2e régiment d'infanterie de la Garde républicaine
| 2e régiment d'infanterie de la Garde républicaine | |
| Pays | Drapeau de la France France |
|---|---|
| Allégeance | République française |
| Branche | Gendarmerie nationale |
| Type | Garde républicaine |
| Rôle | Sécurité des institutions parlementaires et gouvernementales Honneurs militaires Appui opérationnel |
| Effectif | Environ 1 300 personnels |
| Fait partie de | Garde républicaine |
| Garnison | Caserne Kellermann (Paris, 13e arrondissement) |
| Devise | «Second de personne» |
| Équipement | FAMAS, HK G36, armement collectif et d'intervention |
| Batailles | Dantzig (1807) Friedland (1807) Alcolea (1808) Burgos (1812) Indochine (1945-1954) |
| Commandant | Colonel David Neto |
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Le 2e régiment d'infanterie de la Garde républicaine (2e RI) est une unité de la Gendarmerie nationale française, appartenant au corps de la Garde républicaine.
Basé à la caserne Kellermann dans le 13e arrondissement de Paris, ce régiment est principalement chargé de la protection des institutions parlementaires et de la résidence du Premier ministre. Il est notamment la seule force armée habilitée à pénétrer dans les enceintes du Parlement [1] .
Historique
[modifier | modifier le code ]L'unité sous sa forme actuelle a été créée en 1978, date à laquelle la Garde républicaine a été réorganisée en deux régiments d'infanterie et un régiment de cavalerie.
Le , le 2e régiment d'infanterie reçoit officiellement son drapeau des mains du président de la République Valéry Giscard d'Estaing. Cet emblème porte, brodées en lettres d'or, les inscriptions rappelant les batailles où la Garde s'est particulièrement illustrée au cours de son histoire : Dantzig (1807), Friedland (1807), Alcolea (1808), Burgos (1812) et la campagne d'Indochine (1945-1954)[2] .
Sa devise officielle est : « Second de personne »
Missions
[modifier | modifier le code ]Contrairement au 1er régiment d'infanterie qui se consacre majoritairement à la présidence de la République (Palais de l'Élysée), le 2e régiment est tourné vers le pouvoir législatif et le gouvernement.
Sécurité des institutions
[modifier | modifier le code ]La mission principale du 2e RI est d'assurer la sécurité et la protection permanente des grandes institutions de l'État :
- L'Assemblée nationale (Palais Bourbon).
- Le Sénat (Palais du Luxembourg).
- L'Hôtel de Matignon (résidence du Premier ministre).
- Le Conseil constitutionnel.
- Plusieurs ministères régaliens, dont le Quai d'Orsay, le ministère de l'Intérieur (Hôtel Beauvau) et le ministère des Armées (Hôtel de Brienne)[3] .
Dans le cadre de l'équilibre des pouvoirs, le régiment garantit aux représentants du peuple en session le même niveau de protection qu'au chef de l'État.
Honneurs militaires
[modifier | modifier le code ]Le régiment rend régulièrement les honneurs militaires aux présidents des deux assemblées parlementaires (notamment à l'ouverture de chaque séance), au Premier ministre, ainsi qu'aux dignitaires étrangers en visite officielle en France.
Appui opérationnel
[modifier | modifier le code ]Les unités spécialisées du 2e régiment (pelotons d'intervention, équipes cynophiles, pilotes de drones) ne se cantonnent pas au protocole ou à la garde statique. Elles interviennent régulièrement au profit de la gendarmerie départementale lors d'opérations judiciaires ou en renfort de la Préfecture de police de Paris pour la sécurisation de grands événements, les missions de maintien de l'ordre ou la lutte contre le terrorisme[1] .
Organisation
[modifier | modifier le code ]Fort d'environ 1 300 militaires et civils, le régiment est composé d'un état-major et de plusieurs unités réparties selon leurs attributions[4] :
Les compagnies de sécurité
[modifier | modifier le code ]- Les Compagnies de Sécurité et d'Honneur (CSH) : le régiment en compte de cinq à six selon les restructurations. Elles assurent les relèves des gardes et les honneurs. Chaque compagnie comprend plusieurs sections classiques et des pelotons d'intervention (PI).
- La Compagnie de Sécurité de l'Hôtel de Matignon (CSHM) : unité destinée exclusivement à la sécurité du Premier ministre et de ses services.
- Les Compagnies de Sécurité des Palais Nationaux (CSPN) : elles déploient des effectifs permanents au sein du Parlement.
Les unités spécialisées
[modifier | modifier le code ]Pour répondre aux menaces contemporaines (notamment le risque terroriste), le régiment a développé une forte composante d'intervention tactique :
- Les Pelotons d'Intervention (PI) : au nombre de sept, répartis dans les compagnies, ils constituent une force de frappe et d'interpellation d'urgence.
- Les équipes cynotechniques : spécialisées dans la recherche d'explosifs (SAMEX) ou la neutralisation.
- La Section Protection Appui Drones (SPAD) : destinée à la lutte anti-drones et à la surveillance aérienne rapprochée.
- Les tireurs d'élite.
Les réserves
[modifier | modifier le code ]Le dispositif permanent est appuyé par :
- Deux compagnies de réserve (CRR).
- Un peloton de gendarmes adjoints volontaires (PGAV).
Casernement et traditions
[modifier | modifier le code ]L'état-major et le gros des troupes du régiment sont stationnés à la caserne Kellermann, située boulevard Kellermann dans le 13earrondissement de Paris. Certains détachements peuvent être logés dans d'autres emprises parisiennes (comme la caserne de Babylone) en fonction de leurs affectations.
Dans le domaine du rayonnement et des traditions, le régiment est le parrain officiel du fleurettiste français et champion olympique Maxime Pauty, illustrant les liens entre la Garde républicaine et le sport de haut niveau[5] .
Voir aussi
[modifier | modifier le code ]Articles connexes
[modifier | modifier le code ]Bibliographie
[modifier | modifier le code ]- Patrick Boissier, La Garde républicaine: dans les coulisses de l'excellence, Glénat, (ISBN 978-2344049839)
- Jean-Pierre Bernier, La Garde républicaine: grandeur et renommée, Éditions Hervas, (ISBN 978-2903118495)
Liens externes
[modifier | modifier le code ]Notes et références
[modifier | modifier le code ]- 1 2 « [14 juillet 2025] 2e régiment d'infanterie de la Garde républicaine », sur Ministère des Armées et des Anciens combattants (consulté le ).
- ↑ « Défilé des troupes à pied : Régiments d'Infanterie de la garde républicaine (14 juillet 2024) », sur Ministère des Armées (consulté le ).
- ↑ « La Garde républicaine », sur Gendarmerie nationale (consulté le ).
- ↑ « La Garde républicaine - Prépa », sur G comme Gendarme (consulté le ).
- ↑ « Maxime Pauty renouvelle son parrainage avec le 2e Régiment d'infanterie de la Garde républicaine », sur Gendinfo - Ministère de l'Intérieur, (consulté le ).