
Chef du Département psychotechnique, Société Expansial, Ministère de l’Industrie

(2 ans)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tlemcen, Algérie
Date de décès (à 61 ans)
Lieu de décès Alger
Nature du décès Assassinat
Nationalité algérienne
Parti politique FLN
PRS
FFS
Syndicat CGT
AGTA
UGTA
Enfants Yasmine Belkaid
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Aboubakr Belkaid, parfois orthographié Abou Bekr Belkaid, (en arabe : أبو بكر بلقايد), né le à Tlemcen en Algérie et mort assassiné le à Alger, est un homme politique algérien.

Il a occupé plusieurs postes ministériels entre 1965 et 1992. Sur sa tombe, au cimetière d'El Alia à Alger, sont inscrits ces mots : «Les batailles que l’on perd, ce sont celles que l’on n’engage pas».

Biographie

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Guerre d'Algérie

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Il milite dès l'âge de 15 ans et adhère au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) en 1949[1] . Il rejoint le Front de libération nationale (FLN) à sa création en 1954 où il exerce diverses responsabilités. Il est notamment membre du Secrétariat de l'Association générale des travailleurs algériens (AGTA)[2] et membre de la Fédération de France du FLN [3] . Il est ouvrier à la Régie Renault où il sera délégué de la CGT au Comité d'entreprise. Il devient Coordonnateur du Collectif des Avocats chargés de la défense des détenus et des internés. Arrêté en France en 1961, il est détenu à la prison de Fresnes jusqu'en , date à laquelle il est libéré en application des accords d'Évian du .

Post-indépendance

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N’étant pas d’accord avec les conditions dans lesquelles s’est engagée la prise du pouvoir, il prend part à la première opposition au régime naissant. Il fait partie des membres fondateurs[4] du premier parti d'opposition créé en et occupe un poste au sein du secrétariat de ce parti sous la direction de Mohamed Boudiaf, le Parti de la révolution socialiste (PRS). Échappant de justesse à l’arrestation des dirigeants du PRS décidée par le pouvoir de l’époque, il plonge de nouveau dans la clandestinité et poursuit l'action d’opposition, au nom du PRS, jusqu'à la création du FFS de Hocine Aït Ahmed. Il rejoint la rébellion du Front des forces socialistes, menée par Hocine Aït Ahmed, à partir de 1963[5] . Arrêté à la fin de l’année 1963, il est libéré après l’accord passé entre une partie de la Direction du FFS et les autorités algériennes.

Parcours politique

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Après avoir été libéré de prison en 1963, a décidé de se consacrer au militantisme "étatique". Cette orientation l'a conduit à occuper successivement plusieurs postes de responsabilité dans différents ministères et départements gouvernementaux.

En 1963, Aboubakr Belkaid est devenu chef de service à l'Administration rurale, Présidence du Conseil, avant d'être nommé chargé de mission au Ministère des affaires sociales en 1964.

Entre 1965 et 1967, il a occupé le poste de directeur des services techniques et pédagogiques de la Formation professionnelle au Ministère du travail, puis a été Directeur de l'Institut national de la formation professionnelle au même ministère de 1967 à 1971.

En 1971, Aboubakr Belkaid a été nommé chef du Département psychotechnique de la Société Expansial, Ministère de l'Industrie, avant de devenir directeur chargé de l'Enseignement et de la Culture à la Présidence de la République de 1973 à 1977.

Il a ensuite occupé le poste de Secrétaire Général du Ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Construction de 1977 à 1984, puis celui de Vice-Ministre chargé de la Construction de 1984 à 1986.

En 1986, Aboubakr Belkaid est devenu Ministre du travail et de la formation professionnelle, avant de prendre les rênes du Ministère de l'enseignement supérieur en 1987, puis du Ministère de l'Intérieur et de l'Environnement en 1988.

Il a également occupé les postes de Ministre chargé des Relations avec le parlement et les associations de 1991 à 1992, et de Ministre de la Communication et de la Culture en 1992[6] .

Assassinat

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Aboubakr Belkaid est assassiné par balles le [7] au square Port Saïd [8] . Dans le contexte de la décennie noire, l'attentat terroriste est commis par des éléments dirigés dans la basse Casbah par Hocine Flicha, de son vrai nom Khelifi Athmane, l'un des chefs du Groupe islamique armé [9] .

Aboubakr Belkaid est le père de la chercheuse en immunologie Yasmine Belkaid, directrice générale de l'Institut Pasteur depuis le .

Postérité

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Notes et références

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  1. Portefeuille de la Culture rajouté le .

Références

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  1. Kreo, « Histoire : Tlemcen : Les qualités du moudjahid Aboubekr Belkaid soulignées », sur dknews-dz.com (consulté le ).
  2. Amar Mohand-Amer et Belkacem Benzenine, Le Maghreb et l'indépendance de l'Algérie, KARTHALA Editions, (ISBN 978-2-8111-0756-7, lire en ligne)
  3. Laure Pitti, « BELKAÏD Aboubeker », dans Le Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
  4. Amar Benbelaïd, C'était Boudiaf: essai historique, Société des Ecrivains, (ISBN 978-2-7480-3634-3, lire en ligne)
  5. Kamel Lakhdar-Chaouche, « Le Front des forces socialistes (FFS) et la question identitaire. », sur Le Matin d'Algérie , (consulté le )
  6. « Ministers of communication », sur Ministère de la communication.
  7. (en) Julija Sukys, Silence Is Death: The Life and Work of Tahar Djaout, U of Nebraska Press, (ISBN 978-0-8032-0595-6, lire en ligne)
  8. José Garçon, « Attentat au sommet en AlgérieAboubakr Belkaïd est le premier haut dignitaire du régime assassiné. », Libération , (lire en ligne)
  9. « Dix-huit années après sa disparition », sur Djazairess (consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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v· m
Ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales
Gouvernement provisoire de la République algérienne
(1958 - 1962)
République algérienne démocratique et populaire
(depuis 1962)
v· m
v· m
Ministres algériens de l’Information et de la Communication
Ministres de l’Information
(1962-1989)
Ministres de la Communication
(depuis 1991)
a Secrétaire d'État chargé de la Communication
v· m
Ministres
Ministre délégué ou Secrétaires d'État

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