Église des Jésuites de Molsheim
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| Photographie couleur d'une église de grandes dimensions vue du côté latéral droit Vue général de l'église vue du sud, depuis le parc des Jésuites. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom local | Église Saint-Georges et de la Sainte-Trinité |
| Culte | catholique |
| Rattachement | Archidiocèse de Strasbourg |
| Début de la construction | 1615 |
| Fin des travaux | 1617 |
| Architecte | Christoph Wamser |
| Style dominant | gothique |
| Protection | [画像:Logo monument historique]Classée MH (1939, église)[1] |
| Site web | https://sites.google.com/view/ktoparoissemolsheim/home/visitez/%C3%A9glise-paroissiale |
| Géographie | |
| Pays | Drapeau de la France France |
| Région | Alsace |
| Département | Bas-Rhin |
| Commune | Molsheim |
| Coordonnées | 48° 32′ 25′′ nord, 7° 29′ 45′′ est [2] |
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L’église des Jésuites de Molsheim est un édifice religieux catholique sis à Molsheim en Alsace (France). Elle est l'église de la paroisse Saint-Georges de Molsheim, sous le nom d'église de la Très-Saint-Trinité. De style gothique sa construction fut décidée le par l'Archiduc Léopold d'Autriche, évêque de Strasbourg et la première pierre posée en février 1615 en présence de l'archiduc Charles d'Autriche. Consacrée le par l'évêque de Bâle, Guillaume Rinck de Baldenstein. Le coût total de la construction s'éleva à 140 000 florins et la chronique rapporte que l'archiduc Léopold régla la dernière dette de 20 000 florins pour accélérer l'achèvement des travaux. L’église fut plusieurs fois remaniée adoptant des aspects des styles architecturaux successifs. Son style gothique y est allié à l'architecture moderne. Elle est classée au registre des monuments historiques de France depuis 1939.
L’Église était au départ affectée au service pastoral et spirituel des élèves du collège des Jésuites y attenant, ou, à l’occasion, pour des cérémonies religieuses attirant les dignitaires de la ville. Le collège jésuite fut fondé par un décret signé en 1580 par l’évêque Jean de Manderscheid-Blankenheim qui céda gratuitement aux Jésuites les locaux et dépendances de l'ancien hôpital. Le collège se développa rapidement et fut agrandi en 1608 sous l'impulsion de l'archiduc Léopold. Le rayonnement des Jésuites prit une telle ampleur que la chapelle du vieil hôpital fut considérée comme inadaptée et Léopold décida la construction d'une nouvelle église en 1615.
Après la suppression de la Compagnie de Jésus (1773) l’église devint église paroissiale (1791) sous l'appellation "église Saint-Georges", remplaçant l’ancienne qui fut détruite.
Après la cathédrale de Strasbourg, elle passe pour être la plus vaste église du Bas-Rhin en termes de volume. Elle comprend un autel datant de 1865, deux chapelles internes, et un orgue Silbermann construit en 1781.
Localisation et dédicace
[modifier | modifier le code ]L'église est située à Molsheim, mais pas au centre même de la vieille ville.
Histoire
[modifier | modifier le code ]Construction
[modifier | modifier le code ]La construction de l'église des Jésuites est très rapide, en seulement deux années de 1615 à 1617. La maîtrise d’œuvre fut confiée à Christoph Wamser, originaire de Aschaffenbourg (Franconie). La direction des travaux fut assurée par le jésuite Jean Isfording, recteur du collège de Molsheim[3] . Wamser est également le maître d'œuvre de l'église de l'Assomption de Cologne, de peu postérieure à l'église de Molsheim, et pour laquelle il s'inspire de son œuvre alsacienne[4] .
La sacristie, placée dans l'axe du monument et derrière le chœur, ne fait pas partie du programme initial de travaux ; mais, dès 1618, elle est ajoutée à l’édifice[5] . La même année, l'église est solennellement consacrée par l'évêque de Bâle Joseph Guillaume Rinck de Baldenstein [6] . Le sculpteur Johann Lang, travaillant fréquemment avec l'architecte, ainsi que les stucateurs Jean Kuhn et peut-être Michael Castello travaillent cette même année 1618 sur le décor des chapelles latérales[7] .
