Abdoulaye Sawadogo
Cet article est une ébauche concernant la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso.
| Abdoulaye Sawadogo | |
| Illustration. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de l'Agriculture | |
| En fonction depuis le à 20 juillet 1977 (57 ans, 10 mois et 10 jours) |
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| Directeur de l'Institut de Géographie Tropicale de l'Université Nationale de Côte d'Ivoire | |
| Assistant Directeur Général de la FAO (sous Jacques DIOUF) | |
| Biographie | |
| Date de naissance | (93 ans) |
| Lieu de naissance | Kayes (Soudan français, aujourd'hui Mali) |
| Conjoint | Berthe Gnénago, Sage-femme puéricultrice, ancien député (15 ans) et maire (10 ans) de Fresco (Côte d'Ivoire) |
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Abdoulaye Sawadogo Écouter i est un ingénieur ivoirien originaire du Burkina, nommé ministre ivoirien délégué à l'Agriculture par le président Félix Houphouët-Boigny le [N 1] . Le , il a été élevé au grade de Commandeur de l’Ordre National Ivoirien.
Vie privée
[modifier | modifier le code ]Abdoulaye Sawadogo est l’époux de Berthe Gnénago (premier député (de 1980 à 1995), puis député-maire de Fresco (de 1990 à 1995)), avec qui il est marié depuis et a sept enfants.
Biographie
[modifier | modifier le code ]Formation
[modifier | modifier le code ]En [1] , la Côte d'Ivoire ne compte que deux établissements secondaires qui enseignent de la 6ème à la 3ème: l'école primaire supérieure de Bingerville (banlieue d'Abidjan) et l'école primaire supérieure de Bobo-Dioulasso.
En 1946, le député Félix Houphouët-Boigny envoie 147 jeunes sélectionnés à travers le territoire colonial poursuivre leurs études en France [2] ,[3] . Parmi ces jeunes se trouve Abdoulaye Sawadogo, né le à Kayes, de l'école primaire et supérieure de Bobo-Dioulasso.
Il est sélectionné pour poursuivre ses études en France. Abdoulaye Sawadogo obtient son diplôme d'ingénieur à l'école nationale française d'agriculture de Montpellier après une décennie passée en France[1] .
Abdoulaye Sawadogo est docteur d’État en géographie, sa thèse de doctorat ayant été soutenue en 1975 (pendant qu’il était en fonction en tant que ministre de l’Agriculture), sous la direction du géographe français Paul Pélissier. Cette thèse, qui avait pour thème « Le développement de l’agriculture ivoirienne : étude géographique », a servi de base à son ouvrage publié en 1977 aux Presses Universitaires de France, intitulé L’Agriculture en Côte d’Ivoire.
Carrière politique
[modifier | modifier le code ]Après avoir adhéré au PDCI RDA, il occupe successivement les postes d'inspecteur à la Caisse Nationale du Crédit Agricole (CNCA), conseiller technique et directeur de cabinet du ministre de l'agriculture.
Le , il est nommé ministre de l'Agriculture de Côte d'Ivoire. A partir de 1970, il prend comme directeur de cabinet Lambert Kouassi Konan [4] .
Pendant son mandat, l'agriculture de la Côte d'Ivoire connaît un développement économique, qui est parfois appelé "le miracle économique ivoirien". La politique du pays est de produire tout le riz nécessaire à sa consommation et d'en exporter le reste aux pays voisins. Le prix du riz acheté au planteur est fixé à un niveau sans rapport avec le prix du riz vendu aux consommateurs, permettant à la Côte d'Ivoire de devenir exportateur de riz.
Le , son service public au ministère de l’Agriculture prend fin suite à un vaste remaniement ministériel décidé par le Président Félix Houphouët-Boigny, dans lequel plusieurs autres ministres ont également été remplacés. Sa contribution à l’agriculture de la Côte d’Ivoire a été officiellement reconnue par le Président Félix Houphouët-Boigny et d'autres chefs d’État ivoiriens qui lui ont succédé. Dans son livre "L'Agriculture en Côte d'Ivoire" (1977) on peut lire : "l'économie ivoirienne connaît depuis l'indépendance une croissance à la japonaise, dont l'agriculture est le moteur principal". Son successeur au ministère de l’Agriculture est Denis Bra Kanon.
