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Abbatiale de l'Assomption de Belleville

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Abbatiale de l'Assomption de Belleville
L'église en 2017, après rénovation de sa façade.
Présentation
Type
Diocèse
Paroisse
Paroisse Saint-Augustin-en-Beaujolais (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
fin XIIesiècle
Religion
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Localisation
Pays
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte du Rhône
Localisation sur la carte de France

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L'abbatiale de l'Assomption de Belleville est une église catholique située à Belleville-en-Beaujolais, en France [1] . Elle est l'ancienne nécropole des sires de Beaujeu.

Localisation

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L'abbatiale est située dans le département français du Rhône, sur la commune de Belleville-en-Beaujolais, anciennement Belleville-sur-Saône.

L'abbatiale Notre-Dame de Belleville est l'église principale de la paroisse Saint-Augustin en Beaujolais qui regroupe les communes de Belleville, Saint-Georges-de-Reneins, Saint-Jean-d'Ardières, Taponas et Dracé.

Historique

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Une photo du début du XXe siècle

Édifiée sur l’ancienne seigneurie de Beaujeu, située dans l’actuel département du Rhône, l’abbatiale Notre-Dame de Belleville-en-Beaujolais est un témoin majeur de l’art roman dans la région, de par son architecture et ses dimensions.

Sa construction débute après qu’Humbert III (1130-1187), sire de Beaujeu et seigneur du Beaujolais, est rappelé de Terre Sainte par son épouse Alix de Savoie et l’abbé de Cluny, Pierre le Vénérable, afin de défendre ses terres convoitées par les seigneuries voisines[2] . À Belleville, Humbert III commence par fonder une commanderie de Templiers avant de faire ériger un prieuré de l’ordre de Saint-Augustin en 1158[3] . Ce prieuré est élevé au rang d’abbaye en 1164. Le chantier dure onze ans et s’étale de 1168, date de la pose de la première pierre, à 1179, année de la consécration de l’église à la Vierge Marie[3] .

L'église abritait par ailleurs la nécropole des sires de Beaujeu et comprenait une quinzaine de tombeaux[4] .

Au XVe siècle, Éléonore de Beaufort-Turenne († 1420), épouse du dernier seigneur de Beaujeu, Edouard II, est à l’origine des remaniements gothiques de l’église, notamment de la reconstruction du chœur et de la surélévation de la nef dans un style ogival[5] . Ces changements contrastent avec le style roman de l’église initiale. Les sixième, septième et huitième travées sont reprises et ornées de trois clés de voûtes armoriées aux armes des seigneurs de Beaujeu, d'Éléonore de Beaufort-Turenne et d’un unicum Bourbon-Beaujeu[6] .

À la suite des Guerres de Religion puis de la Révolution française, l’abbaye est grandement endommagée et les tombeaux et le cloître sont détruits. Aujourd’hui, il ne subsiste plus que l’église abbatiale.

Au XIXe siècle, l’église subit une campagne de restauration. Tony Desjardins, architecte du diocèse, réalise les peintures murales intérieures dans « l’esprit du Moyen-Âge » et la voûte de la nef et ses clés de voûtes sont repeintes.

En 2004, le chœur est réaménagé et différents éléments de mobilier (colonne eucharistique, croix, autel) sont créés par l'artiste Goudji, qui a su allier la pierre et le métal. Dans le même temps, l'ébéniste Jacques Brac de La Perrière a doté l'église de stalles.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1862[1] et a obtenu en 2023 le label de site clunisien [7] .

Description

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Vue générale de la nef de l'église depuis l'entrée
Vue intérieure de l'église depuis l'entrée

Les dimensions de l'édifice sont remarquables : 63 m de long et 28 m de large au niveau du transept. Son architecture extérieure présente une très grande homogénéité de style roman. Le chœur roman de l'abbatiale, orné de six pilastres, a été surélevé au XIVe siècle en style ogival. Il conserve une frise provenant des tombeaux des sires de Beaujeu. Subsistent à l'intérieur du bâtiment des peintures aux styles et couleurs médiévaux (plafonds, murs, colonnes) datant de la dernière grande restauration du XIXe siècle.

L'abbatiale est ouverte toute l'année, tous les jours, de 9 heures à 18 heures (sauf pendant les offices religieux).

Références

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  1. 1 2 Notice no PA00117720, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture .
  2. « Notre Dame de Belleville », sur Paroisse Saint Augustin en Beaujolais (consulté le )
  3. 1 2 André Augendre, « La Charte de Belleville de 1233, 780ème anniversaire. », Académie de Villefranche et du Beaujolais, no 37, , p. 83-84 (lire en ligne [PDF])
  4. Victor Chambeyron, Premier essai sur Belleville ou recherches archéologiques et historiques au sujet de l'Eglise Notre-Dame de Belleville-sur-Saône, Paris, V. Didron, , 203 p. (lire en ligne), p. 97-99
  5. Louis Laval, « Eléonore de Beaufort-Turenne, dernière dame de Beaujeu », Académie de Villefranche et du Beaujolais, , p. 78 (lire en ligne [PDF])
  6. Francis Mandy, Belleville en Beaujollois : À la recherche d'un décor perdu et d'une histoire oubliée, Lyon, Editions de la Tour Giles, , 645 p. (ISBN 978-2-307-49070-8, lire en ligne), p. 23
  7. « Abbatiale Notre-Dame », sur Hôtel Dieu - Musée Belleville-en-Beaujolais (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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