Travaux menés sur l'édifice
[modifier | modifier le code ]Outre les interventions pratiquées sur l'orgue, une restauration de l'église des Jésuites est menée en 1989[6] .
Architecture
[modifier | modifier le code ]Hors-tout, l'église mesure 72 mètres de longueur, et 34 mètres de largeur au transept. La nef est large de 11,6 mètres et les deux bas-côtés de quatre mètres chacun[8] .
Extérieur de l’édifice
[modifier | modifier le code ]Façades
[modifier | modifier le code ]L'insertion urbaine de l'église, et en particulier la mitoyenneté du collège jésuite, ne permettaient pas à l'architecte de créer une façade occidentale majestueuse. Aussi le travail de ce dernier se porte-t-il plutôt sur les façades septentrionale et méridionale. La mise en valeur des contreforts et surtout des pignons chantourné du transept sont les principales composantes de cet enrichissement architectural. La conception d'une toiture d'un seul tenant courant d'un bout à l'autre de l'édifice participe aussi de cette monumentalité recherchée[9] .
L'église paroissiale a conservé huit portes d'origine à un ou deux vantaux. Ces portes sont de type Renaissance et sont garnies de ferrures de grande taille. Elles permettent d'accéder à l'extérieur de l'église, à la sacristie, à la tour Saint-Michel ou aux tourelles d'escalier menant aux tribunes[10] . On accède au sommet de la tour (45 m) par un escalier en colimaçon de 159 marches.
Clochers
[modifier | modifier le code ]L'église est pourvue de deux clochers, l'un d'eux sonne les heures et les quarts d'heure, l'autre sonne pour les messes et autres offices religieux. Le plus grand est le clocher Saint-Michel.
Façade côté nord.
Intérieur de l'édifice
[modifier | modifier le code ]La nef centrale comporte neuf travées dont les sept premières s'ouvrent sur les collatéraux, qui sont intégralement surmontés de tribunes[11] . Lors de la construction, la tribune de Molsheim était la seule de cette importance en Alsace ; les tribunes permettaient aux élèves des collèges jésuites d'assister aux offices sans se mêler aux autres fidèles[8] . La lumière extérieure est principalement fournie en second jour, par le biais des verrières qui éclairent la tribune[12] .
Le transept est beaucoup moins important intérieurement que ce que le massif extérieur laisse supposer. En effet, une partie de ce massif extérieur est ménagée pour permettre l'accès à l'édifice. Les chapelles restantes de part et d'autre du vaisseau principal sont très autonomes par rapport au reste de l'édifice, et bénéficient en outre d'un traitement décoratif assez différent[12] .
Le chœur est surélevé de quatre marches et est séparé de la nef par un arc ogival diaphragme, qui descend de la voûte au sol sans interruption[12] .
L'impression de sobriété est caractéristique du gothique finissant. À l'origine, les voûtes de la nef étaient décorées d'étoiles sur fond bleu au milieu desquels voltigeaient des anges portant des fleurs. Il ne reste plus que quelques fragments des fresques d'origine. Les statues qui ornaient les niches le long des galeries ont disparu pendant la Révolution.
Dans l'entrée nord est dressée une croix de pierre qui est présumée avoir été sculptée par Conrad Seyfert vers 1480 pour les chartreux de Koenigshoffen. Elle a été transférée à Molsheim en 1598 et placée à son emplacement actuel en 1970. Elle passe pour l'une des plus belles de la fin du Moyen Âge en Alsace.
Le sanctuaire
[modifier | modifier le code ]Il est particulièrement vaste (19,50 ×ばつ 11 m), surélevé de quatre marches et séparé de la nef centrale par un arc majestueux supporté par quatre lions. Le vitrail du milieu représente sainte Odile, sainte patronne de l'Alsace, et trois autres saints. L'autel primitif en pierre a été remplacé vers 1865 par un maître-autel néogothique. Dans sa partie supérieure, on voit saint Georges terrassant le dragon. De part et d'autre du tabernacle se trouvent saint Materne, saint Sébastien, saint Roch et saint Arbogast, premier évêque de Strasbourg. Si les autres vitraux de l'église sont transparents selon l'idée jésuite que la lumière rayonnait la clarté de la parole divine, ceux du sanctuaire datant d'environ 1860 sont richement décorés et colorés.
Porte d'entrée de 1618.