Il est en effet l’auteur de plusieurs ouvrages, dont L’Agriculture en Côte d’Ivoire (1977), une synthèse géographique et politique du développement agricole ivoirien dans laquelle il analyse les choix structurels, les innovations techniques et les politiques publiques qui ont permis à la Côte d’Ivoire d’atteindre l’autosuffisance alimentaire en 1975, et Un Plan Marshall pour l’Afrique ? (1987), où il propose une vision pour le développement du continent africain, inspirée du modèle du Plan Marshall mis en œuvre en Europe après la Seconde Guerre mondiale.
Activités après sa carrière politique
[modifier | modifier le code ]Après son mandat ministériel, Abdoulaye Sawadogo se tourne vers des activités professionnelles internationales et des activités entrepreneuriales en Côte d'Ivoire.
Il a exercé, de [l] à [l][Quand?] , à la Banco de Brasil, en qualité de consultant et d’expert technique dans un programme de coopération Sud-Sud, entre autres dans le domaine du crédit rural, du transfert de savoir-faire entre l’Amérique latine et l’Afrique et du financement agricole ;
Il a ensuite travaillé dans l’enseignement supérieur, de [l] à [l][Quand?] , à l’Université Nationale de Côte d’Ivoire, dont il a dirigé l’Institut de Géographie Tropicale, contribuant à la recherche et à la formation dans les domaines liés à l’agriculture, à l’environnement et à l’aménagement du territoire, le nom donné aux régions et/ou départements suivants ressortant au demeurant des résultats des travaux de recherches des étudiants (le ministre Amadou Koné et les Professeurs Alla Dellah et Kassi Pascal Tano pour exemple)
Par ailleurs, durant ses années de Présidence de la BAD, Babacar Ndiaye l’appela à être membre du Comité des Sages de la Banque africaine de développement (BAD), un organe consultatif composé de personnalités africaines, chargé de conseiller la présidence de la banque sur des questions stratégiques, éthiques et politiques.
Enfin, en 1994, sous le mandat de Monsieur Jacques Diouf, il a rejoint la FAO en qualité d’Assistant Directeur Général.
Publications
[modifier | modifier le code ]- L'Agriculture en Côte d'Ivoire, Paris, Presses universitaires de France, , 367p.[5] .
- Un Plan Marshall pour l'Afrique?, Paris, l'Harmattan, coll.«Points de vue», , 119p. (ISBN 2-85802-816-8)[6] .
Notes et références
[modifier | modifier le code ]Notes
[modifier | modifier le code ]- ↑ La Côte d'Ivoire et le Burkina Faso forment à cette époque un seul territoire
Références
[modifier | modifier le code ]- 1 2 Pierre Barral, « Abdoulaye Sawadogo, L'agriculture en Côte-d Ivoire. », Études rurales, vol. 83, no 1, , p. 152–154 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Abidjan.net, « Les 147 premiers boursiers ivoiriens envoyés en France éditent un ouvrage » [画像:Accès libre], sur abidjan.net, (consulté le )
- ↑ « Souvenir : Le destin incroyable d'Abdoulaye Sawadogo, ex-ministre ivoirien d'origine Burkibabè - Opera News », sur archive.org.
- ↑ Jennifer A. Widner & Atta Brou Noël, IMPROVING THE EFFECTIVENESS OF AGRICULTURAL POLICY REFORM IN AFRICA : THE POLITICS OF AGRICULTURAL POLICY REFORM IN COTE d'IVOIRE, US Aid, (lire en ligne)
- ↑ Pierre Barral, « Abdoulaye Sawadogo, "L'agriculture en Côte-d Ivoire" [compte-rendu] », Études rurales -numro= 83, , p. 152-154 (lire en ligne [画像:Accès libre]).
- ↑ Stéphane Dupont, « Abdoulaye Sawadogo. Un plan Marshall pour l'Afrique ? », Politique étrangère, vol. 53, no 2, , p. 498-499 (lire en ligne [画像:Accès libre]).
Bibliographie
[modifier | modifier le code ]- Laurent Gbagbo, "Le riz : mythe ou réalité ?", Notre Librairie, vol. 92, no. 2, 1988, pp. 14-18
- Pierre Leloup, "La France et les élites de l'AOF : le recrutement des cadres coloniaux (1900-1945)", Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, vol. 105, no. 4, 1998, pp. 23-42
- "Abdoulaye Sawadogo: Un jeune Burkinabé ministre en Côte d'Ivoire en 1966", LeFaso.net, ,